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La vache laitière de demain, plus petite et plus productive grâce à la génétiqueivement 2021 !

Fin juin dernier la société Bovec, spécialiste de la génétique nord américaine, a fêté ses 50 ans d’existence avec ses adhérents, sur l’exploitation du Gaec du Vieux Manoir, à Pommerit Le Vicomte (22). Leur objectif, inchangé depuis leurs débuts : maximiser la rentabilité des troupeaux bovins grâce aux progrès génétiques.

Les éleveurs du Gaec du Vieux Manoir (22) expérimentent depuis six ans le programme d’accouplements GMS de Bovec.

Le 21 février 2021, la société Bovec fêtait ses 50 ans. Pour l’occasion, une journée technique fut organisée dans les Côtes-d’Armor, le jeudi 24 juin, rassemblant une cinquante d’éleveurs venus échanger sur la thématique de la génétique en élevage, cœur de métier de Bovec. Son histoire se révèle intimement liée à celle de la Holstein en France et à celle du domaine de Boulieu, berceau de l’entreprise. Spécialiste de la vente de semences de taureaux nords-américains, elle commercialise les paillettes des centres de sélection : ABS Global, Select Sires, Accelerated Genetics et Genervation, et est aujourd’hui une filiale de la société britannique Genus. Aujourd’hui, l’équipe se compose de 42 techniciens spécialistes en génétique qui conseillent et suivent les éleveurs laitiers, mais aussi de bovins viande, afin de les aider à maximiser la rentabilité de leur troupeau grâce aux progrès génétiques.

 

La génétique pour booster les performances

Depuis plusieurs décennies, deux paramètres clés sont étudiés pour faire évoluer les performances des vaches : les techniques d'élevage (que les Américains appellent le "management") et la génétique. Pour le premier, nous semblons atteindre un pallier, "les Américains, estiment que la part induite par le management dans l'augmentation de la production laitière par vache, arrive à saturation", expliquent les équipes de Bovec. L’évolution génétique à l'inverse, permet de repousser sans cesse ces performances et d'améliorer les index fonctionnels. À l'ère de la génomique, la vache de demain, sera ainsi encore plus productive avec + 4 240 kg lait/vache/an attendus, avec de meilleurs taux butyreux et protéiques, et un index de qualité de la mamelle de + 2,63. Elle sera aussi plus petite et pèsera 100 kg de moins que la vache standard actuelle, permettant de diminuer ses besoins d’entretien et ainsi le coût alimentaire. En effet, pour une même capacité de production et un besoin de production de 11 kg matières sèches, une vache à 750 kg ou 650 kg, auront respectivement des besoins d'entretien de 15,4 kg de matières sèches contre 12,7 kg, soit une économie moyenne de 0,48 €/vache/jour, entrainant un gain de 180 €/vache/an.

À chaque exploitation ses besoins.

Définir ses besoins

Dans cette quête d'une vache productive, saine et facile d'entretien, Bovec propose plusieurs outils, dont le programme d’accouplements GMS, expérimenté depuis six ans au Gaec du Vieux Manoir, composé de cinq associés, 200 vaches laitières pour 2,2 millions de litres de lait, avec pour objectif de monter à 2,5  millions de litres de référence avec le même outil. Une augmentation amorcée grâce notamment à l’installation de robots de traite, permettant de passer pour les multipares de 37 kg lait/vache/jour à 46,4 kg lait/vache/jour en moins d'un an (références, août 2020/ juin 2021), soit en moyenne 41 kg lait/VL. De plus, le travail sur la génétique du troupeau continue lui aussi à améliorer les performances du cheptel. Pour les aiguiller, les éleveurs se basent sur l’outil GMS, permettant de classer les animaux au sein du troupeau, à partir d'un index VGA (Valeur Génétique Animal) calculé selon leurs objectifs et leurs priorités. Ces derniers sont définis selon cinq critères de production (lait, TB, TP...) et cinq critères de conformation : vaches en système herbager, intensif, vaches de concours... ou encore comme ici, en traite robotisée. L’objectif pour les éleveurs : obtenir des vaches avec une taille modérée pour faciliter l’entrée et la sortie dans les robots, des mamelles bien conformées, avec des trayons bien placés et d’une longueur idéale, tout en "augmentant la production pour atteindre notre objectif de 2,5 millions de litres, et en améliorant nos taux butirique et protéique" explique l'éleveur.  L’outil permet ainsi de simplifier la sélection des vaches et des taureaux, et de maximiser la stratégie de reproduction de l’élevage. Ainsi, aujourd’hui, ils obtiennent un âge au premier vêlage de 23,3 mois, avec un taux de réussite de 82 % pour les génisses et 50 % à la première IA, puis, 33 % a la seconde pour les multipares.

 

 

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