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Aurora Nir : un laboratoire d'analyse à portée de main

Le concept de l'Aurora Nir, analyseur à spectre large portatif, est de déporter la capacité d'analyse d'un laboratoire sur le terrain, notamment dans les exploitations agricoles. L'utilisateur scane différentes matières, qui sont analysées en temps réel, et retranscrite sur un écran. Il est ensuite possible d'adapter ses choix techniques, sans être pénalisé par un délai d'attente qui peut avoir des retombées économiques importantes.

L'utilisateur scane différentes matières, qui sont analysées en temps réel, et retranscrite sur un écran. Par exemple, si l'agriculteur repère une hausse significative de son taux d'azote dans un de ses silos, il peut réagir immédiatement.

Analyser ses produits directement sur son exploitation, en temps réel, et sans passer par un laboratoire... c'est possible ! Fourrage, lait, céréales, l'Aurora Nir de l'entreprise Photon Lines peut analyser quasiment tout se qui se trouve sur son passage. "La philosophie de l'Aurora est de reproduire les mêmes calculs que son grand frère "Zeiss" - analyseur de spectre large, très imposant, disponible uniquement dans les usines - en miniature pour faciliter son transport et donc son usage", explique Eric Giummarra, responsable du pôle industrie chez Photon Lines. Essai sur le terrain, analyse de parcelles avant récolte, calcul du taux d'humidité, qualité de la fibre, fertilisation, taux de graisse dans la viande, qualité du compost..., les champs d'utilisation sont nombreux. "Grâce à cet outil, l'utilisateur gagne du temps et peut optimiser ses décisions en ayant des données fiables en temps réel. Par exemple, si l'agriculteur repère une hausse significative de son taux d'azote dans un de ses silos, il peut réagir en instantané, sans devoir attendre les résultats du laboratoire", assure le développeur.

Notre analyseur contient 256 diodes quand d'autres prestataires proposent des outils à 50 ou 100 diodes. Notre technologie permet d'affiner les résultats.

Aurora Nir

Comment ça marche ?

L'analyseur de spectre fonctionne grâce à un prisme qui renvoie la lumière, en arc-en-ciel, à une barrette recouverte de diodes. Celles-ci analysent la lumière, jusqu'à l'infrarouge. L'Aurora se veut plus précis que ses concurrents sur le marché, comme l'explique Eric Giummarra : "Notre analyseur contient 256 diodes quand d'autres prestataires proposent des outils à 50 ou 100 diodes. Notre technologie permet d'affiner les résultats. L'utilisateur peut "scanner" plusieurs fois son produit, il trouvera toujours les mêmes données. Ce qui n'est pas le cas avec des outils moins onéreux mais aussi moins précis". La lecture du spectre est une chose, reste encore à le faire correspondre avec des valeurs qui composent la matière. En effet, avant la première utilisation, l'analyseur doit être calibré, dans un laboratoire ou une entreprise spécialisée, pour une matière précise (lait, fourrage,...). Le prix par calibration oscille entre 700 et 800 euros. Ensuite, l'utilisateur peut procéder à autant de tests qu'il le souhaite. "Notre outil donne la valeur exacte de l'échantillon testé. Chaque test peut-être exporté en fichier PDF, auquel il est possible d'ajouter une photo, des coordonnées GPS et de le synchroniser sur le smartphone de l'utilisateur".

 

Pour qui et à quel prix ?

L'achat d'un Aurora se pense plutôt en collectif. Vendu un peu moins de 20 000 euros l'unité, l'outil reste onéreux pour un utilisateur individuel. Se prêtant à des besoins multiples, il peut être acheté en Cuma pour le suivi des cultures, des conditions de stockage des fourrages et des céréales, la composition du compost..., mais aussi par des laiteries souhaitant faire des analyses au tank avec résultats immédiats ou encore dans l'agroalimentaire pour vérifier la préparation des pâtes pour les biscuits... Autre point crucial, la calibration de l'outil pour une matière se paie à l'unité. Certaines entreprises proposent des forfaits pour calibrer plusieurs matières. "Il faut veiller à faire le calibrage dans une région précise pour certaines matières. S'il n'y a pas de divergence sur un produit comme le lait, il en est tout autre sur des fourrages comme le maïs, en fonction qu'il soit semé en Finistère ou en Sarthe", précise Eric Giummarra. Assez peu développé en France, l'Aurora a reçu un bon accueil dans les pays européens, notamment en Espagne et en Allemagne.

 

Photon Lines : une société multi-tâches

Photon Lines

Photon Lines est un groupe dont la vocation est de fournir des solutions optiques innovantes pour la recherche, l’industrie, la sécurité et les télécoms. Après une création en 2001 en région parisienne, les deux fondateurs bretons déplace leur siège social à Saint-Grégoire (35). "La Bretagne est une terre accueillante pour les petites entreprises comme Photon Lines qui compte 25 salariés. Nous avons plus facilement accès à des locaux et à des subventions pour nos recherches", explique Eric Giummarra. Composée en grande majorité de doctorants et d'ingénieurs, l'entreprise progresse dans quatre domaines d'expertises aussi divers que techniques. Très loin de l'agriculture, certains salariés travaillent par exemple avec la police scientifique sur l'analyse de scènes de crime ou sur les contrefaçons de médicaments !

 

 

Un produit "tout-terrain"

 

Aurora Nir

L'innovation de la société Photon Lines est d'avoir su miniaturiser un outil avec une capacité d'analyse très fine mais trop imposant pour sortir à l'extérieur. La technologie de l'analyseur "Zeiss", présent dans les usines, se retrouve dans un outil qui tient dans la main.

Au-delà de l'aspect volume, l'Aurora contient :
- un ordinateur,
- un analyseur de spectre couplé à un éclairage puissant ,
- un écran tactile,
- une batterie avec une autonomie d'une demi-journée,
- un système anti-choc,
- une étanchéité,
- et une résistance aux températures extrêmes.

 

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