Aller au contenu principal

Un concours pour primer la gestion des prairies naturelles

Porté par le PNRA, le parc naturel régional d’Armorique, le concours des prairies fleuries est désormais ouvert à toutes les prairies naturelles du Finistère Nord, pour peu qu’elle allient maintien de la biodiversité, valeur agronomique et intérêt fourrager réel pour les animaux de l’exploitation.  

Le 28 avril dernier, les organisateurs se sont retrouvés chez Daniel Marhic, producteur de lait à Plounémour Ménez et lauréat 2019, pour lancer la 7e édition du concours Prajoù an Arvorig, prairies en Armorique.
© Chantal Pape

Lauréat du concours finistérien des pratiques agro-écologiques en 2019 avec une parcelle de landes, c’est dans l’une de ses prairies naturelles que Daniel Marhic nous conduit, en ce petit matin frais d’avril. Eleveur à Plounéour Ménez, en Gaec avec son frère, il détient un troupeau d’une soixantaine de laitières, sur une SAU de 120 ha. Et continue, vaille que vaille, à entretenir les zones humides, nombreuses en plein coeur des Monts d’Arrée, véritable "château d’eau" du Finistère, "par respect pour ceux qui étaient là avant nous, pour leur travail et le mal qu’ils se sont donnés". Et l’éleveur d’évoquer son grand-père, qu’il accompagnait parfois lorsque ce dernier curait les fossés à la main, durant une bonne partie de l’hiver. "Autrefois, c’étaient les meilleurs champs de la ferme, ceux qui donnaient le plus de foin".

Tout le Nord Finistère

Aujourd’hui, si les animaux continuent à pâturer durant une bonne partie de la saison, l’entretien est mécanisé. "J’essaie de passer la faucheuse avant l’hiver, pour garder les parcelles propres, indique l’éleveur. En choisissant bien mon époque, souvent courant septembre, j’arrive à passer partout en tracteur". Car l’enjeu est de taille. "Il faut couper régulièrement les joncs, sinon ils gagnent du terrain. Et les animaux n’y vont pas".

"La gestion des zones humides par les agriculteurs est très intéressante : ça permet d’ouvrir le milieu", confirme Thibaut Thierry, directeur du développement au PNRA, le parc naturel régional d’Armorique qui s’apprête à lancer, pour la 7e année consécutive, le concours des prairies fleuries. "Au fil du temps, les syndicats de bassin de l’Elorn et de l’Horn, Morlaix communauté et le syndicat des eaux du Bas-Léon nous ont rejoint. Et ce sont désormais tous les agriculteurs du Nord Finistère qui peuvent concourir".

Un intérêt fourrager réel

Rebaptisé depuis peu pratiques agro-écologiques, le concours veut démontrer par l’exemple que maintien de la biodiversité, qualité de l’eau et valeur agronomique et économique des prairies naturelles peuvent se rejoindre. "Qu’elle soit fauchée ou pâturée, la prairie doit réunir une diversité de plantes et avoir un intérêt fourrager réel dans l’alimentation du cheptel de l’exploitation", précise Thibaut Thierry.

Après réception des dossiers, au plus tard pour le 15 mai, un jury composé d’experts en agronomie-fourrages, botanique/écologie prairiale, apiculture/faune sauvage visitera les parcelles, avant proclamation des résultats départementaux courant juillet. Puis les dossiers des lauréats seront transmis au CGA, le concours général agricole qui, tous les ans, organise la finale nationale dans le cadre du salon de l’agriculture, courant février, à Paris.

 

40 ha de landes à faucher

En plus de ses 120 ha de SAU, l’exploitation dispose aussi d’une quarantaine d’hectares de landes, sur lesquelles elle a signé une MAEC fauche. "Elle nous sert de litière, détaille Daniel Marhic. On fauche une dizaine d’hectares tous les ans, et chaque parcelle est fauchée tous les 4 ans". Une curiosité vue de Bruxelles, ayant valu aux exploitants la venue de fonctionnaires, chargés de prendre des photos...

 

Pratique

Votre exploitation est située sur l’une des 166 communes du Nord Finistère ? Vous souhaitez inscrire l’une de vos prairies naturelles au concours des pratiques agro-écologiques ? Contactez avant le 15 mai :

- Thibaut Thierry au PNRA, au 02 98 81 16 46,

- Nolwenn Le Gac-Tobie, au syndicat de bassin de l’Elorn, au 02 98 25 93 51

- Vincent Le Talour à la chambre d’agriculture, au 02 98 52 49 49

- Soline Barentin à Morlaix communauté, au 06 20 73 58 87

- Chloé Fichaut au syndicat de l’Horn, au 02 98 69 51 61

- Jonas Le Moal au syndicat des eaux du Bas Léon au 02 98 30 75 22

 

 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

"La délégation de travail accompagne les mutations agricoles"
Élodie Gapihan travaille au Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine. Elle est la seule chargée d'affaires en France, à suivre…
ETA Guillon-Barbot : l'innovation pour modèle économique
Depuis 1977, l'ETA Guillon-Barbot à Vitré (35) fait de l'innovation sa marque de fabrique avec une philosophie qui se veut simple…
"L'épandage sans tonne, c'est l'avenir !"
L'ETA Guégan à Saint Onen La Chapelle (35) a inauguré cette année son "épandeur sans tonne avec rampe à patins". Une première…
OP et AOP seront au cœur de la PAC de 2023
Les organisations de producteurs, Op et les associations entre elles AOP, seront au cœur de la future PAC. Elles pourront…
L’observatoire du coût de revient : "faire œuvre utile"
Apporter sa pierre à l’édifice pour la prise en compte du coût de revient des adhérents dans la construction du prix du lait, c’…
Le projet Egalim II du député Besson Moreau est sur la table
Le député LREM de l’Aube Grégory Besson-Moreau a enfin divulgué sa proposition de loi sur les relations commerciales dans le…
Publicité