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Les opportunités sylvicoles du plan "Breizh forêt bois"

À partir des années 60, la Bretagne a bénéficié d’une opération "plantations", essentiellement résineuses, s’appuyant sur les aides du fonds forestiers national (FFN). C’est ainsi que s’est développée une filière de bois d’œuvre (15 000 emplois) à partir des résineux du FFN (90 % des sciages bretons).

Depuis 20 ans la ressource est activement exploitée, mais s’est mal reconstituée ; c’est une des motivations du plan régional "Breizh forêt bois" : regonfler la ressource nécessaire à l’approvisionnent de l’outil industriel qui s’est calibré sur la ressource existante et potentielle.

L’approvisionnement de cette filière industrielle repose sur 15 à 16 % du massif boisé breton. Depuis 20 ans la ressource est activement exploitée, mais s’est mal reconstituée ; c’est une des motivations du plan régional "Breizh forêt bois" : regonfler la ressource nécessaire à l’approvisionnent de l’outil industriel qui s’est calibré sur la ressource existante et potentielle.
Le plan Breizh forêt est généreux : il finance à 80 % les nouvelles plantations.
Qu’iI s’agisse de faire évoluer ses productions, ses méthodes de production, ses méthodes de commercialisation, la recherche de ressources complémentaires, est incessante, pour une agriculture bretonne en phase de diversification. Parmi ces pistes, la production d’énergie (méthanisation, solaire) mais aussi la production de services environnementaux tarifés (PSE).
Par contre, il reste une opportunité dont on parle moins : la production de bois d’œuvre résineux s’appuyant sur le plan "Breizh forêt bois". Il peut viser essentiellement le foncier non utilisé par la production agricole (délaissés divers et variés) et s’adresse aux agriculteurs s'inscrivant dans ce cas de figure.
Seule contrainte, postuler pour au moins 3 ha en une ou plusieurs parcelles.

 

Un investissement à coût "nul"

L’opération (étude du dossier + plantation) est subventionnée à hauteur de 80 %. Le reste à charge (2 000 euros/ha) est couvert par les revenus de la première éclaircie à 15 ans. Ce qui nous fait dire qu’il s’agit d’un investissement à coût "nul". La coupe définitive s’effectue à 35 ans. Le bois se vend au m3. La performance moyenne d’une plantation se situe entre 400 et 550 m3/ha. Le prix moyen du m3 (moyenne des quatre dernières années) se situe entre 45 et 50 euros/m3 . Un rapport à l’ha/an significatif : entre 450 et 700 euros l’ha soit donc un rendement financier conséquent.
Ce capital est différé puisque on ne le réalise que lors de la récolte. C’est le même cas de figure des investissements courants que réalise une exploitation agricole lorsqu’elle procède à des investissements dont elle espère qu’il en sera tenu compte lors de sa transmission.

L’opération (étude du dossier + plantation) est subventionnée à hauteur de 80 %.

Un capital utile

Ce capital est visible à partir de 15 ans et au fur et à mesure de son développement (pousse des arbres), il prend corps physiquement et financièrement.
Il peut servir de caution lors d’investissement, il peut être un facteur décisif de valorisation d’une exploitation lors d’une transmission. Il peut, lorsque le timing "exploitation des bois - départ à la retraite" coïncide, constituer un capital non négligeable lors du changement de statut "actif-retraité".
Le projet d’aide à la plantation forestière est exceptionnel, par son ambition et sa générosité. Il faut s’en saisir. Il est limité dans le temps.

Contact : Centre régional de la propriété forestière (CRPF) 101A avenue Henri Fréville 35000 Rennes. Tél : 02.99.30.00.30.

 

Une efficacité redoutable

La forêt peut être une solution, parce que sur le sujet du stockage du carbone, elle est d'une efficaticité redoutable (10 tonnes eq carbone/ha an - sur 3 ha = 10 km de haies carbocage, sans necessité d'entretien avec au bout une récolte entre 12 000 et 16 000 euros /ha Soit entre 500 et 700 euros l'ha/an.

 

La nouvelle ère du bois

Considéré il y a peu comme un matériau du passé, le bois, "à la faveur" de la crise climatique revient au premier plan. En fait, si on cherche des substituts aux matériaux utilisant les "fossiles" (béton, plastiques alu, etc), il n’y a pas grand-chose en magasin.

Les 3 S :
séquestration / stockage /  substitutions

Le bois remplit trois fonctions :
1/ La séquestration : la  forêt agit comme une pompe  à carbone.
2/ Le stockage : le carbone est stocké  dans les produits bois
3/ Les substitutions :
- La substitution "énergie" : Le bois énergie  présente un bilan carbone quasiment neutre (90%), à  condition de réamorcer la pompe à C02 atmosphérique c’est-à-dire reconstituer la ressource.
- La substitution matériau. La substitution matériaux consiste en l’utilisation des  biomatériaux qu’ils soient traditionnels (bois massif) néo matériaux (bois techniques, (composites etc.)  à la place des matériaux traditionnels dont la fabrication exige des "fossiles".

L’économie circulaire
Le recyclage permet  "l’effet-cascade" en multipliant les substitutions. Une charpente que l’on recycle en trituration, qui donne des panneaux eux-mêmes recyclés en fin de vie en bois énergie, offre un parcours C02 exemplaire,  si on considère que pendant ce laps de temps  la ressource  se reconstitue.
C’est le concept de l’économie circulaire : économiser les ressources naturelles (sable + "fossile" dont les  stocks sont non extensibles grâce, à l’utilisation des "renouvelables recyclables".

Conclusion : renouvelable, durable, bilan carbone, économie circulaire : le bois coche toutes les cases de la problématique climatique.

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