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Diversifier et oser de nouvelles cultures

Que ce soit par intérêt technique ou économique, par nécessité, par goût du challenge, ou encore pour répondre aux demandes de vos clients, les raisons ne manquent pas de vouloir introduire de nouvelles cultures dans sa rotation.

La culture du pois chiche

On les appelle cultures de niche, mineures, innovantes : ce sont toutes ces productions qu’on peut parfois vendre via la coopérative, mais dont la valorisation passe le plus souvent par un autre chemin. Voici quelques exemples de celles qui se montrent déjà sur les parcelles bretonnes.
Le chanvre, dont l’huile est consommée en alimentation humaine, occupe les parcelles du printemps jusqu’au mois de septembre, où il est souvent récolté à la même période que le sarrasin. Sa culture est très encadrée : les parcelles doivent être déclarées, et la semence obligatoirement certifiée : les semences de ferme ne sont pas autorisées pour cette culture. La récolte, souvent compliquée par les fibres contenues dans les tiges, donne de 500 à 1 500 kg de graines. La paille peut également être valorisée pour ses fibres.
Les lentilles, qu’elles soient vertes, corail ou encore beluga, comptent parmi les légumineuses traditionnellement produites en Bretagne, mais dont la culture avait pratiquement disparu de notre région. Cultivées seules (dans ce cas, le risque de verse est majeur) ou associées avec une plante tuteur, elles ont un cycle court : semis au mois d’avril pour une récolte de fin juillet à fin août.
Plante adaptée aux climats chaud et sec, le pois chiche peut permettre de valoriser des terres très séchantes. Il présente un port bien dressé, avec des premières gousses implantées assez haut sur la tige. Même sur une parcelle très caillouteuse, sa récolte (à la moissonneuse) ne pose pas de problème. A préférer en secteur précoce : il supporte bien le gel mais son rendement est rapidement impacté par des conditions humides.
De nombreuses autres espèces se font une petite place chez les agriculteurs bretons : haricot sec, tournesol, caméline, quinoa, etc. Pour toutes ces cultures, la première difficulté réside dans l’approvisionnement en semences. La conservation de semence de ferme est d’ailleurs bien souvent de mise après la première année de culture.
Aujourd’hui, ces cultures innovantes, de plus en plus recherchées, sont valorisées en alimentation humaine. De nouveaux acteurs et /ou filières locales se mettent en place pour répondre à la demande des consommateurs. Les perspectives de développement sont donc optimistes.

En savoir plus

Deux formations proposées par la chambre d’agriculture pour aller plus loin : l’occasion pour vous d’en apprendre un peu plus sur ces différentes espèces : marché, itinéraires techniques, points de vigilance, valorisation et prix de vente.
- 18 novembre à Rennes : informations, inscriptions auprès de Soazig Perche au 06 22 53 21 35, soazig.perche@bretagne.chambagri.fr
- 19 novembre à Bignan : informations, inscriptions auprès de Caroline Cocoual, au 06 32 42 62 15, caroline.cocoual@bretagne.chambagri.fr

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