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Réemploi et éco-conception : à chacun sa façon de réduire les déchets plastiques

Les entreprises qu'elles soient petites ou grandes, en circuit long ou court, toutes s'interrogent sur les nouveaux modes de consommation de la société, les réglementations futures et la façon de réduire les déchets. Chacune à son niveau agit avec ses moyens : Savéol avec de nouveaux emballages 100 % carton et la ferme de la Donaiterie, avec la recupération des seaux plastiques.

Savéol lance une nouvelle barquette 100% carton. Les premières barquettes sont apparues en 2016.

Savéol : Arrivée des emballages carton dans le marché de la tomate

"Le recours au carton nous assure que près de 100 % des emballages pourront être triés et recyclés correctement. Malgré cette période inédite, nous restons forts dans nos convictions et continuons à préparer l’avenir. Si nous avons la confirmation que la perception consommateur est positive, alors, nous continuerons à développer ce type de barquettes pour d'autres variétés", indiquait Savéol, en avril dernier dans un communiqué en pleine crise du Covid.
Cela fait déjà quelques années que Savéol planche sur un emballage durable accompagnant la gamme de tomates cerise produites "sans pesticides". Premier essai en 2016. Mais le problème était que
les tomates n'étaient pas assez visibles, car les légumes s'achètent avec les yeux, sans le toucher. D'où l'intérêt du plastique... 2017, un nouvel emballage apparaît sur les étals avec un fond carton et un film opaque. La technique fait son chemin et en 2020, vient de sortir la nouvelle barquette carton, conçue avec un partenaire fabricant de machine, ETpack, basé également dans le Finistère. Les machines "fermeuses de
barquette"
livrées le 17 avril dans les stations, permettent de rabattre, coller et fermer le couvercle des nouveaux emballages carton de la gamme petits fruits. Les fraises label rouge ont également leur barquette
carton. Malgré une saison compliquée, l'entreprise a maintenu le lancement en magasin courant mai.
"Il y a une forte pression pour trouver des solutions d'emballage éco-responsable. Nous avons donc tracé notre route", résume le président de Savéol, Pierre-Yves Jestin, qui estime toutefois le projet du gouvernement "trop ambitieux".
Car le travail sur les emballages en carton, est plus compliqué qu'il n'y paraît. Il faut trouver la bonne épaisseur, la résistance et puis, "le carton peut absorber l'humidité, c'est un travail très technique et pointu. Le défi technique et technologique est énorme", assure le président.
Côté chiffres, le responsable ne s'avance pas. "En cette année atypique, il est difficile de faire parler les chiffres". Les ventes dans la gamme sans pesticides ont augmenté, après comment le consommateur guidera ses achats avec le surcoût du carton sur le plastique ? Il est trop tôt pour tirer des conclusions.

 

Vente directe et vrac : Le lavage des seaux, une alternative au déchet plastique

Recyclage des déchets plastiques

La ferme de la Donaiterie approvisionne les cantines de l'agglomération de Saint-Brieuc en yaourts bio issus de la ferme près de Loudéac (22). Mickaël Blanchard à la production et sa compagne Maggy, à la transformation conduisent un troupeau d'une quarantaine de vaches laitières et produisent lait entier, yaourt, fromage blanc, crème et beurre. Depuis une petite dizaine d'années, les seaux plastiques transportant le yaourt vendu en vrac (5 ou 10 kg) sont récupérés auprès des clients et nettoyés. Des cantines scolaires ou des pâtisseries restituent entre 50 et jusqu'à 200 seaux par semaine. Lavés à la main avec un produit de nettoyage, ils finissent en lave-batterie. Il faut compter au minimum 4 heures par semaine pour laver les seaux récupérés à la livraison suivante. D'un point de vue sanitaire, le seau se prête bien au lavage. "Écologiquement, cela fait sens pour nous. Et tout le monde est gagnant", partage Maggy. Les clients ne paient que le produit, pas l'emballage alors derrière il faut jouer le jeu. "Nos seaux généralement nous sont rendus". Pour la productrice, il y a une prise de conscience, les achats le confirment. "Les particuliers vont vers des emballages de 500 g en format familial. Le lait est vendu en direct de 3 à 5 litres".
Les producteurs, à l'origine vendaient les laitages dans des pots en verre mais avec le développement de la restauration collective, le verre trop lourd et dangereux pour les enfants, a été remplacé par les pots en plastique. "Le plastique nous interpelle. La société civile est vraiment dans une démarche de réduire les déchets. Nous essayons de trouver des alternatives nous-mêmes. Il doit bien y avoir à terme un emballage biodégradable qui pourra être utilisé. Il faut espérer que cela arrive bientôt !"

Recyclage des déchets plastiques
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