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Caté : Récup mesure les risques d’érosion et de transfert de phytos

Mis en place depuis un an au Caté, à Saint Pol de Léon, l’essai Récup compare, dans des parcelles en pente, les risques d’érosion et de transferts de produits phytosanitaires de plusieurs itinéraires culturaux en échalote.  

Le 17 juin dernier, le rallye échalote, organisé par la chambre d’agriculture, a été l’occasion, pour les producteurs présents, de découvrir l’essai Récup. Mis en place à la station expérimentale du Caté, à Saint Pol de Léon, il compare, sur trois ans, plusieurs itinéraires techniques en culture d’échalotes dans des parcelles en pente, avec récupération des eaux de ruissellement. "Nous voulons mesurer le risque érosion ainsi que le transfert de produits phytos, herbicides et fongicides principalement", indique Jean-Michel Collet, du Caté.

4 itinéraires différents

A côté de l’itinéraire de référence, utilisé majoritairement dans la zone légumière, une modalité fait l’impasse sur l’anti-mildiou, en utilisant une variété résistante. "Pour augmenter la perméabilité du sol et la rétention en eau, nous testons aussi le sarclage et le barbuttage des allées, avec impasse sur le désherbage chimique". Enfin, pour freiner l’écoulement de l’eau et éviter l’érosion, un ray-grass a été implanté entre les allées. "S’il est possible d’enlever le plastique après culture quand les allées sont propres, là, ça va être plus compliqué", reconnaît Jean-Michel Collet. Le Caté a donc décidé d’utiliser, dans ce cas, un paillage biodégradable.

Du plastique biodégradable

"Jusqu’à présent, en échalote, les essais ont été décevants", rappelle Claire Gouez. Si le paillage biodégradable est couramment utilisé pour la culture du potimarron, en faible épaisseur, 16 microns, pour réduire le coût, le cahier des charges n’est pas le même en échalote ! "Il faut un plastique qui résiste à l’arrachage manuel dans un premier temps, puis à la récolte mécanique, sans que l’on retrouve de plastique au silo", précise la conseillère légumes à la chambre d’agriculture. Il faut donc viser un plastique plus épais, proche des 30-35 microns, à la pose plus exigeante. "Il faut que le film ne soit pas trop étiré, qu’il soit posé le matin, et pas trop tôt en saison pour ne pas commencer à se dégrader au moment de la récolte". Et si des essais ont aussi été effectués par les entreprises d’appro, ils n’ont pas tous été concluants. "Des fois, ça marche. Mais pas toujours".

Du plastique recyclable

Le rallye échalote a aussi permis d’aborder avec les producteurs la question du recyclage des plastiques. "Gratuit au départ, le coût ne cesse d’augmenter, tout comme les exigences des entreprises de recyclage, constate Claire Gouez. Mais nous n’avons pas le choix : il en va de l’image du produit". Les entreprises demandent un plastique propre, avec moins de 50 % de déchets, ce qui correspond approximativement à une collecte de moins de 500 kg/ha. "Quand l’été est sec, plus de la moitié des surfaces respectent ce critère, calcule la conseillère. Mais en année humide, c’est nettement plus compliqué". La chambre d’agriculture a d’abord planché sur l’amélioration du matériel de soulevage des bâches et teste maintenant une souleveuse équipée d’une soufflerie. "Un projet d’usine est à l’étude dans le Sud de la France pour nettoyer des plastiques souillés, rajoute Hubert Le Nan, le président de la section échalote du Cerafel. Quand il est propre, le coût du recyclage divisé par deux". Affaire à suivre...

 

 

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