Aller au contenu principal

Agri Deiz, une édition virtuelle, un intérêt bien réel pour l’agriculture !

Pas question, pour les organisateurs d’Agri Deiz, d’annuler cette année encore le festival de l’agriculture et de l’élevage finistérien. Les rassemblements étant toujours interdits, c’est en live que s’est tenue cette édition un peu spéciale. Un pari risqué mais gagnant puisqu’à l’heure du bilan, samedi soir, plus de 5 000 visiteurs s’étaient déjà connectés, avant les rediffusions sur Facebook et Tébéo.  

Pour cette édition un peu spéciale, Agri Deiz a diffusé près de 10 heures d’émissions, en direct depuis le parc des expositions de Quimper.
© Agence Atil

L’an passé, c’est la mort dans l’âme que les organisateurs d’Agri Deiz avaient dû reporter puis annuler le festival de l’agriculture et de l’élevage. "Pas question de revivre ça une seconde année", estime Hélène Le Roux qui se démène pour trouver une autre solution, alors que les contraintes sanitaires interdisent, à nouveau, une édition en présentiel.

10 heures de direct

C’est donc en live, sur les réseaux sociaux, que s’est déroulé Agri Deiz, le 13 mars dernier, pour près de 10 heures de direct depuis le parc des expositions de Quimper. Cultures, élevage, accueil à la ferme, innovations …, c’est toute la diversité de l’agriculture finistérienne qui s’est dévoilée tout au long de la journée, à partir de vidéos, de tables rondes sur le plateau… "Une édition rendue possible grâce au soutien sans faille de nos partenaires, dont Quimper Bretagne occidentale", tient à souligner la présidente d’Agri Deiz. "C’était pour nous une évidence d’accompagner, cette année encore, le festival", affirme Isabelle Assih, maire de Quimper et présidente de la communauté d’agglomération. "Agri Deiz est une vitrine de l’agriculture finistérienne, renchérit Hervé Herry, vice-président en charge de l’économie. Et avec ses 5 700 exploitations, ses 13 000 emplois directs et un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards d’euros, c’est une force, l’un des piliers de notre économie départementale".

Une web série

"Nous voulions garder le contact avec le grand public", avance Hélène Le Roux pour expliquer sa volonté farouche de maintenir une édition 2021, coûte que coûte. Et tout au long de la journée, il a pu poser ses questions en direct, trouvant toujours un agriculteur pour lui apporter une réponse précise. Un format qui a su séduire puisqu’à l’heure du bilan, samedi soir, plus de 5 000 personnes s’étaient connectées au live, via Facebook.

Si l’on y rajoute la web série Terres d’avenir(s), forte de quatre épisodes déjà sur Youtube, "et financée grâce au soutien du Crédit agricole", ce sont plus de 28 000 personnes qui ont été touchées. "Plus que lors d’une édition "physique", qui rassemble aux alentours de 20 000 personnes, à Morlaix comme à Quimper", souligne Hélène Le Roux. Sans compter que l’aventure continue, avec la rediffusion du live sur Facebook et Youtube. "Et à partir des enregistrements, Tébéo va maintenant décliner une trentaine d’émissions, diffusées jusqu’au mois d’août". L’occasion de mieux faire connaître l’agriculture départementale, "avant de revenir, dès l’an prochain j’espère, à une édition physique. Les agriculteurs ont besoin de se retrouver, d’échanger".

Et un Sistrojito, un !

A 18h30, c’est par un apéritif convivial qu’Agri Deiz a décidé de clore cette édition un peu spéciale. Et après avoir sublimé le porc à l’heure de midi grâce à deux chefs, c’est le cidre AOP Cornouaille qui a été mis à l’honneur, en invitant Claude Goenvec, de la cidrerie Menez Brug, à Fouesnant, et Erwan Gire, patron du Sistrot, à Quimper. Si le premier a présenté son activité, 200 000 bouteilles de cidre vendues par an, dont la moitié en crêperie, et 40 000 bouteilles de jus de pomme, le second a détaillé les atouts du cidre. "Boisson peu alcoolique et peu calorique, il attire de nouveaux consommateurs, dont les femmes". Avant de révéler les secrets du Sistrojito, le cocktail phare de son bar à cidre. "De la menthe fraîche et du jus de citron, que vous allez écraser avant d’ajouter de la glace pilée, un trait de sirop de gingembre, de l’eau pétillante, du cidre et de la Gwen". Cette eau de vie de cidre blanche qui remplace les alcools forts dans les cocktails "et permet d’attirer une clientèle plus jeune".

 

 

Encadré

 

 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

"Sur les engrais azotés, je ne lâcherai pas"
Déçue sur les dossiers des néonicotinoïdes et du glyphosate, la députée finistérienne LREM Sandrine Le Feur se dit déterminée à…
La méthanisation, bonne pour la planète ?
Eau, air sol…, quels services ou pas, leur sont rendus par la méthanisation agricole ? Vaste question que celle des aménités et…
Des légumineuses bretonnes dans nos assiettes
Graines de pois chiche, haricot rouge, pois et lentille corail sont un bienfait pour l’alimentation humaine et constituent aussi…
La région prend position sur la future PAC
La crise Covid a remis sur le devant de la scène l’importance d’une production agricole locale, ainsi que l’apport de l’…
A Moëlan, le projet de reconquête des friches contesté par le SDPPR
A Moëlan sur Mer, la municipalité a commencé à rendre à l'agriculture une partie des 500 ha de friches que compte la commune, via…
Elevage bio cherche repreneur
A l’occasion du cap symbolique des 1 000 fermes bio en Finistère, le Gab tire la sonnette d’alarme : en bio aussi, le…
Publicité