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La bretonne Eureden, coop de référence du bien manger

Fusion de Triskalia et D’aucy entérinée et gouvernance en place : le nouveau poids lourd coopératif breton "100 % Eureden" a présenté sa feuille de route et son ambition : devenir le leader agricole et agroalimentaire du bien manger. Objectif ? Répondre aux attentes sociétales pour améliorer le revenu de ses adhérents et recruter les nouvelles générations.

Grâce à la qualité, les dirigeants d’Eureden, Alain Perrin DG et Serge Le Bartz, président tablent "que la satisfaction du client soit meilleure garantie de revenus pour les agriculteurs".

"Eureden deviendra le leader du bien manger en pratiquant le bien nourrir, le bien élever, le bien cultiver, le bien transformer et le bien vivre", proclame Serge Le Bartz devenu président de la première coopérative agricole et agroalimentaire bretonne, Eureden.

 

100 % Eureden

Dans la lignée des regroupements-fusions-acquisitions à l’oeuvre dans le paysage coopératif français, pour peser plutôt que disparaître, après trois ans de co-construction, les coopératives Triskalia et D’aucy (Cecab) ne font plus qu’une. Un "100 % Eureden" acté lors des assemblées générales extraordinaires des deux entités, en décembre 2020, et une gouvernance désignée dans la foulée, début janvier (voir Terra du 8 janvier dernier), pour mener à bien la feuille de route. L’objectif affiché est la performance économique pour "générer du revenu redistribuable aux agriculteurs", souligne Alain Perrin, directeur général d’Eureden.

Eureden

Des valeurs coopératives qui donnent envie

Avec ses 20 000 agriculteurs, ses 9 000 salariés et ses 3,2 milliards de chiffre d’affaires, "nous sommes attendus", ne cache-t-il pas. Et notamment sur la question du renouvellement. "Avec les départs en retraite qui se profilent, nous allons perdre 1 000 adhérents par an d’ici 10 ans", situe de la mécanique des âges, Serge Le Bartz. Devenir la coopérative "de référence des agriculteurs", impliquera des passages obligés : "rendre possible le projet personnel de chaque agriculteur par une meilleure individualisation des services". C’est aussi pour son directoire, "une juste et stable rémunération des agriculteurs", avec une gouvernance "ouverte, participative et transparente" mais qui sera progressivement "renouvelée, féminisée, et permettant l’avenir des jeunes qui feront l’avenir d’Eureden", poursuivent ses dirigeants dans leur profession de foi. Et si les instances dirigeantes prévoient de "passer au crible de la performance nos organisations", ce sera "sans PSE", (plan de sauvegarde de l’emploi ndlr), promet Alain Perrin sur l’optimisation en vue.

Être la coop de référence et de préférence.

Objectif qualité

Pas question non plus de revenir sur la polyvalence historique du groupe sur laquelle Eureden entend se développer et atteindre à sept ans, le cap des cinq milliards d’euros de chiffre d’affaires, à l’instar de ses voisines Agrial et Terrena. "Notre ambition n’est pas d’être les premiers en termes de volumes ou de chiffre d’affaires mais un groupe dont la grande qualité est reconnue par les consommateurs, les fournisseurs, les distributeurs", cadre Serge Le Bartz. Pour la coop qui entend être celle "de référence et de préférence", les ambitions de croissance sont claires, tout comme les relais qui devraient permettre d’y parvenir. La stratégie a été précisée.

 

Les relais de croissance

Ainsi, le groupe s’appuiera sur son portefeuille de marques, connues et identifiées (telles D’aucy ou Paysan Breton). Il entend les développer pour en proposer d’autres "leaders dans l’agroécologie ou le bio", le tout en expliquant "ce qui est fait sur la différenciation qualitative", via la réduction des phytos, le bien-être animal et par la généralisation de la certification HVE. La maîtrise de la transformation reste de mise. "90 millions d'euros continueront d’être investis jusqu’en 2023 pour moderniser nos 60 usines, 70 millions d'euros ensuite", prévoit Alain Perrin. Et de s’appuyer aussi sur une nouvelle relation amont-aval. Notamment avec la GMS, "notre premier client. La grande distribution s’est construite sur un modèle de prix bas, il faut arrêter cette spirale infernale pour une juste rémunération", plaide Serge Le Bartz qui mise aussi sur l’innovation avec "les nouveaux réseaux de distribution, circuits courts , vente directe, e-commerce… C’est le projet "Le Récolteur" dans nos réseaux Point Vert et Magasin Vert (300 magasins ndlr)", illustre Alain Perrin. Mais c’est surtout vers l’international que le groupe Eureden porte ses ambitions de développement, "à commencer par le marché européen". Ceci en se basant sur Globus, sa marque "très connue dans les pays de l’Est", ses usines basées en Espagne et Hongrie et sa présence commerciale dans une trentaine de pays, indiquent ses dirigeants avec, en prévision, "des acquisitions significatives".

 

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