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Les Français et le jardin potager, une histoire de goût !

Le Covid a remis le potager sur le devant de la scène, les confinements successifs laissant aux Français plus de temps pour s’en occuper et l’envie de produire eux-mêmes une partie de leur nourriture. Pour en savoir plus sur cette pratique, Semae, l’interprofession des semences et plants, a mené l’enquête.

Le choix des variétés, lui, se fait d’abord en fonction du goût, pour 82 % des jardiniers.

"98 % des jardiniers cultivent un potager pour manger des légumes qui ont du goût". Du 18 au 25 mai dernier, à la demande de Semae, l’interprofession des semences et plants, l’institut de sondages Kantar a mené l’enquête auprès de 1 002 personnes âgées de plus de 18 ans, habitant une maison et cultivant un jardin potager. Si leurs motivations sont multiples, ils sont également 98 % à vouloir produire des légumes frais, sains et naturels, 90 % à souhaiter garder un contact avec la nature, 84 % à désirer rester en bonne santé en pratiquant une activité de plein air, loin devant l’objectif de faire des économies, cité par 66 % des jardiniers.

 

Apprendre d'abord en famille

Mais cultiver son potager ne va pas de soi ! L’apprentissage se fait préférentiellement par transmission familiale, 68 % des jardiniers indiquant avoir été initiés par leurs parents et/ou grand-parents. Un sur deux affirme aussi avoir appris seul, en faisant ses propres expériences. Et ils ne sont qu’un sur cinq à consulter des livres de jardinage, un sur six à aller sur Internet, un sur huit à lire revues ou magazines, chacun combinant, en moyenne, 2,1 sources d’apprentissage.

La majorité des jardiniers souhaite en apprendre plus.

Une longue expérience

Si le Covid a remis la culture du potager sur le devant de la scène, un jardinier sur deux pratique depuis plus de 10 ans. Ce socle stable se combine néanmoins avec un certain renouvellement, puisqu’un jardinier sur trois indique s’y adonner depuis moins de 5 ans. Dans des jardins qui, pour 75 % d’entre eux, font moins de 500 m², le potager est en majorité de petite taille : 39 % d’entre eux font moins de 25 m², 18 % s’étendent sur plus de 100 m²,

 

Une histoire de goût

Au moment d’implanter les cultures, le choix des espèces se fait d’abord en fonction de ce qu’aime et consomme le jardinier, 81 %, mais aussi de la facilité à faire pousser et entretenir, 56 %, loin devant le prix, qui n’est cité que par 15 % d’entre eux. Le trio de tête des espèces cultivées est composé par la tomate, que l’on retrouve dans 90 % des potagers, les plantes aromatiques, 71 %, et les fraises, 68 %. Viennent ensuite les salades, 61 %, les courgettes, 60 %, les radis, 47 %, les courges et potirons, 40 %, les carottes, 30 %, les choux, 15 %. Et si 4 % des jardiniers ne cultivent qu’une seule espèce, ils sont 68 % à en avoir au moins 5, 29 % au moins 10, pour une moyenne qui se situe à 7,2.
Le choix des variétés, lui, se fait d’abord en fonction du goût, pour 82 % des jardiniers, le rendement ne préoccupant que 44 % d’entre eux, la résistance aux maladies et parasites 30 %, le faible besoin en arrosage 18 % ou la découverte de nouveautés 15 %.
Les plants sont utilisés par 95 % des jardiniers, les semences par 78 %. Dans ce cas, il s’agit pour moitié de semences conventionnelles du commerce, pour un quart de semences récoltées dans le jardin. Les semences bio et hybrides sont peu ou mal connues des jardiniers puisque 85 % d’entre eux n’utilisent pas les premières, 98 % les secondes.

 

En savoir toujours plus

Si apprendre à cultiver un jardin est jugé difficile par 31 % seulement des jardiniers, ils sont 73 % à estimer compliqué de lutter contre parasites et maladies. Et ils sont également 73 % à avoir envie d’en apprendre toujours plus, en privilégiant tutos ou vidéos de professionnels sur Internet, avant des rencontres au niveau local, des associations, des ateliers…
"Cette étude est un outil important pour la filière des plants et semences, indique Eugenia Rigaud, directrice générale de Vilmorin jardin. Elle nous apprend qu’il nous faut être plus pédagogue. La majorité des jardiniers souhaite en apprendre plus. À nous de faire en sorte que jardiner soit plus facile". Et l’enjeu est de taille pour la filière, car le potager est une pratique qui a le vent en poupe. Si 8 jardiniers sur 10 pensent demain cultiver une surface identique, ils sont 17 % à vouloir agrandir leur potager, contre 4 % seulement à vouloir le réduire. "Le potager est appelé à perdurer, pas uniquement pour permettre au jardinier de manger sain mais aussi pour transmettre un savoir, vivre des moments de partage, se détendre".

 

Pratique : Retrouvez tous les résultats de cette étude sur semae.fr

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