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Ensilage des maïs, 15 jours de retard

Plus tardif, le maïs l’est cette année avec une moyenne de 15 jours de retard affichant des taux de 25-28 % de matière sèche en zone précoce. Les premiers ensilages du maïs, dont les chaleurs du début de semaine vont booster la maturité, y démarreront à la fin du Space pour viser un optimum de 32-35 %. Tels sont les résultats des premières analyses réalisées à la Cuma de Berric par Innoval.

L'analyse permet de constater le degré d'avancement du maïs et d’échanger avec un conseiller pour caler au mieux une date de récolte en fonction des données climatiques du secteur.

Ils sont beaux, ils sont haut ! Rien à dire cette année sur la qualité des maïs dans ce secteur est-sud/est du département du Morbihan, idem en zone littorale sud Bretagne, réputée très séchante, ou au sud et au pourtour de la région rennaise. Ils sont les plus précoces de Bretagne, là où la valse des ensileuses débute généralement lors des derniers jours d’août et où les chantiers s’accélèrent. Rien de tel en ce 3 septembre. Après deux reports, c’est la date qu’Innoval (ex BCEL Ouest) a fini par acter pour cette première rencontre matière sèche, l’une des 30 programmées en Bretagne.

 

"Une année exceptionnelle"

Que ce soit Daniel Johannic, éleveur laitier de Surzur ou son collègue Patrice Guiguian d’Ambon, venus apporter des échantillons de leurs maïs : le constat est globalement identique. "2021, c’est une année exceptionnelle. J’en prends tous les ans des comme celle là", affirment-ils. Fraîcheur et pluies ont assuré une bonne saison de pâturage et plusieurs coupes de fourrage quand d’habitude, une seule récolte n’est possible sur ce secteur où l’herbe disparaît dès les premières chaleurs. Côté céréales, les moissons ont été achevées "la troisième semaine de juillet, quand il a fait chaud, avec des rendements de 80 quintaux en blé, 75 en triticale". Côté maïs, pas d’inquiétude non plus, l’alternance de chaleur, de fraîcheur et de pluies régulières ont embelli le maïs, avec un bon remplissage des épis…

On a 15 jours minimum de retard de maturité.

Analyser l’état de maturité

Pour jauger de l’état de maturité de cette zone très précoce Innoval a pris l’habitude de proposer la première de ses rencontres "matière sèche" à Berric, pour analyser les échantillons que ses adhérents lui apportent. Là, dans la cour de la Cuma la Berricoise, ils sont une dizaine d’éleveurs à échanger en attendant que Davy Dréan, conseiller en élevage, commente l’analyse de trois cannes représentatives de leurs parcelles. Les taux, qu’on échange une fois les analyses faites, confirment le retard pris dans la maturité. À Ambon, les plus mûrs affichent 28-29 %, comme chez Clément Le Pajollec, éleveur laitier. "Au moins, cela donne une idée et un repère", estime le jeune éleveur dont les ensilages débuteront probablement dans une dizaine de jours. Un taux de 25 % à Tréffléan, St Nolff et Theix : "là on est à trois semaines d'ensiler", table Davy Dréan illustrant que "la plante est verte", en faisant couler le jus qu’il extrait en serrant le broyat dans ses mains. "Il faudra refaire une analyse intermédiaire à la fin de la semaine car après le coup de chaud de ce début de semaine puis les épisodes de pluies d’orage, on peut avoir des surprises", conseille le jeune technicien.

Ensilage des maïs

Homogénéité et retard

"Anticiper la qualité du maïs et être dans le bon timing pour ensiler, entre 32 et 35 points", telle est l’ambition de ces analyses et de ces journées matières sèche rappelle Davy Dréan. "Le maïs c’est 12 mois à l’auge. Si on le rate, c’est pour un an", résume-t-il des conséquences à la table d’alimentation. Être à l’optimum de la maturité du grain et de la plante pour offrir la meilleure digestibilité, tel est donc l’enjeu de ces analyses d’où ressort "une plus grande homogénéité des parcelles qu’à l’accoutumé", pointe le technicien. Autre enseignement, "on a 15 jours minimum de retard de maturité".
Et au-delà de 8 à 10 jours, difficile d’être précis dans les prédictions en raison de la variable météo. Aussi, "faut-il être très vigilant. Aller voir dans ses parcelles, l’état des maïs. Et faire analyser pour se faire une réelle idée". Mi septembre, les ensileuses seront très demandées...

Pour retrouver les dates et lieux de ces rencontres : www.innoval.fr.

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