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JA et FRSEA Bretagne échangent sur l’agriculture avec les listes aux élections régionales

Le 3 juin, JA et FRSEA Bretagne ont invité les listes aux élections régionales pour un échange sur l’agriculture bretonne. Ils défendent une agriculture dynamique, attractive, diversifiée, répondant à tous les marchés, et demandent à la future équipe de la Région de participer à l’enjeu stratégique collectif visant à donner les moyens aux agriculteurs bretons de contribuer pleinement à notre souveraineté alimentaire, à l’économie et à la vitalité de la Bretagne.

Lors de cet échange, les candidats qui avaient répondu à l’invitation ont eu l’occasion de présenter leurs positions et de répondre aux questions posées par les représentants JA et FRSEA. Voici une synthèse de leurs positions par ordre alphabétique des noms des candidats.

Olivier Allain / "Nous La Bretagne"

Olivier Allain a exprimé sa volonté de renforcer les moyens budgétaires de la Région en faveur de l’agriculture, notamment sur le 2nd pilier de la PAC, et de prioriser les financements vers les territoires qui en ont le plus besoin. Il soutient les deux principes suivants : compétitivité et agroécologie. Il est favorable à une agriculture productive, compétitive et la moins dépensière en carbone et en chimie ; et estime que cela nécessite formation et innovation. Il souhaite soutenir les filières longues et courtes. Il considère l’installation comme un enjeu majeur. Il propose de relever à 45 ans l’âge plafond pour bénéficier des aides à l’installation et de mettre en place une DJA unique et simplifiée, ainsi que d’étendre le prêt d’honneur à toutes les productions. Il envisage de poursuivre la gestion des aides à l’investissement comme cela a été fait pendant le mandat qui se termine, afin d’avoir une constance dans la distribution des aides. Il n’est pas favorable à la méthanisation, qu’il considère comme une concurrence à l’élevage ; il préfère soutenir l’élevage et les cultures légumières. Il propose de maintenir l’aide en faveur du photovoltaïque autoconsommée. Il estime que le sujet de l’irrigation doit être regarder de près.

 

Loïg Chesnais-Girard / "La Bretagne avec Loïg"

Loïg Chesnais-Girard défend une agriculture productive dans tous les systèmes et insiste sur l’importance de conserver l’élevage. Il fixe une limite : ne pas produire plus que ce qu’on a la capacité de faire, car "on a qu’une planète". Il soutient les principes de l’autonomie des agriculteurs, de la fierté du métier, de la performance environnementale et de la transition agroécologique. Il estime qu’il faut faire confiance aux agriculteurs, qui ont déjà fait des efforts majeurs. Il est favorable à la régionalisation de la PAC et pense que ce sujet sera à remettre sur la table. Il fixe un objectif de 1 000 installations en agriculture par an et propose de rediscuter de l’âge pour bénéficier des aides. Il mise entre autres sur la communication auprès des jeunes pour permettre l’installation et la transmission des fermes. Il soutient une transition vers la territorialisation de notre agriculture : des filières longues pour nourrir les bretons, et des installations aussi en filières courtes ; tout en n’arrêtant pas de nourrir Paris et l’Europe. Il a pour objectif 100 % de produits d’origine bretonne dans la restauration collective. Sur la méthanisation et les biocarburants, il propose de faire un état des lieux, afin de soutenir les projets intéressants.

 

Christine Lairy / "Bretagne ma vie"

Christine Lairy souhaite accompagner l’agriculture pour renforcer sa vocation nourricière : c’est le sens du projet agricole de la liste Bretagne ma vie. Elle défend toute l’agriculture et estime qu’il ne faut stigmatiser aucune agriculture. Sa priorité est de rendre ce métier viable, pour permettre l’installation. Elle souhaite améliorer l’image des agriculteurs, en rétablissant le lien entre producteurs et consommateurs. Elle veut mettre fin à l’artificialisation des sols, en régulant le foncier par un organisme public en lien avec les citoyens. Elle estime qu’il faut regarder au cas par cas les projets de méthanisation, le projet devant être cohérent. Pour la restauration collective du ressort de la région, elle veut que l’alimentation soit produite localement et 100 % faite maison. Elle pense que, sur les phytos, il y a un déni et que les premières victimes sont les agriculteurs. Elle souhaite que, dans ce domaine des phytos et des nitrates, les freins administratifs à l’expérimentation soient levés, afin de permettre aux agriculteurs d’expérimenter. Pour elle, l’agribashing n’est pas admissible et il faut valoriser les compétences des agriculteurs. Elle est favorable à l’organisation des producteurs, estimant que le collectif est la solution.

