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Désherbage mécanique, les chauffeurs s’y forment

Profitant de l’expérience acquise depuis 20 ans par la chambre d’agriculture de Bretagne sur les techniques et matériels de désherbage mécanique, les chauffeurs des ETA et Cuma partenaires d’Eureden se forment. C’était mardi dernier, à la station expérimentale de Kerguéhennec, à Bignan (56).

David Meallet, chef de cultures de la station de Kerguehennec a pu transmettre l’expérience acquise aux chauffeurs présents.

"Le désherbage mécanique, ça fait 20 ans qu’on le pratique ici à la station expérimentale de Kerguehennec", situe David Meallet, chef de cultures de cette station des chambres d’agriculture de Bretagne, à Bignan. Une expertise acquise aussi, avant son arrêt, "à la station expérimentale de Saint-Aubin-des-Cormiers et encore sur le terrain en lien avec les actions de bassins versants et aussi avec les groupes de développement, très demandeurs. On homogénéise les pratiques avec le recul que nous apporte cette expérience", appuie David Bouvier, conseiller agronomique des chambres d’agriculture de Bretagne. Et donc une légitimité que la chambre consulaire entend montrer et démontrer. "On s’est structuré pour offrir un accompagnement sur le désherbage mécanique", continue ce spécialiste qui constate d’une part le besoin de réassurance des agriculteurs qui s’y lancent. "Ils ont besoin de réassurance pour valider leur choix d’y aller ou pas. On a créé des groupes sur Whats App. Ce matin, nous étions 138 participants à échanger contre à peine 70 l’an passé à la même époque qui avait été une année très favorable au désherbage mécanique". Et la demande va croissant en la matière. "L’an passé, on a suivi 200 parcelles, cette année 300 … On a connu un boom avec les zones de non traitement et le bio. On atteint notre limite en terme de moyen humain". L’engouement est donc là avec en trois ans une progression de 33 % d’achats de matériel de désherbage mécanique. L’attente est forte et le besoin est grand de passer le relais et de démultiplier l’exercice.

Tout se joue là, au semis, la qualité va faire la différence.

Démultiplier la pratique

Dont acte, et notamment pour répondre aux attentes de la coopérative Eureden à faire entrer "dans une démarche de déploiement le désherbage mécanique comme solution alternative. C’est une demande d’évolution de nos adhérents aussi en conventionnel", constate Nicolas Orjubin, responsable marché nouvelles technologies chez Eureden. Une prise de conscience accélérée par l’entrée en vigueur de la loi obligeant la séparation de la vente et du conseil qui ouvre l’accompagnement sur ces techniques mécaniques, voire mixtes. Et la nécessité de parler d’une même voix. Alors pour profiter de ces acquis compilés par les chambres d’agriculture de Bretagne, ils sont une dizaine de chauffeurs d’ETA travaillant en prestation avec la coopérative Eureden (lire encadré) à se former en ce mardi matin. L’occasion d’aborder en premier lieu en salle, les grands principes qui régissent ce désherbage mécanique. Car "tout se joue là, au semis, la qualité va faire la différence, bien à plat et profond", rappelle David Meallet avant d’entraîner les stagiaires d’un jour vers la flotte de matériel dont dispose la station pour découvrir, herse étrille, roto-étrille, houe rotative et plusieurs bineuses dont une dotée d’une caméra de précision.

 

Une appli pour faciliter la prestation

Désherbage mécanique appli

60 ETA et Cuma ont contractualisé avec Eureden des prestations de désherbage mécanique avec référencement via une application sur smartphone. "On identifie via l’application un adhérent qui veut aller sur du désherbage mécanique. Il a renseigné la culture et son stade, l’état, il peut même mettre des photos, il est géolocalisé. Ces infos sont transmises à nos ETA et Cuma partenaires identifiées qui valident ou pas le fait de faire l’intervention", détaille de ce nouvel outil, Nicolas Orjubin d’Eureden. Une application qui référence et les partenaires et les matériels à leur disposition de manière à accélérer la phase de déploiement de désherbage mécanique d’abord sur le maïs puis sur les autres cultures pratiquées par le adhérents du groupe coopératif.

 

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