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ETA Guillon-Barbot : l'innovation pour modèle économique

Depuis 1977, l'ETA Guillon-Barbot à Vitré (35) fait de l'innovation sa marque de fabrique avec une philosophie qui se veut simple et efficace : "qu’est-ce que ça rapporte plutôt que qu’est-ce que cela coûte".

Jérôme Guillon, à la tête de la société des travaux agricole Guillon-Barbot à Vitré (35).

Jérôme Guillon, à la tête de la société des travaux agricole, estime que l'innovation se joue sur deux axes : "la première permet de sécuriser le travail et la seconde de gagner en compétitivité". Ainsi, chaque année, le chef d'entreprise investit dans des outils comme l'aide à la conduite, la cartographie, le guidage ou le contrôleur de semis. "Je considère que ces innovations n'ont pas de valeurs commerciales mais elles permettent de sécuriser et contrôler le travail de mes salariés et ainsi de fidéliser nos clients. Grâce à ces outils nous ne faisons pas d'erreur et les clients peuvent vérifier la qualité de nos travaux", explique Jérôme Guillon. Très motivé par les possibilités nouvelles qu'apportent l'innovation technologique, l'entrepreneur investit également dans des outils "permettant à nos clients de réaliser un gain économique ou qualitatif. L'innovation qui m'intéresse c'est celle qui fait gagner de l'argent à nos clients. L'innovation coûte, il faut le pendre en compte. Si on achète un outil pour qu'il fasse zéro, il ne faut pas y aller, la prise de risque est trop grande", estime-t-il.

 

Des sollicitations constantes

Courtisée par toutes les marques, pour chacune de leurs innovations, l'ETA Guillon-Barbot se veut très pragmatique : "les concessions doivent aller plus loin que le discours commercial et nous donner les gains en euros/ha", précise le chef d'entreprise. "Mon métier est de discerner quelles sont les innovations intéressantes pour mes clients et pour cela il faut tester le matériel". Pragmatique donc ! Jérôme Guillon rappelle que c'est le produit restant qui doit être calculé par l'agriculteur au delà des charges. Un choix marqué de l'entreprise qui nécessite un fort investissement de Jérôme pour expliquer les nouveautés et la rentabilité économique de la machine. "Il faut prendre le temps avec chaque client pour expliquer que s'il paie 20 euros de plus pour une prestation, c'est que ça va lui rapporter 60 euros. Ce ne sont pas des données en l'air mais des chiffres vérifiés avec des tests grandeur nature sur plusieurs années qui l'attestent". En effet, lors des négociations avec les concessionnaires, le gérant de l'ETA Guillon-Barbot demande aux marques d'investir avec lui pour tester les machines dans sa zone de chalandise afin d'avoir des chiffres fiables sur lesquels se baser.

Il faut prendre le temps avec chaque client pour expliquer que s'il paie 20 euros de plus pour une prestation, c'est que ça va lui rapporter 60 euros.

Expliquer pour convaincre

Souvent, c'est le premier essai chez le client qui est décisif. Alors pour convaincre, en janvier, l'entreprise organise les journées de l'innovation agronomique. Hors temps de Covid 19, ces événements sont l'occasion de faire la démonstration des nouvelles acquisitions et d'échanger avec les clients sur leurs avantages. "Si la présentation n'est pas liée aux gains économiques, ce n'est même pas la peine de la faire", résume l'entrepreneur. Un discours qu'il réserve aussi aux prêteurs comme le Crédit Agricole. "Notre banque nous fait confiance. Notre modèle est construit sur l'innovation et après une première explication et une enquête sur les besoins potentiels de nos clients, ils nous permettent d'investir dans des outils performants pour améliorer la compétitivité de notre entreprise et celle de nos clients", résume Jérôme Guillon.

 

Le semoir mono-graines précision planting

 semoir mono-graines

Importé des USA et assemblé à Toulouse, le nouvel investissement de l'ETA se veut très complet. Le temps de mise en place des semis est toujours très serré pour maximiser les rendements. Nous avons investi dans un semoir plus rapide qui peut assurer 4 ha/heure au lieu de 2 ha/heure pour les semoirs classiques. Un gain de temps qui se cumule avec une innovation majeure.
Au lieu de tomber par gravité, du doseur jusqu’au sillon, la graine est prise par la courroie compartimentée, juste à la sortie du doseur. Elle est emmenée à vitesse constante puis déposée juste au-dessus du sillon. Ainsi, l’espacement entre graine est parfaitement respecté. Ce terrage garantit une condition de germination optimale et un taux d'émergence de plus de 95 %.
Par ailleurs, selon une cartographie pré-établie, le semoir peut moduler les doses de semis. Nous avons une vision ultra-parcellaire de la culture. En répartissant les semences en fonction des zones de potentiel de la parcelle, les rendements sont plus importants et ce, avec une consommation identique de produit. "Quand elles sont bien maîtrisées, les innovations peuvent être un formidable levier de performances économiques et environnementales", estime Jérôme Guillon.

 semoir mono-graines

 

 

 

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