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Savéol met de la couleur dans nos assiettes

Cinq nouvelles variétés en 2006, trois en 2007 : Savéol mise sur la segmentation, pour séduire les consommateurs dans un marché des fruits et légumes en régression.

Vérona, Noire de Crimée ou Ananas : les variétés  ancienenes séduisent de plus en plus de consommateurs.
Vérona, Noire de Crimée ou Ananas : les variétés ancienenes séduisent de plus en plus de consommateurs.
© TERRA
Savéol a décidé de mettre de la couleur dans nos assiettes : après les tomates cerises jaunes et les cœur de pigeon orange en 2006, la coopérative mise sur une tomate cocktail orange et une tomate jaune, baptisée "Ananas" pour la ressemblance de sa chair avec celle du fruit exotique. Mais les nouveautés ne s'arrêtent pas là : après avoir lancé la Rubis, une tomate cerise aux saveurs intenses, la Torino, une tomate allongée à forte teneur en lycopène et remis au goût du jour la Noire de Crimée, une variété ancienne à la robe pourpre brun, Savéol propose, cette année, de découvrir la Victoria, un petit fruit très allongé.

Séduire le consommateur
L'innovation vient aussi de l'emballage, avec l'arrivée de barquettes biodégradables, fabriquées à base d'amidon de maïs, ou de la présentation Tom Pouce, quatre tomates en forme d'œuf, accompagnées d'une serviette et d'une dosette de sel de Guérande, à glisser dans un sac à main ou un sac à dos.
"Dans un marché des fruits et légumes en régression, la progression de la tomate n'est due qu'à celle des petits segments", note Catherine Legal, directeur marketing. Une réalité qui incite les producteurs à développer toujours plus la segmentation : si elle occupait un tiers des 200 hectares de serres consacrées à la tomate en 2006, elle grimpe à 50% cette année, au détriment du vrac et de la grappe. Conséquence logique : le nombre de barquettes ne cesse de grimper. "Entre 2004 et 2007, leur nombre devrait doubler, pour frôler les 40 millions d'unités", estime Jean-Claude Le Gall, le président de Savéol.

Gagner en fraîcheur
Située dans la région lyonnaise, la plate-forme d'éclatement de Savéol a vu transiter plus de
10 000 tonnes de produits en 2006. "Elle nous permet d'accéder dans de bonnes conditions à des marchés éloignés de la Bretagne, le Sud Est ou le Nord Est de la France, explique Jean-Claude Le Gall. On gagne en réactivité et en fraîcheur, ce qui est important pour la tomate et plus encore pour la fraise". Et si l'exportation, 20% du chiffre d'affaires de la coopérative, prend surtout le chemin de l'Allemagne, Savéol réussit à vendre de la tomate en Espagne ou en Italie !


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