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Locus Solus, la petite maison d’édition qui monte...

Créée il y a maintenant neuf ans, Locus Solus se fait peu à peu sa place dans le monde de l’édition, à raison de 40 à 45 ouvrages publiés par an. Avec une prédilection pour la nature et la Bretagne, mais pas que...

"Nous avons désormais plus de 300 titres au catalogue". Fondée par Sandrine Pondaven et Florent Patron, la maison d'édition Locus Solus a parcouru un beau chemin, en presque 9 ans d’existence ! À raison de 40-45 ouvrages publiés par an, elle fait désormais partie des dix plus gros éditeurs de Bretagne. Généraliste, avec des romans et des BD, des beaux livres et de la littérature jeunesse, de la peinture et des photos, de l’histoire et du tourisme..., elle avoue un faible pour la Bretagne, la mer et la nature.

 

À Lopérec puis Châteaulin

D’abord basée à Lopérec (29), elle a rejoint Châteaulin, à quelques kilomètres de là, il y a trois ans et demi. "L’équipe s’étoffait, nos stocks de livres aussi… Là bas, on manquait de place, se souvient Sandrine Pondaven. Ici, on dispose d’un showroom où exposer tous nos livres, de bureaux, de place pour recevoir les auteurs…". Et même si les trois quart des ouvrages sont directement livrés chez leur distributeur, une grande pièce, à l’arrière du bâtiment, permet de stocker quelques palettes, histoire de pouvoir répondre à des commandes sur place ou sur Internet.

 

Une année compliquée

"Les 12 derniers mois ont été un peu compliqués", reconnaît, à demi-mots, la directrice administrative et commerciale. Le premier confinement, en mars 2020, sonne la fermeture des librairies. "En fait, c’est toute la chaîne du livre qui s’est arrêtée, jusqu’aux distributeurs". Les ventes sur Internet ? "Elles ont surtout profité aux best-sellers".
Mi-mai, une fois les magasins ouverts, salons du livre et dédicaces d’auteurs ne redémarrent pas. "Eux aussi génèrent des ventes. Et nous avons senti la différence". Pour autant, la maison d’édition fait le pari de la reprise de la lecture et continue à sortir de nouveaux ouvrages, "mais un peu moins que d’habitude". Et l’été a permis de rattraper un peu du retard. "Il y a eu beaucoup de touristes en Bretagne. Et les librairies ont plutôt bien fonctionné". Pour mieux se faire connaître, la maison d’édition a mis l’accent sur la communication sur son site Internet et sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, YouTube…, et embauché une alternante. "Notre rayonnement s’est accru. Et nos ventes sur Internet ont été multipliées par 4".

 

La Bretagne, un atout

Nichée "au bout du bout" de la Bretagne, Locus Solus veut voir son implantation comme un atout. "On a moins de concurrence, souligne Sandrine Pondaven. Et la Bretagne, que tout le monde situe, a une forte identité". Pour certains de ses ouvrages, la maison d’édition se donne les moyens de toucher un public national, qui représente désormais 30 % de ses ventes. Des atouts qu’elle a pu détailler en 2018 à Françoise Nyssen, alors ministre de la culture. Invitée par Richard Ferrand au festival des Vieilles Charrues, à Carhaix, elle échange pendant une heure dans les locaux de Locus Solus avec un auteur, un libraire indépendant, une élue à la culture... "Elle vient de l’édition, comme nous. Elle nous a donnés quelques conseils sur la gestion d’une maison d’édition".

