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FCO, "vaccinez pour exporter"

Même si la France a demandé le report de son entrée en vigueur, la Loi de santé animale devrait être appliquée le 21 avril prochain, c’est à dire demain. Restent encore beaucoup d’incertitudes, notamment sur la FCO, maladie réglementée pour laquelle la France est non indemne avec une circulation des sérotypes 4 et 8 constatée en métropole. Alors pour exporter, il faut vacciner.

Pour exporter des bovins de plus de trois mois depuis la Bretagne vers l'Europe, il faudra vacciner contre la FCO

Exporter des bovins de plus de trois mois depuis la Bretagne vers l’Espagne ou l’Italie fin avril 2021 ? Pour ce faire, depuis au moins 60 jours, voilà le délai pour lequel les animaux devront désormais être "valablement vaccinés" contre la FCO, autant dire demain. Quant aux veaux, les modalités ne sont pour l’instant pas connues.

 

acciner contre les sérotypes 4 et 8

Transmise par des moucherons culicoïdes, de cette maladie virale dite aussi maladie de la langue bleue, blue tongue (BT), 27 types différents ou sérotypes sont connus. Elle peut entraîner des pertes économiques importantes, avortements, baisse de production… Les sérotypes 4 et 8 de la fièvre catharrhale ovine sont les variants circulants en France métropolitaine et en Bretagne. C’est donc contre ces variants que les animaux devront être "valablement vaccinés". Une vaccination qui risque d’être plus souvent rendue obligatoire "pour les échanges européens de ruminants", éclairent Thierry Le Falher, responsable OVS et Grégoire Kunz, vétérinaire, référent des maladies réglementées, tous deux du GDS Bretagne.

Si vous voulez exporter, vaccinez !

LSA appliquée au 21/04 prochain

Concernant les échanges d’animaux sur le sol européen, l’entrée en vigueur de la Loi de santé animale européenne, LSA, va donc rebattre les cartes en matière d’exigences. Et les délais impartis commencent à presser, malgré les demandes de report au vue du contexte de la Covid 19. Car "même si le niveau sanitaire de la Bretagne est excellent, on retrouve une présence virale qui circule", notent ces techniciens. Aussi le GDS Bretagne, organisme à vocation sanitaire (OVS animal), a-t-il décidé de relayer l’information "et de sensibiliser les éleveurs". Car l’ensemble du territoire national continental est passé en zone réglementée pour les sérotypes 4 et 8 de la FCO depuis 2018. Conséquences ? Les accords bilatéraux passés de gré à gré entre pays européens voleront en éclats à partir du 21 avril prochain. Si sur le papier des dérogations sont possibles, sous quelles modalités ? "On n’en sait rien pour l’instant, c’est très flou", notent-ils.

 

Vaccination, visa d'entrée

Alors, "pour ceux qui exportent régulièrement, il est justifié de faire un point avec ses opérateurs de marché et son vétérinaire. Vacciner préventivement les lots susceptibles d’être exportés, également les génisses amouillantes avant l’insémination par exemple, peut-être une bonne stratégie préventive", détaille Thierry Le Falher. Et il est justifié d’utiliser des vaccins concernant les sérotypes 4 et 8 qui circulent sur le territoire national. "Le vaccin facilitera l’entrée vers les pays européens et il limitera la circulation virale et protégera le troupeau", résume des avantages, le vétérinaire Grégoire Kunz. Un vaccin avec deux injections à 21 jours d’intervalle, "dans la plupart des cas peut être un investissement justifié et qui, en cas de suspicion dans un élevage, permet de gérer la circulation dans le troupeau", plaident ces techniciens du GDS au sujet d’une maladie qui ne se voit pas. "Elle est détectée, sans signe clinique apparent, dans plus de 9 cas sur 10". Ils se veulent aussi rassurants par rapport aux craintes dont leur font part les éleveurs, car "si un bovin est détecté positif dans un cheptel, oui, il faudra maîtriser le cas mais ce ne sera pas bloquant pour commercialiser sur le territoire métropolitain, ça l’est uniquement pour l’exportation", insiste Grégoire Kunz qui conseille "si vous voulez exporter, vaccinez ! ".
Reste que la LSA aura d’autres impacts, notamment sur l’IBR. Elle imposera de revoir le plan de surveillance qui va évoluer "avec plus de contrôles… On reste vigilant. La Bretagne a un très bon niveau sanitaire, notamment au niveau de l’IBR et de la BVD", situe Thierry Le Falher. Domaine sanitaire qui demeure, plus que jamais, le talon d’Achille…

 

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