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Engraissement de JB : mais comment font les Italiens ?Bon nombre de broutards Blonde d'Aquitaine produits en Bretagne sont vendus en Italie. 38 éleveurs sont allés voir sur place comment font les Ita

Bon nombre de broutards Blonde d'Aquitaine produits en Bretagne sont vendus en Italie. 38 éleveurs sont allés voir sur place comment font les Italiens pour que l'engraissement soit rentable chez eux.

Organisé par le syndicat Blond, un voyage d'études s'est rendu dans la région du Piémont, en Italie, début septembre. "Nombre de broutards Blond d'Aquitaine produits en Bretagne sont vendus à l'âge de 7-8 mois pour être engraissés en Italie, constate André Tanguy, le président du syndicat, qui regroupe Finistère, Côtes d'Armor et Morbihan. Nous voulions aller voir pourquoi l'engraissement est rentable chez eux, malgré le surcoût du transport. Et à quelles conditions il pourrait le devenir chez nous".

 

Des ateliers de 1 000 places

Première surprise : la taille des élevages ! "La rentabilité des ateliers d'engraissement est directement liée au poids de viande sorti par UTH, analyse Raymond Barré, conseiller viande bovine à la chambre d'agriculture du Finistère. Et les deux élevages que nous avons visité engraissaient 1 500 JB par an". Dans de tels ateliers, l'organisation du travail est primordiale. La distribution de l'alimentation est donc automatisée ou réalisée seulement deux à trois fois par semaine. Et des chaînes de raclage ont été installées dans les cases pour sortir le fumier.

"Nous n'avons pas vu de système de contention pour manipuler les bovins", rajoute Raymond Barré. En plus de souhaiter des animaux jeunes, bien conformés et à la viande claire, les éleveurs italiens demandent donc à ce que les broutards soient écornés et, si possible, vaccinés. "Ils recherchent aussi des animaux calmes et trouvent les nôtres agités".

 

Des rendements en maÔs exceptionnels

Dans cette région de l'Italie, les rendements de maïs sont exceptionnels, 16 à 20 t de grains/ha, 25 t de MS en ensilage, grâce à un système d'irrigation avec l'eau de la montagne. Mais les exploitations, de taille modeste au vu de leurs troupeaux, achètent à l'extérieur bon nombre de co-produits, rafles de maïs, sous-produits de distillerie... pour nourrir leurs animaux. Et, dans les champs, nulle trace de vaches au pâturage. Car le foncier est hors de prix et doit produire au maximum !

En engraissement, les animaux reçoivent deux rations, croissance et finition, et le GMQ peut dépasser les 1 300 gr/jour. "On a vu un élevage avec un poids d'entrée de 350 kg et un poids de sortie de 685 kg 210 jours plus tard", détaille Raymond Barré. Pour sécuriser leurs prix de vente, les éleveurs contractualisent à l'année auprès de deux ou trois opérateurs : abattoir, GMS... "Comme ça, ils savent où ils vont".

 

Un abattoir ultra-moderne

Les éleveurs bretons ont également été impressionnés par la visite d'un abattoir privé, ultra-moderne et très automatisé. "Actuellement, il abat 300 bovins/jour mais peut monter jusqu'à 800, précise André Tanguy. Et, grâce à des panneaux photovoltaïques, il est totalement autonome en énergie".

Si le Piémont dispose d'avantages concurrentiels certains, il doit aussi faire face à quelques contraintes. Située en zone vulnérable du point de vue de l'environnement, la région voit la réforme de la Pac et la convergence des aides arriver avec inquiétude. "Les DPU sont de l'ordre de 1 500 €/ha". Les normes bien-être en terme de transports n'iront pas non plus sans poser problème. "Et la réglementation sur les produits vétérinaires se durcit".

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