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63% des abattages de porcs en Bretagne aux mains de trois groupes en 2020

En 2020, à partir des données Uniporc Ouest, le nombre de porcins abattus en Bretagne montre une diminution de l’activité. Dans ce contexte baissier, quels sont les outils d’abattage ou les groupes qui ont tiré leur épingle du jeu ?

Selon les données d’Uniporc ouest analysées par les chambres d’agriculture de Bretagne, en 2020, plus de 13,8 millions de porcs ont été abattus dans les outils bretons représentant un volume global de 1,3 millions de tonnes (donnée provisoire à partir des dix premiers mois 2020 source : Agreste-Draaf Bretagne).
La hiérarchie nationale des outils n’a pas changé, avec les six premières structures situées en Bretagne. Ce sont les deux abattoirs bretons de la Cooperl, les outils Kermené, Bernard, Abéra et JPA. Ils sont suivis de l’abattoir Bigard en Pays de Loire. Ces sept établissements réalisent 48 % des abattages français de porcins.
En Bretagne, l’abattage de porcs est aux mains de quelques groupes situés aux premières positions nationales. En tête, la coopérative Cooperl voit son nombre de porcs diminuer en 2020 par rapport à 2019, aussi bien sur ses deux sites bretons de Lamballe et Montfort-sur-Meu (-3,6 %, soit près de 140 000 porcins en moins) que sur celui de Saint-Maixent (Nouvelle-Aquitaine). La Cooperl réalise 28,2 % des abattages de la région et perd ainsi 0,6 point. Viennent ensuite avec un nombre de porcs en augmentation (+1,2 %, soit 30 300 animaux supplémentaires), les unités de la filiale Agromousquetaires du groupe de distribution Intermarché, soit Josselin Porc Abattage à Josselin, Gatine Viandes à La Guerche-de-Bretagne et Société Briécoise d’Abattage à Briec (spécialisée en abattage et première transformation de coches). Elles totalisent 18,3 % de l’activité régionale. A la troisième place, le groupe privé Jean Floc’h, avec ses deux outils de Locminé et Loudéac, en croissance quant à lui de 1,4 % pour représenter 16,5 % de l’activité régionale.
Ensuite Kermené avec son site du Mené, filiale du groupe Leclerc, progresse cette année, malgré une activité d’abattage perturbée au second trimestre en raison de la contamination d’une partie du personnel par le Covid-19.
En cinquième place, le groupe privé Bigard et ses abattoirs du Finistère voit ses volumes d’abattage diminuer de 1 %, soit 19 000 porcs de moins.
Contrairement à 2019, cette baisse n’est pas compensée par un développement de ses outils situés hors Bretagne. Au niveau national, son activité régresse de près de 40 000porcs sur l’année (-1 %).

Des évolutions différentes selon les groupes
Sur six ans l’activité de certains groupes bretons a fortement évolué.
À noter la progression de plus de 20 % du groupe Jean Floc’h et de l’abattoir Abéra du groupe Avril, avec une hausse moins sensible en fin de période, alors que les outils d’Agromousquetaires et de Bigard connaissent une baisse proche de 7 %.
Cette diminution est progressive sur six ans pour le groupe Bigard, alors qu’elle est brutale (entre 2014 et 2015) pour le groupe Agromousquetaires. Le groupe Cooperl et l’abattoir Kermené sont proches de la stabilité.

graphique

Cooperl et Bigard se détachent au niveau national

Au niveau national, deux groupes se détachent, ce sont le groupe Cooperl qui, avec 20 % des abattages nationaux de porcs reste en pôle position. Il est suivi de près par le groupe Bigard qui avec près de 19 % des volumes gagne trois place par rapport à la hiérarchie régionale, grâce à ses cinq outils situés en Pays de Loire, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France et Normandie. La filiale Agromousquetaires du groupe Intermarché prend la suite avec près de 11 % des animaux abattus en France, suivie du groupe Jean Floc’h et de l’abattoir Kermené. Les cinq premiers groupes nationaux totalisent plus des deux tiers de l’abattage de porcins en France.

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