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Porc : un nouveau président pour Evel’Up

Décalée pour cause de Covid, l’assemblée générale d’Evel’Up s’est tenue le 28 septembre dernier. Réuni dans la foulée, le conseil d’administration a élu Philippe Bizien à la tête du groupement de producteurs de porcs en remplacement de Guillaume Roué, qui devient président délégué. Ils seront épaulés par David Riou, élu premier vice-président.

De gauche à droite : Guillaume Roué, président délégué d’Evel’Up, David Riou, premier vice-président, Thierry Gallou, directeur, Philippe Bizien, président, (au second rang) Jean Coz, Christine Touzé et Yannick Clequin, présidents des sections territoriales.

"Le moment est venu de tourner la page". Plus de 30 ans après avoir été élu à la tête de sa coopérative, et deux ans après la fusion des groupements Prestor et Aveltis, Guillaume Roué vient d’être remplacé à la présidence d’Evel’Up par Philippe Bizien. "C’est une transition en douceur", analyse le producteur de porcs à Landunvez (29), jusque-là président délégué, un poste qui revient à Guillaume Roué jusqu’à la prochaine assemblée générale du groupement, puisqu'il ne compte pas solliciter le renouvellement de son mandat d’administrateur. Et David Riou, éleveur à Plouvorn (29) et jusqu’à présent fortement impliqué dans la communication, devient premier vice-président.

 

Les investissements à la hausse

"Les éleveurs de porcs ont souffert pendant trop longtemps. Mais aujourd’hui, leur situation s’améliore", note Guillaume Roué. Et avec un prix moyen flirtant avec les 1,50 €/kg au Marché du porc breton en 2019, les projets de construction ou de rénovation des bâtiments sont nombreux à voir le jour. "L’an passé, nos adhérents ont construit 23 000 places d’engraissement, dont 3 250 en bâtiments alternatifs et 8 000 places de post-sevrage, pour un investissement global de 20 millions d’euros, calcule Thierry Gallou, le directeur d’Evel’Up. Ils ont déposé 115 dossiers d’ICPE et 90 permis de construire, monté 22 projets en énergie : méthanisation, panneaux photovoltaïques, trackers…".
Les investissements concernent aussi la biosécurité, remise sur le devant de la scène par la FPA, la fièvre porcine africaine. "Il va falloir "bunkériser" sanitairement les sites de production. Tous nos éleveurs ont été formés".

Nous avons trois défis majeurs à relever.

10 études R & D

Il y a deux ans, au moment de la fusion, la nouvelle coopérative a voulu se doter, en interne, d’un outil Recherche et développement, dans lequel sont impliqués une quinzaine d’éleveurs. Organisées autour de trois thèmes, coût de revient, attentes sociétales et innovation, les premières études ont rendu leurs conclusions et sont prêtes à être appliquées en élevage. "Elles concernent les matériaux manipulables, les cases liberté en maternité, l’arrêt de la caudectomie, la qualité de la soupe et l’éclairage en engraissement", énumère Thierry Gallou. Une dizaine de nouvelles études sont déjà lancées. "Car nous avons trois défis majeurs à relever, note Philippe Bizien. Rester compétitifs par rapport aux autres bassins de production, transformer les contraintes réglementaires en opportunités, et répondre aux attentes du consommateur, pour se démarquer dans un marché concurrentiel".

 

Installer demain

"Beaucoup d’éleveurs arrivent à l’âge de la retraite". Pour faire face au défi du renouvellement des générations, Evel’Up a organisé, l’an passé, un forum à destination des futurs cédants et de jeunes intéressés par l’installation. "Et nous avons quelques belles réussites à notre actif".
Si le groupement a enregistré l’arrivée de 25 nouveaux éleveurs l’an passé, ces transmissions d’exploitations se réalisent désormais, le plus souvent, en-dehors du dispositif des installations aidées, qui ne leur offre que peu d’avantages et un cadre trop contraint. "Les transmissions s’apparentent plutôt à des cessions de PME. Et nous nous sommes rapprochés des CCI pour trouver des solutions adaptées". Et pour répondre à un besoin de sécurisation de ces repreneurs, la coopérative réfléchit à la contractualisation. "Il sera nécessaire de modifier notre mode de commercialisation dans les années à venir, estime Guillaume Roué. Les partenaires de la filière devront aussi s’engager".

 

 

Evel'Up en quelques chiffres

- 687 millions d’euros de chiffre d’affaires
- 4 millions de porcs charcutiers
- 150 000 porcelets
- 45 000 animaux de réforme
- 25 000 reproducteurs Axiom et Choice
- 66 000 t de matières premières négociées
- 60 000 t de céréales collectées
- 830 adhérents
- 170 salariés

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