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Les stations météo connectées révolutionnent l’itinéraire cultural

Les stations météorologiques connectées affinent les prévisions météorologiques et les interventions culturales qui en dépendent.

Les stations météorologiques connectées permettent d’avoir des informations locales pour piloter plus précisément les apports d’eau, les traitements, etc.
© Sencrop

Le marché regorge de plus en plus de stations météorologiques connectées. Souvent mobiles, ces stations donnent des informations pertinentes pour les cultures à une échelle fine. En effet, nombre d’exploitations disposent de parcellaires éclatés. Aussi, il peut être intéressant de connaître les conditions météorologiques locales lorsqu’on a l’intention d’aller travailler sur une parcelle située à 25 kilomètres de l’exploitation.
A-t-il plu dans une parcelle dont je dois travailler le sol ? Et si oui, en quelles quantités ? Est-ce que les conditions d’hygrométrie et de vent sont réunies pour aller traiter une autre parcelle ? Si les nombreuses plateformes web de prévisions météos donnent des informations sur un secteur, elles s’arrêtent bien souvent à une échelle, au mieux de l’ordre du kilomètre, le plus souvent de la dizaine de kilomètres. S’équiper de petites stations météos permet d’affiner les connaissances climatiques à l’échelle d’une parcelle ou d’un groupe de parcelles, et de tenir compte des variabilités locales, dues au relief, à la proximité d’un cours d’eau, etc. Lorsqu’elles sont connectées, les données arrivent directement sur l’ordinateur ou le smartphone de l’agriculteur ou du viticulteur qui ajuste son programme de travail sans avoir à se déplacer.

 

Un panel de capteurs plus ou moins étoffés

Selon les modèles choisis, ces stations météos proposent différentes mesures. Les plus basiques concernent la pluviométrie, la température, l’hygrométrie, la pression atmosphérique, ou encore la vitesse et la direction du vent. D’autres mesurent des informations plus spécifiques, comme l’humectation foliaire, la durée d’ensoleillement, ou encore le rayonnement solaire. Plusieurs fabricants de stations météos connectées proposent la possibilité de partager les données avec les voisins. Un groupe d’agriculteurs peut ainsi mettre en place un maillage de stations qui offrira des informations à une échelle fine et à moindre coût. Il faut en effet compter quelques centaines à quelques milliers d’euros pour une station.
En combinant les informations collectées par les stations connectées et les prévisions par les modèles de Météo France ou d’autres acteurs majeurs, certains fabricants ont développé des prévisions météorologiques personnalisées sur leur plateforme web. Le chef d’exploitation peut par exemple utiliser ces prévisions pour aller traiter pendant les fenêtres météos optimales, ceci selon la nature du produit à pulvériser.

 

Des outils d'aide à la décision

Mais bien souvent, les fournisseurs de stations connectées proposent des outils d’aide à la décision (OAD), afin de piloter principalement trois interventions : les traitements phytosanitaires, la lutte contre le gel et l’irrigation. Les connaissances sur les conditions de développement de certaines maladies fongiques permettent, à partir des données collectées, de prédire leur apparition dans les cultures. Le chef d’exploitation reçoit alors des alertes sur son téléphone portable, afin qu’il aille traiter en préventif ou en curatif, selon les conditions météorologiques passées et à venir. Parmi les maladies bien "maîtrisées" par ces OAD, citons la rouille et la septoriose du blé, la cercosporiose de la betterave, le mildiou pour la pomme de terre, ou encore le mildiou, l’oïdium, le botrytis ou le black rot pour les vignes.
Pour l’irrigation, ces stations connectées doivent être combinées à des capteurs (tensiomètres ou sondes capacitives) informant de l’état hydrique du sol. Cela permet d’avoir un pilotage fin de l’irrigation en apportant la bonne dose d’eau au bon moment, évitant ainsi tout gaspillage et stress hydrique.

 

3 modes de transmission des données

Les données collectées par les stations météos connectées sont transmises régulièrement vers la plateforme web. Pour ce faire, plusieurs modes de communication sans fil sont proposés (selon les fabricants) : radio, internet haut débit et internet bas débit. Le premier ne dépend pas de l’état du réseau et ne souffre pas de zone blanche, pour peu qu’il n’y ait pas d’obstacle entre la station et le récepteur : le moindre obstacle (petite colline, arbre) coupe en effet le signal. De plus, la portée se limite de 12 à 15 kilomètres. Raisons pour lesquelles certains fabricants exploitent le réseau téléphonique mobile, comme les réseaux 3G et 4G. Ceux-ci permettent de faire transiter un gros volume d’informations, à conditions de ne pas être en zone blanche. De plus en plus utilisé en agriculture pour l’internet des objets (connectés), les réseaux bas débit Sigfox ou Lora transmettent une quantité limitée d’informations (ce qui peut convenir avec une station météo) sur des distances importantes et en ne consommant que très peu d’énergie. La batterie d’un objet connecté peut ainsi n’être rechargée qu’une fois par an.

 

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