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Et vous ? Pourquoi mangez-vous ?

Si la question peut paraître saugrenue, tant la réponse semble évidente, nous mangeons en fait en réponse à cinq faims. Petit tour d’horizon avec Claire Vaugeois, diététicienne, qui en profite pour délivrer quelques conseils pour manger mieux et atteindre ou conserver son poids de forme sans trop de difficultés.

Un bon petit plat qui a mijoté pendant des heures, des odeurs, des couleurs… et aussitôt l’appétit vient.
© Pixabay

Si nous mangeons, c’est d’abord pour répondre à une faim énergétique. "C’est la faim que nous ressentons physiquement, explique Claire Vaugeois. Celle qui nous procure un creux dans le ventre, des gargouillis, voire des faiblesses. On a du mal à réfléchir, certains sont d’humeur changeante, voire deviennent acariâtres". Pour continuer à fonctionner, notre corps a besoin d’énergie et nous le fait savoir de différentes manières. "Et c’est encore notre corps qui va nous donner une indication sur les quantités à consommer".

 

Manger au bon moment

Et la diététicienne de procurer quelques conseils. "Il faut manger au bon moment, quand on ressent la faim". S’il n’est pas nécessaire de passer à table dès qu’on ressent un petit creux, il ne faut pas non plus attendre de mourir de faim, voire de "tomber dans les pommes", sinon la tentation sera grande de se jeter sur la nourriture et de manger très vite, en ayant du mal à ressentir la satiété.
De même, il faut savoir quand s’arrêter, "quand je me sens bien, avant de me sentir plein, voire d’avoir mal au ventre tellement j’ai mangé, indique Claire Vaugeois. Être attentif à ces signaux de satiété permet de conserver ou de retrouver son poids de forme, en régulant naturellement les quantités ingérées".
Mais si la satiété est un phénomène naturel, que possèdent bébés et enfants, notre éducation a pu, peu à peu, la déréguler. "On nous a incité à finir notre assiette, pour lutter contre le gaspillage. Et on a perdu cette habitude d’être à l’écoute de sa faim". Une astuce ? "Il ne faut pas hésiter à casser les codes ! Vous aimez finir votre repas par un morceau de fromage ? Commencez par ça, ce qui vous permettra de finir quand vous n’aurez plus faim, sans vous forcer à manger encore un peu de fromage".

 

Manger pour se réconforter

La faim nutritionnelle va nous pousser "à mettre de l’huile dans le moteur", image Claire Vaugeois. Au-delà de l’énergie, elle va nous pousser à savoir quoi manger pour éviter déficits et carences. "C’est ce dont le corps a besoin pour fonctionner de manière optimale".
La faim émotionnelle, elle, va nous inciter à manger pour nous réconforter. "C’est un régulateur d’émotions, quand on est triste, stressé, qu’on s’ennuie…, détaille la diététicienne. Certes, ça nous fait du bien sur le moment. Et si ça n’arrive que de temps en temps, pourquoi pas ? Mais si ça prend trop de place dans notre alimentation, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin traitant, un psychologue…, afin de trouver un autre remède".

 

Prendre le temps de manger

Un bon petit plat qui a mijoté pendant des heures, des odeurs, des couleurs… et aussitôt l’appétit vient. Cette fois, il s’agit de la faim sensorielle qui, elle aussi, nous donne envie de manger. "Ce plaisir gustatif fait également partie du rassasiement", affirme Claire Vaugeois. Un dessert est si important pour vous que vous ne vous sentirez pas rassasié avant de l’avoir mangé ? "Aucun souci ! Il faut juste que vous pensiez à lui garder une petite place". Sans oublier de prendre son temps pour manger ! "En étant attentif aux sensations gustatives que vous procure votre repas, vous saurez quand vous prenez moins de plaisir à manger : c’est le moment d’arrêter".
Dernier facteur qui nous empêche de manger à bon escient, la faim de l’esprit est dictée par des messages qui nous dirigent. "Il est midi, il faut que je mange, même si je n’ai pas faim". "Je n’ai plus faim mais il faut que je finisse mon repas par un fruit, car c’est bon pour la santé". "Il faut être à l’écoute de ses envies, de ses sensations, rétorque Claire Vaugeois. Et faire confiance à son corps".

 

Le contexte sanitaire ne permettant plus les regroupements en salle, c’est par visio-conférences que la MSA d’Armorique a décliné cette année ses réunions d’information. Après la gestion du stress, une nouvelle série sur l’équilibre alimentaire s’est tenue courant avril.

 

Et que faire en cas de petit creux ?

"Le grignotage, c’est manger quand on n’a pas faim, rappelle Claire Vaugeois. Même si ce qu’on mange est nutritionnellement intéressant". Ainsi, si une pomme à 16 h n’a aucun intérêt quand on n’a pas faim, une barre chocolatée peut se justifier en cas de petit creux, même si ce n’est pas une collation très adaptée. "Il faut alors se poser la question : pourquoi j’ai faim à 16 h ? Parce que je n’ai pas assez mangé à midi ? Il faut prendre l’habitude d’être plus à l’écoute de ses sensations". Et prévoir, au cas où, des fruits, des fruits secs ou des graines oléagineuses, à condition qu’elles ne soient pas salées.

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