 

Made in France

"On aime bien travailler en direct, avec quelqu’un qu’on aime bien". Si Sandrine Pondaven et Florent Patron ont tous deux quitté leur emploi pour créer leur propre maison d’édition, c’est aussi pour faire vivre leurs valeurs, au premier rang desquelles figure le Made in France, "voire in Bretagne". Et c’est ainsi que le plus souvent, l’imprimerie est finistérienne ou vendéenne. "C’est plus cher mais bien plus souple, avec un réassort plus facile, par exemple". De même, le papier est recyclé ou certifié PEFC, garantissant une gestion durable de la forêt, l’impression labellisée elle aussi durable.
"Les livres numériques se développent aussi peu à peu, note Sandrine Pondaven. Bien souvent, ce sont les gros lecteurs, ceux qui aiment les livres papier, qui vont choisir une version numérique pour lire dans le train, lors de leur départ en vacances, par exemple". Une petite révolution dans les maisons d’édition, mais qui leur simplifie la vie. "La gestion du stock est complexe et la logistique coûte cher". Mais si certains éditeurs réalisent déjà 25 % de leurs ventes en numérique, le livre papier a encore de beaux jours devant lui ! "Je suis résolument optimiste ! On assiste à la création de nouveaux points de vente. Et on continue à toucher de nouveaux lecteurs".

 

 

Plantes à baies et petits fruits

Locus Solus maison d’édition

Hervé Guirriec, professeur retraité de l’école d’agriculture du Nivot, et Jean-Yves Kerhoas, producteur de lait en retraite, signent là leur 7e ouvrage, après avoir détaillé les fleurs sauvages, les plantes mellifères, les fleurs du potager ou les plantes aromatiques. Cette fois, du l’aubépine au sureau en passant par l’arbre à bonbons, le lierre ou le chèvrefeuille, ils présentent plus de 70 plantes aux baies savoureuses ou toxiques. Et comme à leur habitude, nous fournissent mille et un détails sur leurs origines, leurs noms, la façon de les cultiver, leur intérêt botanique, culinaire, médicinal... Un vrai régal ! (144 pages -  plus de 130 photos - 12,90 E)

 

Hortensia, plante symbole

Locus Solus maison d’édition

rônant en bonne place sur les cartes postales représentant la Bretagne, l’hortensia est ici une plante liée à la pierre, celle des chapelles ou des vieux murs. Originaire du Japon, elle n’a pourtant été introduite en France qu’il y a trois siècles, se cantonnant d’abord à la serre et au salon, avant de passer au jardin.Dans cet ouvrage richement illustré, Yves-Marie Allain, ingénieur horticole et paysagiste, revient d'abord sur l’arrivée de l’hortensia en France et sur la façon dont la Bretagne s’est peu à peu approprié cette plante, jusqu’à en faire l’un de ses symboles. Puis il dévoile quelques conseils pratiques pour choisir ses variétés, savoir où les planter, comment les entretenir, les tailler... (128 pages  - 14,90 E)

 

Mémoires d’outre-haine

Locus Solus maison d’édition

Ancien maire de Saint Coulitz (29), secrétaire d’État de François Mitterrand avant d’être élu conseiller général, conseiller régional puis député, Kofi Yamgnane s’est aussi présenté deux fois aux élections présidentielles au Togo, où il est né en 1945. Dans cet ouvrage, illustré par quelques-uns des courriers reçus tout au long de sa carrière politique, un véritable "musée des horreurs", il expose sa réflexion sur le racisme, qu’il a subi au quotidien, un sujet d’actualité à l’heure du Black lives matter aux Etats-Unis. En 52 courts chapitres, comme autant de semaines dans une année, il revient aussi sur son parcours, sur "ce que la France a produit de pire et de meilleur". (272 pages - 22 E)

 

Mes années 70, cliches de campagnes

Locus Solus maison d’édition

Musée de Pont-Aven, musée départemental breton de Quimper, musée bigouden de Pont L’Abbé, musée des Beaux arts de Brest, musée Mathurin Méheut de Lamballe… : régulièrement Locus Solus co-édite des ouvrages lors d’expositions. Cette fois, c’est avec l’écomusée de la Bintinais (35), que sort un livre retraçant les profonds changements dans les campagnes bretonnes au tournant des années 70, vus, racontés et analysés au gré de photos d’albums de famille inédits. De quoi faire naître, selon l’âge du lecteur, nostalgie ou curiosité et donner l’envie d’aller voir une expo en place depuis quelques mois déjà et qui ouvrira ses portes dès que les conditions sanitaires le permettront. (96 pages - 8 E)

 

 

 

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