Aller au contenu principal

LÉGUMES TRANSFORMÉS / Des conserves idéales pour des confinés

Les légumes transformés, de par leur côté pratique et stockable, ont été plébiscités par les consommateurs lors des confinements de 2020. Cette forte demande conjuguée à des récoltes médiocres en Bretagne et en France obligent cependant les industriels à puiser dans leurs propres stocks. La récolte 2021 devra donc être plus fournie pour éviter tout risque de pénurie même si appréhender les futurs niveaux de consommation est une gageure.

7 633 ha : C’est la surface de pois semée en Bretagne en 2020

Les surfaces semées de légumes transformés en Bretagne s’établissent à 19 647 ha en 2020. Elles sont en légère hausse de 3 % par rapport à l’année précédente et retrouvent un niveau similaire à 2017. Le pois est le légume le plus semé en Bretagne avec 7 633 ha en 2020 suivi par le haricot à 6 250 ha. Les surfaces de pois ont augmenté de 4 % l’année passée par rapport à 2019, celles des haricots ont progressé de 5 %.
Épinards, flageolets et carottes sont les trois autres légumes qui suivent par ordre d’importance. Sur les cinq dernières années, les épinards sont le légume qui a vu ses surfaces le plus reculer en Bretagne alors que pour les légumes "autres", celles-ci se sont accrues de 19 %.

Les chiffres de l'agriculture

295 700 t Volume de légumes surgelés achetés par les ménages en 2020

La consommation à domicile représente les 2/3 des débouchés des légumes transformés en volume. Pour le segment des conserves en particulier, cette part monte à 86 % d’après les chiffres de Kantar/Gira de 2019. En 2020, la consommation à domicile des légumes en conserve a augmenté de 10 % pour atteindre 720 000 tonnes. Le report des achats de la restauration hors domicile vers les grandes et moyennes surfaces expliquent en partie ce phénomène. L’autre explication est le caractère pratique et stockable de ces produits. Lors du premier confinement, les consommateurs ont surconsommés ces produits par rapport à d’autres : + 28 % d’achats de légumes en conserve contre +15 % pour l’ensemble des produits de grande consommation.

Les chiffres de l'agriculture

 

Actualités de la filière

À RETENIR DE 2020

Un an après la naissance officielle d’Eureden, fusion entre Trikalia et Groupe d’aucy, leurs organisations de producteurs (OP) de légumes transformés respectives se sont unies le 1er janvier 2021. L’OP Eureden pèse plus de 90 % des surfaces régionales de légumes transformés. L’OP du groupe coopératif Clal St-Yvi est la seule organisation concurrente à Eureden en Bretagne.
Un autre mouvement de consolidation dans la filière concerne les syndicats des irrigants. Les six Associations syndicales libres (ASL) historiques de Bretagne ont décidé de se regrouper au sein d’un seul et même syndicat d’irrigation : Breizh Irrigation. La défense de l’intérêt des irrigants et le développement de l’irrigation d’appoint en Bretagne sont les objectifs prioritaires de Breizh Irrigation. Ses missions porteront aussi sur l’accompagnement des exploitants agricoles irrigants ou ayant des projets d’irrigation, l’actualisation et la promotion de la charte des bonnes pratiques d’irrigation, la production de références et la veille technique et réglementaire.

LES ENJEUX DE LA FILIÈRE POUR 2021 ET LES ANNÉES SUIVANTES

Le développement du manger français se constate aussi en légumes transformés. Contrai-rement à d’autres productions, les légumes surgelés et en conserve n’ont pas l’obligation réglementaire d’indiquer la provenance de leurs produits. La filière française, par le biais de l’interprofession Unilet, a cependant souhaité pouvoir utiliser le logo "Fruits & légumes de France" lancé en 2015 par l’interprofession "Fruits et Légumes frais". C’est chose faite à partir de 2017. Depuis, la démarche intéresse de plus en plus d’industriels et de clients, à la fois en GMS et en RHD. En 2020, ce logo était apposé sur 20 % des légumes en conserve vendus en France et sur 25 % des légumes surgelés. La dynamique est bien enclenchée et ne semble pas fléchir.
À côté des démarches sur l’origine, la demande pour des légumes sans résidus de pesticide ressort aussi nettement. Chaque acteur développe ses propres initiatives mais ils ont décidé collectivement d’évaluer la part que représentent ces volumes au niveau de marché national. L’interprofession prévoit donc de lancer ce travail en 2021.

 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

"La délégation de travail accompagne les mutations agricoles"
Élodie Gapihan travaille au Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine. Elle est la seule chargée d'affaires en France, à suivre…
ETA Guillon-Barbot : l'innovation pour modèle économique
Depuis 1977, l'ETA Guillon-Barbot à Vitré (35) fait de l'innovation sa marque de fabrique avec une philosophie qui se veut simple…
"L'épandage sans tonne, c'est l'avenir !"
L'ETA Guégan à Saint Onen La Chapelle (35) a inauguré cette année son "épandeur sans tonne avec rampe à patins". Une première…
OP et AOP seront au cœur de la PAC de 2023
Les organisations de producteurs, Op et les associations entre elles AOP, seront au cœur de la future PAC. Elles pourront…
L’observatoire du coût de revient : "faire œuvre utile"
Apporter sa pierre à l’édifice pour la prise en compte du coût de revient des adhérents dans la construction du prix du lait, c’…
Le projet Egalim II du député Besson Moreau est sur la table
Le député LREM de l’Aube Grégory Besson-Moreau a enfin divulgué sa proposition de loi sur les relations commerciales dans le…
Publicité