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Le cap des 1 000 salariés franchi par les Cuma de l’Ouest

La délégation du travail en Cuma s’est développée de 50 % en 10 ans. Le fruit d’une démographie agricole en baisse et de l’agrandissement des exploitations. Ce constat oriente le choix des Cuma, tant en termes d’emplois avec le cap des 1 000 salariés franchi, qu’en termes de prestations. Pour quel prix avec quels services et où se situer ? C’est le travail de la fédération des Cuma de l’Ouest.

Avec des chantiers complets, la délégation du travail en cuma a été multipliée par 1,5 en 10 ans.

Depuis chez soi et en visio-conférence les 17 et 18 février derniers, c’est la forme d’assemblée générale que la fédération des plus de 2 400 Cuma adhérentes dans l’Ouest a choisi de proposer à ses cumistes convaincus : un agriculteur sur deux. L’édition du nouveau guide sur les prix de revient (lire ci-dessous), constitue une référence de choix "pour se comparer, voir si on est dans les clous en terme de prix de revient notamment", situe Stéphane Volant, chargé de mission avec pour la première fois, des focus sur les chantiers complets. "Ils sont axés principalement autour de la récolte qui constitue des pointes de travail que les agriculteurs souhaitent écrêter", note Laurent Guernion, costarmoricain, président de la fédération de l’Ouest.

 

Répondre à la demande de main-d’œuvre

Autre phénomène pour lequel la fédération des Cuma s’est fixé un cap stratégique : "la demande de main-d’oeuvre dans les exploitations", souligne le président. "L’emploi agricole est sous tension et les agriculteurs cherchent à déléguer". Et les Cuma sont en mesure d’apporter des solutions, "au travers du développement des chantiers complets, en matière de semis, d’épandage ou de récolte". Mais avec des difficultés de recrutement car ces coopératives n’échappent pas elles aussi, à la tension qui pèse en matière d’emplois agricoles. "Les délais d’embauche se sont rallongés, il est très difficile de trouver des mécaniciens par exemple", illustre Laurent Guernion. Avec la fusion des Cuma et le développement du travail en inter-Cuma, "le métier de chef d’équipe se développe mais c’est une fonction compliquée à assurer", reconnaît-il.

 

Des rendez-vous à noter

Quelques événement sont toujours cochés sur calendrier des cumistes dont celui déjà reporté au 2 septembre dans le sud Manche (à Vergoncey) : MécaElevage où 2 500 visiteurs sont espérés. Plus proche, et tout nouveau, le 10 juin en Ille et Vilaine, le premier salon Desherb’Innov, avec ateliers techniques et présence d’experts, est lui aussi attendu.

 

Cuma Ouest en chiffres

- C'est : 14 départements
- 2405 Cuma adhérentes
- 55215 cumistes
- 1037 salariés permanents
- 247 millions d’euros de chiffre d’affaires
- 166 millions d’euros d’investissements

 

Chantiers complets : du débit, des prix, du service

 

Cuma de l’Ouest

Démographie agricole en berne, agrandissement des exploitations… La délégation et les chantiers clés en main intéressent de plus en plus d’agriculteurs contraints, faute de disponibilité, de recentrer leurs activités. Déléguer oui, mais à quel coût et pour quelle qualité de service à la clé ? C’est tout l’objet des ajouts "chantiers complets" au nouveau guide des prix de revient que les Cuma de l’Ouest viennent d’actualiser au travers de 70 fiches matériel. L’optimisation des chantiers "est très souvent corrélée à des matériels performants, associée à de plus en plus de technologies qui nécessitent une main-d’oeuvre très qualifiée", a souligné Philippe Leuvron, président du groupe technique charges de mécanisation Ouest. Car les charges de mécanisation continuent de peser dans les exploitations, sur de près de 15 % du chiffre d’affaires (sur 87 fermes des Pays de Loire), soit près de 65 000 euros par exploitation. Et elles varient de manière importante, de 200 euros à près de 700 euros/ha suivant le système, extensif à intensif, et la stratégie choisie, collective ou individuelle…
Et dans l’affaire, la traction pèse pour le tiers qui, avec le carburant, font 50 % du coût de mécanisation. Dans le trio chauffeur, tracteur et outil, c’est le couple chauffeur-tracteur qui constitue la principale charge et va de 50 à 90 euros par heure dans l’Ouest. Le débit de chantier doit valoriser au mieux traction et la conduite… Ainsi, sur un semis de céréales, le coût constaté dans les Cuma avec chauffeur plus tracteur de 180 ch est de 60 à 70 euros/ha. Pour un débit de 1,3ha/h par heure avec combiné classique en 3 m porté : l’impact chauffeur et tracteur est d’environ 46 euros/ha. Il passe à 30 euros/ha pour un débit de 2ha/h et un équipement plus large et traîné... "Le choix d’un équipement plus onéreux peut conduire à un coût moindre de la prestation globale chauffeur-tracteur-outil".

 

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