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La Coopération agricole voit au-delà du plan de relance

"Restaurer la souveraineté alimentaire et réussir la transition écologique" telles sont les ambitions portées par la coopération agricole, bien au-delà du plan de relance. Les présidents de la Coopération agricole, Dominique Chargé et Jean-François Appriou du secteur Ouest, se projettent et parlent du monde agricole de demain.

L’agriculture doit aujourd’hui prendre un tournant dans la transition agroécologique", estime Jean-François Appriou, président de LCA Ouest.
© Pixabay

Afin de redresser rapidement et durablement l’économie française, face à l’épidémie du Coronavirus Covid-19, un plan de relance exceptionnel de 100 milliards d’euros est déployé par le Gouvernement autour de trois volets principaux : l'écologie, la compétitivité et la cohésion. Dans cette lancée, la Coopération agricole voit plus loin et souhaite écrire l’agriculture en 2030.

 

Un engagement à long terme

La Coopération agricole, fortement impliquée dans la construction du plan de relance, souhaite bâtir une "souveraineté alimentaire agroécologique durable" et inscrire cette démarche sur le long terme. "Si il y a bien une chose que la crise du Covid a pu mettre en avant, c’est qu’il est primordial aujourd’hui de restaurer la souveraineté alimentaire du pays, en restaurant les capacités de productions agricoles et agroalimentaires essentielles et en regagnant des parts de marchés à l’international comme par exemple pour les fruits et légumes et le poulet", affirme Dominique Chargé, président de la Coopération Agricole.
Mais, au-delà de sa fonction de produire, "l’agriculture doit aujourd’hui prendre un tournant dans la transition agroécologique", ajoute Jean-François Appriou, président de LCA Ouest, dont le mandat a été renouvelé lors du conseil d’administration du lundi 12 octobre dernier. En effet, aujourd’hui le monde agricole et agroalimentaire fait face à de grands enjeux : changement climatique, biodiversité, souveraineté énergétique. "Nous subissons déjà les conséquences du changement climatique dans l’approvisionnement des matières premières, cette année par exemple il y a 30 % de production de céréales en moins", illustre Dominique Chargé. Il faut agir ! Et LCA ne manque pas d’idées et se montre force de proposition. "Nous sommes actuellement en train de co-construire un outil d’auto-diagnostic biodiversité, mis à disposition des agriculteurs, pour leur faire prendre conscience des enjeux faunistiques et floristiques et mettre en place des plans territoriaux pour le maintien de la biodiversité", donne, pour exemple, Jean-François Appriou.

Nous attendons une feuille de route claire qui s'inscrit dans la durée.

Un engagement sur le long terme

Satisfait de l’implication et de l’écoute des dirigeants dans la construction du plan de relance, les membres de LCA attendent néanmoins un engagement sur le long terme des pouvoirs publics. "Pour nous, le plan de relance est un booster, nous attendons une feuille de route claire qui s’inscrit dans la durée avec un financement structurel et un accompagnement des opérateurs du monde agricole pour réussir cette transition agroécologique sur toute la chaîne alimentaire, en apportant à la société française une production saine durable et accessible".

 

Instaurer un climat de confiance

"Pendant la confinement, la population nous a fait confiance. Aujourd’hui, il faut à nouveau nous faire confiance et nous donner les moyens d’aller plus loin pour faire évoluer les pratiques, réduire les intrants de synthèse, réduire le gaspillage alimentaire, améliorer le bien-être animal...", estime Jean-François Appriou.
Du temps et des moyens pour la recherche, l’innovation, l’expérimentation, tels sont les souhaits de LCA pour redynamiser le secteur agricole.
"Il faut aussi redonner confiance aux jeunes pour attirer de nouveaux agriculteurs, car il y a urgence quand on sait qu’une exploitation sur deux n’est pas reprise", souligne encore Jean-François Appriou.
"Néanmoins, nous ne souhaitons pas être la variable d’ajustement", rajoute-t-il. Si les mondes agricoles et agroalimentaires sont prêts à faire évoluer leurs pratiques, cela ne doit pas se faire au détriment des acteurs économiques, un travail de communication doit être mené auprès des consommateurs. "Il faut croire en l’avenir" , conclut Jean-François Appriou.

 

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