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VOLAILLE / Recul de la consommation

La pandémie de Covid-19 a bouleversé les tendances. Le débouché de la restauration hors domicile s’est effondré, ce qui a provoqué un recul de la consommation de viande de volailles en France. 15 ans que cela n’était pas arrivé ! Même situation en Europe où le marché n’est pas porteur. Les pays tiers reprennent donc la tête des destinations bretonnes pour les exportations. Seule tendance qui se confirme : l’appétit des Français pour le poulet.

355 000 t de poulets ont été abattus en Bretagne en 2020

Avec 521 509 tonnes de volailles abattues en 2020, la Bretagne a abattu 1,8 % de moins qu’en 2019. Si le poulet reste majoritaire en Bretagne avec plus de deux tiers des volumes, il affiche une baisse des volumes d’abattage de 1,8 % par rapport à 2019. Après plusieurs années de déclin, la dinde bretonne renoue avec une croissance en trompe l’œil en 2020 (+ 0,9 % en un an) due à un alourdissement des carcasses à 8,3 kg en moyenne. Le canard est victime des complexes évolutions de marchés liées à la pandémie de Covid-19 : les volumes bretons chutent de presque un quart en 2020 (- 22,8 %) pour atteindre les 17 300 tonnes sur l’année. La pintade, autre volaille festive, s’en sort mieux avec une hausse de volume d’abattage de 16,7 % (221 tonnes).

Les chiffres de l'agriculture

52 % de la valeur des exportations bretonnes de viandes de volailles en 2020 se font avec les pays tiers

Le marché vers l’Union européenne, pour lequel la restauration hors domicile constitue le débouché principal, s’est effondré en 2020 du fait des restrictions liées à la pandémie de Covid-19. En chute de 21 %, les exportations bretonnes de viandes de volailles vers le marché communautaire représentent 142 millions d’e. Si le courant d’affaires vers la Belgique, première destination européenne, se maintient, il chute de près d’un tiers vers l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni. Malgré des exportations en baisse annuelle de 4 %, c’est le marché vers les pays tiers qui redevient la première destination de la volaille bretonne avec 155 millions d’e en 2020. L’Arabie Saoudite représente plus de la moitié de ce débouché.

Les chiffres de l'agriculture

 

Actualités de la filière

À RETENIR DE 2020

La volaille française affiche ses ambitions dès le début de l’année. Avec le "Pacte Anvol Ambition 2025", la filière se donne six objectifs : répondre à toutes les attentes du marché, renforcer l’accès à la lumière naturelle, auditer les bonnes pratiques, garantir une alimentation avec zéro déforestation, continuer la baisse de l’utilisation d’antibiotiques, maintenir des exploitations à taille humaine.
L’interprofession s’est notamment prononcée en faveur de la mise en œuvre du cahier des charges European Chicken Commitment (ECC), porté par une trentaine d’ONG européennes, à la condition que cela réponde effectivement à une demande du marché. En 2020, un rapprochement s’est opéré entre Eureden et LDC pour la reprise du groupe Ronsard. Dans l’accord, LDC s’engage à construire un nouveau site d’abattage découpe à Bignan d’ici 2023, ce projet devenant prioritaire à celui de Châteaulin étudié lors de la reprise du groupe Doux. LDC renforce ses capacités en produits élaborés de volailles. La décision de l’autorité de la concurrence sur cette reprise est prévue en 2021.

LES ENJEUX DE LA FILIÈRE POUR 2021 ET LES ANNÉES SUIVANTES

LDC poursuit ainsi sa volonté de reconquête du marché français qui est une ambition partagée par l’ensemble de la profession avicole. Avec 41 % des poulets consommés en France importés de l’étranger en 2020, la souveraineté alimentaire est une ambition forte pour la volaille. Mais il doit avant tout s’agir d’un objectif partagé par l’ensemble de la société. La Bretagne subit des oppositions systématiques à tout projet de bâtiment d’élevage de volaille. Pourtant, l’interprofession réaffirme que, pour lutter contre les importations, les bâtiments standards sont indispensables. Cela doit permettre de regagner des parts de marché, notamment dans la restauration hors domicile où les Français continuent de consommer de la volaille standard.
Enfin, la France a été touchée cet hiver par un sévère épisode d’influenza aviaire. Si l’épidémie recule, les conséquences économiques pour les filières seront majeures. Le respect de mesures de biosécurité drastiques a permis à la Bretagne de rester indemne du virus. Elle a donc pu continuer à exporter chez ses principaux clients comme l’Arabie Saoudite. La Chine, en revanche, a fermé ses frontières à la volaille française. Des négociations sont en cours pour faire reconnaître le principe du zonage permettant à une zone indemne de continuer à exporter.

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