La formation à distance, une façon d' arriver à l'horticulture pour Chloé
Après une carrière professionnelle de secrétaire de direction à Paris, Chloé Gambard prépare son installation en horticulture en Centre Bretagne. Première étape : acquérir compétences et capacité professionnelle grâce à un BTSA en productions horticoles.

Parisienne, avec des origines costarmoricaines, Chloé Gambard était assistante de direction dans un grand cabinet d'audit à Paris il y a seulement quelques mois. Depuis plus de 20 ans, elle exerçait ce métier. Mais pour rejoindre son conjoint résidant en Centre Bretagne, il y a quelques années, elle a décidé de tourner une page et d'entamer un nouveau projet professionnel. "Il n'y a pas trop de postes similaires au mien en Bretagne et j'avais envie de faire autre chose", raconte-t-elle à quelques mois de son installation près de Callac. C'est ainsi que dans un cadre verdoyant aux antipodes de l'agitation parisienne, elle veut se dédier à l'horticulture, et plus spécifiquement à la production de plantes médicinales. Elle a donc entamé il y a presque trois ans, un BTSA en productions horticoles à distance qu'elle va bientôt terminer. Elle apprend le métier tout en bénéficiant de la capacité agricole pour s'installer.
Une reprise de formation en 3 ans
Alors qu'elle travaille à temps plein, elle opte pour une formule à distance proposée par l'Ecole supérieure d'Agriculture d'Angers (ESA). Dispensée des matières générales, elle s'attèle aux matières techniques. "Le maraîchage, les arbres, les arbres fruitiers, les fleurs, le climat, le sol, les agrosystèmes ou encore les filières... C'est complet", liste-t-elle. "Cela me donne une connaissance généraliste". Les travaux pratiques, par contre, sont espacés, ponctués de regroupement de 4 à 5 jours tous les 2 à 3 mois qu'elle aménage sur ses congés. Huit à douze semaines de stages viennent compléter l'apprentissage technique. Chloé Gambard a réalisé ses stages chez divers professionnels : un maraîcher, un pépiniériste fruitier et aussi un producteur de plantes médicinales.
Mais entre les heures de travail en journée à assurer, les cours à apprendre et les devoirs à rendre, l'ex-assistante de direction a prolongé d'un an supplémentaire la formation. Un gros travail personnel est à prévoir "avec un minimum de 30 devoirs à rendre sur un total de 60 pendant la durée du BTSA !". Depuis qu'elle a quitté son emploi en novembre dernier, elle peut se consacrer pleinement à son projet car dans le même temps, elle prépare son installation individuelle sur 3 ha, projetée pour septembre 2021.
Son souhait est de produire des plantes entrant dans la composition de tisanes, de sirops, de cosmétiques en production biologique. "Une étude de marché est en cours", dit-elle. La future horticultrice a également participé à des formations courtes de la chambre d'agriculture sur la façon de transformer et de conserver les végétaux.
À suivre, une école d'herboristerie
Excellente nouvelle. Son projet a franchi un pas de plus et se concrétise, depuis que Chloé Gambard a été admise à la formation à distance (une fois de plus) de l'Ecole bretonne d'herboristerie à Plounéour-Ménez dans le Finistère. Une formation très demandée, avec une session 2021/23 déjà complète et sa liste d'attente aussi. La session de formation "Connaissance et usages des plantes aromatiques et médicinales" dispense des nombreux savoirs en botanique mais aussi en biochimie, chimie, anatomie, physiologie... Ouverte à distance depuis 2013, la formation de l’Ecole bretonne d’herboristerie-Cap Santé (membre de la fédération française des écoles d’herboristerie) forme des professionnels qui souhaitent intégrer l’herboristerie à leurs pratiques et des personnes souhaitant acquérir des connaissances dans le domaine. Pour Chloé Gambard, cette convergence de signaux est de bonne augure. "Pour moi, cela devait être le bon moment !". Après la production, l'apprentissage se poursuivra au plus près des vertus des plantes.







