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Déshydratation
La Coopédom a de l’énergie

Lors de son assemblée générale du 8 mars, la Coopédom a fait le point sur ses activités de l’année. Pour limiter le coût de la déshydratation pour les éleveurs, la coopérative explore toutes les pistes pour réduire sa facture énergétique.

Les responsables de la Coopédom misent sur la miscanthus pour réduire la facture énergétique.
Les responsables de la Coopédom misent sur la miscanthus pour réduire la facture énergétique.
© TERRA

Grosse consommatrice d’énergie, la Coopédom a toujours cherché à optimiser ses process pour réduire sa facture énergétique et donc le coût de la déshydratation pour ses adhérents. Après un allongement de la campagne grâce à de nouveaux fourrages, c’est à la chasse au gaspi et au changement de source d’énergie que réfléchit la Coopédom. Pour trouver une source d’énergie moins chère et plus respectueuse de l’environnement, la coopérative a exploré plusieurs pistes et présenté de premiers résultats, lors de l’assemblée générale du 8 mars. "C’est le miscanthus qui semble le plus prometteur", explique Joseph Lebrun, président de Coopédom. Cette graminée, aussi appelée herbe à éléphant, est pérenne pendant 15 ans et fournit, chaque année, de 15 à 20 tonne de biomasse, sans besoin de fumure. Un hectare produit de quoi remplacer 7 500 litres de fioul. Cette plante peut être implantée sur une jachère énergétique. La Coopédom pourra en faire des granulés à vendre aux collectivités ou à des particuliers. L’investissement dans les cultures énergétiques est d’autant plus pressant que dès cette année, une nouvelle taxe pourrait peser sur le charbon. La coopérative a décidé que, dès cette année, 55 ha de miscanthus seraient semés pour arriver à 400 ha dans 3 ans.

2e meilleur tonnage
Le travail se poursuit également sur l’optimisation des outils, afin de les faire tourner le plus longtemps possible. Le début de la campagne 2006 a été marqué par le manque d’eau au printemps et une certaine crainte sur les rendements. Le retour de la pluie en arrière-saison a permis de rattraper les tonnages. Au final, la Coopédom a déshydraté 37 000 tonnes de fourrages, son 2e plus gros tonnage : 12 000 tonnes de maïs et 25 000 tonnes de fourrages riches en protéines. La luzerne a connu une augmentation de 12,1%, soit 90 ha de plus entre 2005 et 2006. Malgré les difficultés climatiques, le rendement a été correct à 11 tonnes et la teneur en protéines s’est encore améliorée à 19,85% de MAT. Bien implantée, dans un sol qui lui convient, la luzerne peut produire pendant 4 à 5 ans.
Au niveau technique, l’année aura été intense avec la mise en place d’une 2e ligne de pressage en balle. Cette année, un empileur de balles viendra compléter l’atelier. Pour faciliter le travail des éleveurs et limiter les nuisances, le retour des balles est désormais fait par un prestataire.


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