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Évaluer différentes stratégies de production

Depuis la sortie des quotas laitiers, plusieurs options s’offrent aux éleveurs, dans un contexte de prix du lait et des matières premières fluctuant : augmenter le lait livré, réduire les coûts de production, voire diversifier les ateliers.

Lorsqu’il est possible de produire davantage ou que les marges céréales sont intéressantes, certains éleveurs sont tentés d’intensifier la production par vache. Peut-on alors concilier ce choix avec la triple performance économique (maîtrise du coût alimentaire), sociale (temps de travail, qualité de vie) et environnementale (rejets azotés, GES,…) ? Pour répondre à cette question, une expérimentation a été mise en place à la station expérimentale laitière de Trévarez (chambre régionale d’agriculture de Bretagne, Idele) de 2010 à 2017 pour évaluer l’impact de deux systèmes représentatifs de l’Ouest laitier, basés sur les deux piliers fourragers à disposition des éleveurs : l’un plutôt "maïs" (S1, 15 ares/VL d’accessibilité au pâturage) et l’autre plutôt "herbe" (S2, 40 ares/VL d’accessibilité au pâturage).

station expérimentale laitière de Trévarez

Deux systèmes en parallèle pendant 8 ans

Entre 2010 et 2012, l’exploitation conventionnelle de Trévarez a été progressivement scindée en deux systèmes, nommés S1 et S2, restés séparés jusqu'au 31 décembre 2017. Les deux systèmes comparés S1 et S2 ont été menés en parallèle pendant 3+5 ans, après affectation définitive de vaches laitières et des surfaces. Ils comportaient chacun environ 60 hectares et 60 laitières. Les 3 premières années ont permis la mise en place progressive des rotations. Seuls sont présentés dans ce dossier les résultats des 5 années de croisière.
Les systèmes retenus étaient représentatifs de ceux que l’on peut trouver dans l’Ouest de la France : le premier, nommé S1, a été conduit avec une accessibilité limitée pour le pâturage (15 ares/VL), un fort recours au maïs ensilage et un niveau de concentré permettant l’expression du potentiel animal, tout en maîtrisant le coût alimentaire. Le second système, nommé S2, permettait un large recours au pâturage (40 ares/VL), complété par de l’ensilage de maïs en hiver.
Les vaches présentes lors du démarrage ont été réparties en deux troupeaux de potentiel génétique identique. Les génisses
des deux systèmes ont été élevées ensemble mais réintroduites dans le système de leur mère après vêlage. Les deux troupeaux S1 et S2 ont été conduits en vêlages groupés avec un objectif d’intervalle vêlage-vêlage (IVV) de 12 mois, sur deux saisons de vêlages : soit printemps (mars à mai), soit automne (septembre à novembre).
Les surfaces ont été également définitivement allotées sur la base de leur potentiel de rendement et de leurs caractéristiques (labourables, prairies naturelles, haies, épandabilité lisier et/ou fumier…).
Le bâtiment et les ouvrages de stockage de déjections ont été utilisés par les vaches des deux systèmes.
Toutefois, les quantités de déjections produites par chacun ont été estimées sur la base du temps de présence annuel de chaque troupeau dans le bâtiment. Les quantités de lisier ainsi estimées ont été ré-épandues sur les surfaces de chaque système.
L’ensemble des performances techniques sur les animaux et les surfaces a été enregistré et a servi de base à une évaluation environnementale et économique. Tous ces résultats vous sont restitués dans les pages qui suivent.

 

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