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Bretagne Viande Bio : "Garantir une bonne rémunération des éleveurs"

Quatre cents éleveurs se sont engagés pour constituer cette Sica qui agrège également distributeurs et transformateurs. L’enjeu pour Bretagne Viande Bio (BVB) : "garantir une bonne rémunération des éleveurs". Pour y parvenir, dans un secteur de plus en plus concurrentiel, l’accord "commerce équitable" avec Biocoop.

L’activité en progression de 4 % cache quelques disparités. À la hausse : les bovins (près de 6 000, +4 %), tout comme l’agneau (près de 3 000 têtes, +15 %) ou le veau (5 730, +8 %).

Porcs, bovins, agneaux, veaux, lapins, "près de 600 éleveurs ont travaillé avec nous, dont 398 adhérents et 47 ont adhéré à BVB", situe, sur la période 2020/2021, Franck Rougale directeur de BVB. Le chiffre d’affaires se situe à 12 703 000 euros, en hausse de près de 4 % sur ce dernier exercice. Avec des transformateurs, dont le principal Montfort, et des magasins, adhérents aussi à la structure, BVB ne cache ni sa volonté de développer l’agriculture biologique sur le territoire breton, ni celle de valoriser la production de ses adhérents. Ce, pour "pérenniser une production de qualité en sécurisant les débouchés", résume Franck Rougale de la philosophie de cette filière, créée voilà trente ans au Faouët (56).

On a besoin de sécurisation pour se projeter sinon...

Boom du steak haché

Avec un volume portant sur près de 2 550 tonnes, consolidé, l’activité en progression de 4 % cache quelques disparités. À la hausse : les bovins (près de 6 000, +4 %), tout comme l’agneau (près de 3 000 têtes, +15 %) ou le veau (5 730, +8 %). Moins dynamique, la production en porcs a fléchi de 10 % avec 4 500 porcs commercialisés. Reste en bovin le difficile jeu d’équilibre matière, avec "un steak haché dont l’engouement ne se dément pas. Cela précipite la filière vers une tendance de transformation. C’est devenu le produit de base quand auparavant il était issu des morceaux qu’on ne pouvait valoriser en pièces. Aujourd’hui, c’est l’inverse", constate ce spécialiste qui déplore que, face à une consommation stagnante, "même les arrières de bovins allaitants ont du mal à être valorisés en piécés".

Reste en bovin le difficile jeu d’équilibre matière avec "un steak haché dont l’engouement ne se dément pas".

Voir plus loin

"On essaie de trouver des solutions pour atteindre cet équilibre afin que les éleveurs continuent de façon sereine et perenne, leur activité". C’est tout l’enjeu de la contractualisation sur du long terme. "Nous étions plus sur des accords de confiance auparavant. Nous avons signé un accord commerce équitable pour la fourniture de steaks hachés et de piécés de bœuf pour les plateformes d’approvisionnement Biocoop sous le label bio équitable en France, fin juillet", décrit Franck Rougale. Quatre acteurs y sont engagés : le groupement BVB, Jean Chapin, Montfort Viande et le réseau Biocoop. Une contractualisation sous ce label Bio équitable, dont la présentation faisait l’objet d’une partie de l’assemblée générale, le 8 décembre dernier à Ploërmel (56), devrait se poursuivre en 2021/2022. La loi Egalim 2 y pousse : consolider et sécuriser en contractualisant. Reste désormais à "fixer des coûts de production et établir des références avec des indicateurs factuels pour garantir la bonne rémunération", ont appuyé les acteurs de cette filière.
Plus que l’augmentation des volumes, "tel est notre enjeu principal avec le tassement des conversions. On a besoin de sécurisation pour se projeter, sinon, il n’y aura pas de repreneurs".

 

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