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Des clôtures en bon état, un préalable pour valoriser l’herbe

L’herbe pâturée reste le fourrage le moins cher. Pour la valoriser au mieux, il faut des chemins en bon état et des clôtures capables de garder les animaux. Le point avec Denis Solliec, technicien d’élevage à la ferme expérimentale de Trévarez, à Saint Goazec (29).

Le 20 octobre dernier, un groupe d’éleveurs de Res’agri Châteaulin s’est retrouvé sur la ferme expérimentale de Trévarez pour un petit rappel sur les clôtures et les chemins, avec Denis Solliec, technicien d’élevage (au centre), et Sébastien Guiocheau, conseiller bâtiment à la chambre d’agriculture.

En acier

Les clôtures ? Denis Solliec a l’habitude de les gérer au quotidien sur la ferme expérimentale de la chambre d’agriculture, à Trévarez. "Et c’est moi qui forme les stagiaires, quand ils arrivent". Première chose à leur apprendre : réparer un fil qui casse. "Le plus simple est de faire deux boucles, une sur chaque fil. Mais il n’y a alors qu’un point de contact, relève le technicien d’élevage. Avec le temps, il va rouiller et le courant passe moins bien". La solution ? "Utiliser le brin de l’un des fils pour revenir sur l’autre, ce qui multipliera les points de contact" (photo 1). Plus compliqué, et plus long à faire, le nœud Gallagher offre de multiples contacts et, avantage non négligeable, il n’est pas blessant si on y passe la main (photo 2).

clôtures
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En plastique

Plus légers mais moins durables dans le temps, les fils électroplastiques ne sont pas prévus pour une clôture permanente. "Mais pour un fil avant ou une culture dérobée, c’est rapide à mettre en place", indique Denis Solliec. En faisant cependant attention à la qualité du fil ! "Plus il y a de filaments, plus le courant passe". Ici encore, il est important de multiplier les point de contact en cas de nœud. "On peut opter pour un nœud de marin, le joint anglais, facile à défaire en faisant coulisser les brins". Les fils élastiques ont aussi fait leur apparition il y a quelques temps. "C’est pratique à l’entrée d’un champ, ou une traversée de route".

 

À surveiller !

Mais les troupeaux s’agrandissent, le parcellaire s’éloigne du siège d’exploitation, et il est parfois difficile de garder les animaux au champ. "La maréchaussée n’aime pas trop les bêtes en divagation, affirme Denis Solliec. Si, en général, la première fois, ils ne verbalisent pas, la sanction peut atteindre 50 €/animal". Un montant qui incite à avoir de bonnes clôtures ! "Il faut prendre l’habitude de les vérifier régulièrement".

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Hight tensile

Et pourquoi ne pas opter pour une clôture hight tensile, nettement plus résistante ? "C’est une clôture permanente, installée en périphérie des parcelles et prévue pour durer au moins 20 ans", souligne Denis Solliec. Un choix qu’a fait la ferme expérimentale de Trévarez en 2014, quand elle a aménagé un second site, pour le troupeau laitier conduit en agriculture biologique. "Il est à 5 km des bâtiments et au bord d’une route passante : nous avons voulu jouer la sécurité".
Au total, 23 ha ont ainsi été clôturés et la ferme expérimentale en a profité pour tester les trois systèmes actuellement sur le marché. "À l’époque, le coût de revient était sensiblement le même, 1,90 €/m linéaire pour Patura ou Gallagher, 2 € pour Lacmé". Si les deux premiers nécessitent des traverses de chemin de fer pour les poteaux d’angle, Lacmé utilise des poteaux en fer et des joints de force, qui semblent moins efficaces dans le temps.
Quel que soit le système, "installer une clôture hight tensile demande un peu de temps de mise en œuvre, prévient Denis Solliec. Mais une fois qu’on a compris le système, ça va relativement vite". Et il permet de limiter les poteaux intermédiaires, "un gain de temps quand on passe l’épareuse".

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