Aller au contenu principal

Rolland : Leader français de la remorque, Rolland fête ses 75 ans

Lancée en 1946 par Joseph Rolland, charpentier à Pencran (29), l’entreprise est devenue, 75 ans plus tard, leader français du véhicule agricole remorqué. Et si l'usine a déménagé à 5 km de là, elle est toujours finistérienne, ce qui ne l’empêche pas d’exporter 23 % de ses quelque 1 500 véhicules produits par an dans une vingtaine de pays, dont le Canada.

L’usine Rolland compte désormais 16 postes de montage.

Du 21 septembre au 1er octobre, Rolland a invité ses concessionnaires à Tréflévénez (29) pour découvrir l’usine et fêter les 75 ans de l’entreprise. Accueillis par une "satos" de 1950, la plus vieille remorque à cheval fabriquée par Rolland et par une remorque en bois de 1972, entièrement refaite, ils ont été plus de 300 à faire le déplacement, en provenance de France, mais aussi de Suisse, Belgique et Luxembourg.

100 modèles au catalogue

Pour dépanner ses voisins agriculteurs, Joseph Rolland, charpentier, se lance dans la fabrication de remorques dans un petit atelier, à Pencran (29). La première remorque basculante est construite en 1949. Et depuis, la gamme n’a jamais cessé de s’élargir avec un premier épandeur à fumier en 1958, une bétaillère en 1972, un épandeur Conic en 1990, une bétaillère surbaissée en 1996, une benne grand volume en 2001, les Rollfast et Rollspeed en 2008 et 2010 …
Leader français du véhicule agricole remorqué, dans le top 5 européen, Rolland propose désormais huit gammes (bennes monocoques, épandeurs, bétaillères, plateaux, porte-caissons, bennes TP, porte-engins, bennes à ridelles) mais aussi des remorques légumières, des épandeurs à sable et même des remorques pour le transport des cannes à sucre, pour un total de plus de 100 modèles au catalogue.

 remorque Rolland

Une entreprise familiale

À l’étroit en plein bourg de Pencran, l’usine déménage à 5 km de là, sur la commune de Tréflévénez, en 2005. Et un agrandissement, en 2016, porte la surface de l’usine à 30 000 m² couverts. Les ventes de plateaux augmentant et nécessitant beaucoup de place, c’est aussi cette année-là que Rolland décide de délocaliser leur fabrication à Gaël (35), "pour être plus près des acheteurs". Un pari gagnant puisque de 100 unités vendues en 2017, Rolland est passé à 190 cette année. "Et on avoisine désormais les 10 % de parts d’un marché très disputé".
75 ans après son lancement, l’entreprise est toujours dans le giron familial. Après avoir été reprise par le gendre de Joseph Rolland, Jean-Yves Emily, ce sont les trois enfants de ce dernier qui sont aux commandes : Béatrice Le Gall à la présidence, Myriam Emily à la direction générale et gérante de l’entreprise de découpage et d’emboutissage OxyBrest, et Joseph Emily, gérant de Goltais, concession Rolland et fabricant de plateaux à Gaël.

Notre objectif est de continuer notre développement commercial en France et à l’export, de développer de nouveaux produits mais aussi notre outil industriel.

 remorque Rolland

Des robots à la peinture et à la soudure

Peinant à trouver des soudeurs et souhaitant alléger les tâches les plus pénibles, Rolland s’est doté de robots capables, grâce à un retourneur, de souder l’intérieur comme l’extérieur des caisses. "Et grâce aux progrès techniques, il n’y a même plus besoin d’effectuer de retouches", précise Gilles Capitaine, responsable marketing et communication. Pour autant, la capacité de l’usine progressant sans cesse, le nombre de salariés n’a pas diminué. "Grâce à la formation interne, des soudeurs sont désormais opérateurs de soudure".
Avant peinture, toutes les pièces, caisses et accessoires, subissent un décapage mécanique à l’aide d’une grenailleuse, dans laquelle 24 turbines vont propulser des billes à plus de 300 km/h dans toutes les directions. "Notre cabine de 40 m de long est la deuxième plus grande en France", souligne Jean-Yves Augereau, directeur commercial. Le traitement de surface est ensuite réalisé dans cinq cuves, qui vont dégraisser puis rincer les pièces. La peinture anti-corrosion va être appliquée par cataphorèse. Après passage dans un four, cinq robots vont appliquer une peinture en poudre, non polluante car sans solvant, avant une seconde cuisson.

remorque Rolland

Un marché dynamique

"L’application de la réglementation 2020 nous a pris tellement de temps qu’elle nous a freiné dans le développement de nouveaux produits". Mais Rolland est à nouveau en ordre de marche, avec des nouveautés au catalogue et un chiffre d’affaires qui devrait grimper à 38 millions d’euros, "avec de très fortes prises de commande, dans un marché dynamique", après une année 2020 freinée par le Covid, l’usine ayant été fermée pendant deux mois. "Notre objectif est de continuer notre développement commercial en France et à l’export, de développer de nouveaux produits mais aussi notre outil industriel", indique Béatrice Le Gall, la présidente.
Les investissements vont se poursuivre dans l’usine pour installer de nouveaux robots de soudure, ainsi qu’une presse plieuse robotisée. "Il nous faut répondre à une demande commerciale grandissante".

 

Tous les véhicules homologués 2020

 remorque Rolland

"La sécurité et la protection des personnes sont deux des valeurs essentielles de l’entreprise". Quand apparaissent les nouvelles normes, visant à protéger l’automobiliste et à diminuer la gravité des accidents, Rolland se saisit immédiatement du dossier de l’homologation de ses véhicules. Un travail de Titan, qui a mobilisé 1,5 UTH sur trois ans, et a demandé le dépôt d’une centaine de dossiers auprès de la Dréal. "À présent, tous nos véhicules sont homologués". Rolland a également été certifiée par l’Utac, afin de développer ses propres barres anti-encastrement. Un équipement désormais obligatoire sur les bennes, plateaux et épandeurs, qui doivent aussi être équipés de feux de gabarit à l’avant et à l’arrière et de plaques réfléchissantes.

 

Les remorques Rolland en chiffres :

- 38 millions d’euros de chiffre d’affaires
- Présent dans 20 pays
- 23 % de son chiffre d’affaires à l’export
- 30 000 m² couverts à Tréflévénez
- 235 collaborateurs
- 1 500 véhicules produits par an.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Monotraite : Serge Hochet ne reviendrait pas en arrière
Dans le cadre des rendez-vous techniques bio, des éleveurs de la région témoignent de leur expérience. À l’EARL des Genêts, à…
Bien-être en poulet de chair, l’équation impossible ?
Danger ou opportunité ? La question du bien-être est au coeur des préoccupations de la filière avicole. Quelles évolutions et…
Christiane Lambert
"Les citoyens passent des commandes et les consommateurs ne sont pas au rendez-vous"
La présidente de la FNSEA était la semaine passée au Space. Alors que cette semaine du 21 au 23 septembre avait lieu à Niort dans…
La PAC peut-elle faire de l'UE un leader mondial de la durabilité ?
Pierre Bascou, un des penseurs de la PAC, était mercredi dernier au Space à l'invitation de la Maison de l'Europe. L'occasion…
"Agir en collectif" : le CRP Bretagne rappelle sa priorité
La signature par le ministre de l'Agriculture de la reconnaissance de l'AOP Porc Grand Ouest permet à la filière de franchir une…
"Un demandeur d’emploi sur deux change de branche d’activité"
Pôle emploi Bretagne et l’Anefa (Association nationale emploi formation en agriculture) organisent, aux côtés de leurs…
Publicité