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Venez découvrir la Salers

L'association Salers de l'Ouest (1) organise une porte ouverte à Lannion le 5 septembre prochain. Deux décennies d'une expérience lait-vaches allaitantes attendent les visiteurs sur l'exploitation de "Crech Lan".

Une race qui gagne du terrain : l'effectif augmente de 5% par an en Bretagne.
Une race qui gagne du terrain : l'effectif augmente de 5% par an en Bretagne.
© TERRA
Cela fait 20 ans que Camille et Marie-Claire Laurent ont craqué pour la Salers. C'est en sympathisant avec des "Cantalous" que Camille Laurent découvre la race en 1972 lors de son service militaire. C'est le coup de cœur. Fin 80, le couple reprend l'exploitation des parents de Marie-Claire. Sept ans plus tard, tout naturellement, 13 broutardes achetées dans le Cantal foulent pour la première fois les pâtures bretonnes. Au fil des années, le troupeau s'agrandit pour atteindre un effectif de 36 mères, ce qui équivaut à une centaine d'animaux de race pure présents sur l'exploitation en permanence. Vaches allaitantes et vaches laitières se côtoient, le troupeau laitier rassemblant en effet une quarantaine de vaches.

Une conduite en 3 lots

Février, juin, octobre : trois périodes de vêlage se succèdent sur l'année. En septembre-octobre, quatorze vaches vêleront. Si les éleveurs apprécient la rusticité et la fertilité de la race, c'est surtout sa facilité de vêlage qu'ils mettent en avant. Depuis trois ans, le taux de mortalité est nul. "La Salers fonctionne à l'inverse des autres races", précise Camille avant de confier quelques conseils pratiques. "Elle doit être en état pour vêler, puis rationnée au démarrage pour éviter les problèmes de diarrhées". Autre astuce : dans la ration hivernale, l'ensilage d'un mélange seigle/trèfle (4 ha en dérobé) est servi au menu. "C'est bon pour la fertilité", affirme Camille.
Soit achetés, soit issus de l'insémination artificielle réalisée sur les vaches d'élevage, deux taureaux assurent la reproduction. Durant la dernière campagne, 35 veaux sont nés sur l'exploitation, soit un intervalle vêlage-vêlage de 395 jours.
Les jeunes bovins, sevrés à huit mois et engraissés en case (maïs ensilage – correcteur azoté), sont vendus à 20-21 mois en catégorie R (autour de 428 kg de carcasse), destinés essentiellement à l'export. Les génisses, quant à elles, sont vendues comme broutardes reproductrices. Environ cinq génisses sont gardées pour le renouvellement.
Mercredi 5 septembre dès 10h30, c'est donc un élevage costarmoricain qui sera à l'honneur dans le grand ouest. Hormis les taureaux, ne vous attendez pas à découvrir des vaches avec de grandes cornes : ici les vaches sont écornées, mais cela n'enlève rien aux performances morphologiques t techniques du troupeau de Camille t Marie-Claire.
Renseignement et inscription auprès de M. Veillaux au 02.23.48.26.63.

(1) L'association Salers de l'Ouest rassemble 90 éleveurs des régions Bretagne – Pays de Loire essentiellement.
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