Arrêt de la castration des porcs : les éleveurs se mobilisent

Le 1er janvier 2022, la castration à vif des porcs sera interdite en France et remplacée par une castration sous anesthésie, les éleveurs devant injecter un anesthésique local dans chaque testicule 20 minutes avant la castration, en plus d’un antidouleur par voie intramusculaire. Un situation dénoncée par l’association "pour le bien-être animal porcin et la non-castration", qui organise une réunion d’information le mardi 1er juin, salle de la Tannerie, à Lampaul Guimiliau (29). Mélanie Liber, vétérinaire, détaillera l'avis technique de la commission porcine de la SNGTV-AVPO, regroupant groupement techniques vétérinaires et vétérinaires des groupements de producteurs. Puis l’association fera le point sur l’ensemble des travaux qu’elle a menés, avant de présenter ses propositions d’actions. "La castration des porcelets est un non-sens sociétal, un non-sens économique pour l’éleveur comme pour le consommateur, un non-sens pour le bien-être animal, de l’éleveur et des salariés d’élevage, un non-sens environnemental", martèle Jean-Jacques Riou, le président de l’association, qui y voit une distorsion de concurrence supplémentaire. Et plaide l’arrêt de la castration. "Toutes les études sont unanimes : moins de 1 % des animaux présentent un risque d’odeur".






