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Finistère remplacement prépare déjà l’été

Pourquoi ne pas profiter des vacances d’hiver pour inciter quelques étudiants en lycée agricole à venir travailler comme agent de remplacement en élevage ? C’est le choix de Finistère remplacement, qui y voit une façon de recruter du personnel pour cet été. Regards croisés d’Antoine Rivoallon, en BTS productions animales au Nivot, et Tanguy Héré, responsable de secteur à Finistère remplacement.  

De gauche à droite : Antoine Rivoallon, étudiant en BTS PA au Nivot, et Tanguy Héré, responsable de secteur à Finistère remplacement
© Chantal Pape

"J’ai envie d’acquérir de l’expérience". En ce frais matin d’hiver, alors que la plupart des étudiants profitent bien au chaud de leurs 15 jours de vacances, Antoine Rivoallon, cotte aux couleurs de Finistère remplacement et bottes aux pieds, est à pied d’oeuvre au Gaec de la Diane, à Milizac.

En seconde année de BTS productions animales au Nivot, ce fils d’éleveur a déjà une idée bien précise de ce que sera sa vie professionnelle. "Après quelques années de salariat, j’aimerais bien m’installer". En attendant, il fait feu de tout bois pour engranger des connaissances. Et c’est l’une des raisons qui l’a poussé à postuler à Finistère remplacement. "En plus des stages en élevage que je réalise pendant me études, ça me permet de connaître, de l’intérieur, des façons de faire différentes".

Une intégration en plusieurs étapes

Ces jeunes qui profitent de leurs congés pour chercher un premier emploi sont une main d’oeuvre bienvenue pour le service de remplacement qui, en ces périodes, doit faire face à un afflux de demandes. Mais pas question pour autant de les mettre en situation d’échec ! "Nous essayons de faire en sorte que tout se passe bien", indique Tanguy Héré, responsable de secteur.

Avant d’être embauchés, les étudiants ou étudiantes rencontrent d’abord la responsable des ressources humaines ou un responsable de secteur, histoire de faire le point sur leurs compétences et de leur présenter ce qu’on attend d’eux. Puis ils passent une journée en élevage, en doublon avec un permanent de Finistère remplacement. "Ca nous permet de leur apprendre quelques ficelles du métier mais surtout de mieux les cerner, de voir s’ils feront l’affaire ou non. Et si oui, de mesurer leur degré d’autonomie pour savoir s’ils peuvent travailler seuls ou s’il est préférable de les affecter dans une exploitation où une autre personne, associé ou salarié, pourra les encadrer". Une démarche qui permet de sécuriser le jeune, qui ne se trouve pas livré à lui-même, et l’exploitation où il interviendra, Finistère remplacement s’étant auparavant assuré de ses compétences.

Un appoint de main d’oeuvre appréciable

"Durant l’été, notre activité croît d’au moins 30 %, note Tanguy Héré. Et c’est aussi l’époque où nos permanents partent en congés". Pour être opérationnel dès début juillet, Finistère remplacement profite donc des "petites" vacances pour mettre le pied à l’étrier à quelques jeunes, élèves de Terminale ou de BTS en lycée agricole, et déjà formés aux travaux de l’élevage durant leurs stages. "Pendant ces vacances, nous en avions cinq rien que sur le secteur de Brest", calcule le responsable de secteur. Un appoint de main d’oeuvre appréciable, Finistère remplacement ayant dû faire face à un surcroît de demandes. "Pas tellement pour des départs en vacances au ski, les remontées mécaniques étant fermées, mais pour des arrêts maladie, nombreux, et des opérations décalées pour cause du Covid".

Si Antoine a déjà postulé pour un emploi durant l’été, il se projette encore plus loin. "En juin, j’aurai fini mes études. Pourquoi ne pas passe quelques années à Finistère remplacement ? Ce sera sûrement très formateur". "Certains jeunes en ont même profité pour trouver l’exploitation sur laquelle s’installer", rajoute Tanguy Héré.

 

 

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