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Volaille de chair : rachat de Ronsard par LDC

L'Autorité de la concurrence a annoncé, dans un communiqué le 14 avril, avoir donné son feu vert, mais sous conditions, au rachat par le volailler LDC du groupe Ronsard. Ce groupe ex-filiale de Triskalia et propriété de la coop bretonne Eureden, spécialiste de l’abattage et de la transformation, avait sous son giron 700 éleveurs coopérateurs.

LDC vient de prendre le contrôle de Ronsard, l’Autorité de la concurrence a donné son feu vert à ce rachat.

Le groupe Ronsard, numéro quatre du marché français dans l'abattage et la transformation de volailles, est implanté sur sept sites en France, compte 775 salariés et affichait un chiffre d'affaires de 160 millions d'euros en 2019. Celui qui en devient l’officiel propriétaire, le numéro un de la volaille en France, LDC (22 500 salariés et 7 300 éleveurs), a réalisé un chiffre d'affaires 2019-2020 de 4,4 milliards d'euros. Pointés par l'autorité de la concurrence "des problèmes de concurrence dans l'Ain et dans le Morbihan" amèneront LDC à se séparer de quatre outils pour ne pas être en situation de position dominante. Pour trois dans la Bresse, le groupe LDC "s'est engagé à céder les usines du groupe Ronsard situés dans l'Ain, supprimant ainsi tout chevauchement d'activité dans ce département", a indiqué l'Autorité. Dans le Morbihan, le groupe LDC (siège social à Sablé sur Sarthe) a concédé "ne pas acquérir ni reprendre ultérieurement le contrôle d'un abattoir de Ronsard". Ainsi, Le groupe Eureden demeurera propriétaire de l’abattoir CADF situé au Faouet, spécialisé en dinde, "supprimant ainsi tout risque de dégradation de l'accès à cet abattoir", a insisté l’Autorité dans son communiqué.

 

Nouvel abattoir

LDC poursuit donc sa stratégie de renforcement de la filière avicole et de reconquête du marché français de la volaille. Une stratégie qui s’appuie sur la Bretagne. Ainsi, l’actuel abattoir de Bignan qui affichait l’abattage de 6 000 poulets par heure et 1 500 dindes, issus respectivement à 65 et 70 % d’élevages morbihannais, serait modernisé et dévolu à la fabrication de produits élaborés pour l’agroalimentaire et la restauration hors foyer (qui puise dans l’importation 80 % des poulets consommés sur le territoire). Quant à l’activité d’abattage ; actuellement 300 000 poulets semaine, elle sera progressivement transférée au nouvel outil qui sortira de terre avec une capacité de 800 000 poulets jour. Il devrait sortir de terre, toujours à Bignan, en 2023 et diffère à plus long terme le projet de construction d’un nouvel outil à Chateaulin, projet évoqué lors du rachat de Doux par LDC.

 

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