Aller au contenu principal

"La délégation de travail accompagne les mutations agricoles"

Élodie Gapihan travaille au Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine. Elle est la seule chargée d'affaires en France, à suivre spécifiquement les Cuma et les ETA. Basée à Rennes, elle accompagne ces entreprises dans leurs investissements qu'il s'agisse de matériel neuf ou de renouvellement. Terra lui a demandé sa perception des évolutions de ce marché, qui se développe comme la taille des matériels, mais pas seulement.

Élodie Gapihan, spécialiste ETA Cuma au Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine.

Pourquoi la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a créé ce poste de chargé d'affaires dédié aux Cuma et ETA ?

Élodie Gapihan. La Bretagne est aujourd'hui le premier bassin de production agricole en France, le maillage et la présence d'exploitations agricoles sont importants, les investissements en matériels liés à l'activité sont donc importants également.
Concernant l'accompagnement aujourd'hui des ETA et des Cuma, la démarche de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine est ici totalement innovante.
L'objectif du Crédit Agricole est de renforcer l'expertise dédiée à ce secteur d'activité. Notre ambition est de nous positionner comme le principal partenaire afin d’accompagner ces structures sur tous les volets : création, installation, transmission et développement de l'activité en mettant à disposition notre ingénierie financière, sociale, patrimoniale et flux.
Globalement, on observe des tendances similaires dans les quatre départements bretons. Le secteur agricole est aujourd'hui en pleine mutation, le développement des ETA et des Cuma est constant. Les exploitations agricoles s'agrandissent et les agriculteurs ont besoin d'avoir recours à la délégation des travaux de cultures pour se concentrer et se spécialiser sur leurs élevages. S'ajoutent à cette spécialisation, les enjeux sur la main d'œuvre au sein des exploitations, et le coût de matériel agricole lié à la progression technologique des outils. 

Alors les matériels vont progressivement continuer à grossir ?

E. G. C'est sans doute un peu plus compliqué que cela. Il ne s'agit pas que de taille de matériel. L'appel à la délégation accélère l'accès à des pratiques culturales innovantes, et en particulier le développement de l'agriculture de précision. Cela permet aussi de faire intervenir des compétences ou des certifications que chaque exploitant ne peut pas se permettre d'obtenir ou de solliciter, sur les phytos par exemple, ce qui va permettre d'aller vers une réduction des intrants. La délégation c'est aussi une recherche de la limitation des coûts de mécanisation, ou une maîtrise de ces derniers, avec l'apport d'une prestation de qualité.
Les exploitations qui ont fait le chemin de déléguer à une ETA, ne reviennent pas en arrière. Faire appel à la Cuma ou l'ETA c'est souvent avoir un matériel plus performant, un coût maîtrisé, l'essentiel étant à la fin la marge brute dégagée.

Et quelles sont les innovations en matière de financement et quelles seront demain les formes de financement ?

E. G. Le Crédit Agricole a renforcé son expertise pour rester leader auprès des Cuma et des ETA. Notre rôle est d'apporter une expertise et une sécurité financière pour les entreprises. 
Classiquement, la très grande majorité des financements aujourd'hui se font avec des prêts Agilor que l'on ne présente plus ! Rapidité de mise en oeuvre, transparence fluidité sont les grands avantages de cette formule. Elle peut évoluer vers du financement crédit-bail avec Agilor Bail. Les ETA en particulier font du crédit-bail pour des raisons fiscales en complément du crédit classique. Mon rôle en tant que chargée d'affaires est de guider les entreprises dans ces différentes formules, et d'en définir les différents avantages stratégiques par rapport à l'entreprise, et de maitriser le risque, la dette, la fiscalité, les plus values éventuelles, les valeurs résiduelles... et le cas échéant d'aider au montage financier.

 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Une démarche RSE comme moteur du changement ?
Une démarche RSE peut elle être un moteur du changement ? C’est le pari que veut faire le Crédit Agricole des Côtes d’Armor qui a…
Forestiers : comment restaurer le dialogue avec la société ?
Si les citoyens apprécient la forêt, symbole de nature préservée, et le bois matériau, pour se chauffer ou se meubler, ils sont…
Des moissons compliquées par une météo pluvieuse
Depuis le 14 juillet le beau temps était reparti permettant aux moissons de démarrer enfin après un épisode pluvieux record. Sur…
La filière porcine en plein doute
Dans une lettre ouverte à Julien Denormandie, la première coopérative porcine de France explique son projet de quitter ATM (le…
Locus Solus, la petite maison d’édition qui monte...
Créée il y a maintenant neuf ans, Locus Solus se fait peu à peu sa place dans le monde de l’édition, à raison de 40 à 45 ouvrages…
Se lancer dans l’inconnu oui mais... avec des partenaires que l’on connaît bien !
Installés depuis quatre ans, Myriam et Vincent Labbé, ont repris deux élevages sur la commune de Plenée-Jugon (22). Leur objectif…
Publicité