 

Isabelle Le Callennec / "Hissons haut la Bretagne"

Isabelle Le Callennec soutient l’agriculture bretonne existante et n’oppose pas les agricultures entre elles. Elle souhaite donner les moyens aux agriculteurs de contribuer à la souveraineté alimentaire. Elle est favorable à une agriculture compétitive, qui sache exporter, qui fait vivre les agriculteurs. Elle propose de travailler sur le partage de la valeur avec les acteurs et de faire du lobbying au niveau européen sur les distorsions de concurrence. Elle souhaite soutenir les installations peu importe l’âge, en coordination avec les départements et les EPCI, accompagner les reconversions vers l’agriculture. Elle veut soutenir la modernisation, la recherche et l’innovation. Elle prône la recherche appliquée pour des solutions alternatives aux phytos et, en attendant, laisser les agriculteurs travailler. Elle est favorable à la méthanisation dès lors qu’elle permet aux agriculteurs d’être autonomes en énergie et d’en produire. Elle est opposée à l’éco-conditionnalité des aides. Elle est contre la régionalisation de la PAC et propose d’être plus offensif en négociation à Paris. Elle propose de construire un contre-discours à l’Agribashing et travailler avec les médias. Le sujet des réserves d’eau est très important pour elle.

 

Philippe Miailhes / "Une Bretagne forte"

Philippe Miailhes est favorable au localisme. Il défend l’importance de conserver la compétitivité de l’agriculture, pour ne pas être envahis de produits étrangers. Il est très favorable au Manger français et veut favoriser Manger local notamment en restauration collective. Il est pour la diversité des productions, qui répond à une demande de la population, et contre la baisse de la production. Il estime qu’il y a un défi démographique et qu’il faut accompagner le renouvellement des générations par des aides et notamment le prêt d’honneur en simplifiant les démarches. Il est favorable au renforcement du travail à la Région avec la branche professionnelle agricole sur les compétences emploi-formation. Il est très réservé sur la méthanisation et estime qu’il faut en amont une très grande concertation. Il souhaite accompagner les agriculteurs dans tous les investissements, en filières courtes et longues. Il estime que les agriculteurs ont fait des efforts substantiels, regrette les attaques contre la profession agricole et veut mettre fin à l’Agribashing. Il est favorable à l’accompagnement de l’organisation des producteurs et demande aux centrales d’achat d’effectuer des efforts envers les agriculteurs.

 

Valérie Tabart / "Bretagne d’avenir"

Valérie Tabart estime que l’enjeu est de faire vivre les débats entre les points de vue. Elle pense que tous les systèmes ont leur place, mais doivent évoluer, que l’agriculture doit monter en gamme pour apporter la valeur ajoutée, créer des richesses et des emplois. Elle propose un objectif de 1 500 installations par an, en travaillant sur un diagnostic autour du foncier et en mettant en place des accompagnements à la transmission dans les territoires, afin d’installer plutôt qu’agrandir. Elle souhaite supprimer l’âge plafond de 40 ans pour l’accès à la DJA. Sa liste est favorable à plus de budgets et de compétences pour la Région. Elle est favorable à l’éco-conditionnalité, dans une dynamique de progrès, y compris les progrès déjà faits. Elle suggère un moratoire sur la méthanisation, le temps de regarder les projets à promouvoir. Elle propose la mise en place d’une convention de l’agriculture et de l’alimentation, réunissant régulièrement les différents représentants agricoles. Sur les attaques envers l’agriculture, elle prône un dialogue et un débat apaisé. Elle estime qu’il faut accompagner la sortie des phytos. Elle propose la structuration d’outils de transformation à l’échelle territoriale en faveur de la souveraineté alimentaire régionale d’abord, et au-delà si on peut.

 

 

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