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Groupe lait du Pays du Roi Morvan en images

Depuis 2 000, le groupe lait de Res’agri pays du Roi Morvan, au Nord-Ouest du Morbihan, s’intéresse à la fabrication d’un lait rentable mais pas que. Car le plaisir de se retrouver, d’échanger est bien là, palpable. Au fil des ans, il a su agréger de nouveaux venus. Retour en images sur la visite chez deux de ses membres, adeptes du robot, le 29 juin dernier.

"La diversité, c’est ça la solidité du groupe".

Diversité
"L’effectif devenait juste, un peu vieillissant. Nous sommes désormais une quinzaine. Des jeunes installés sont arrivés avec une très bonne dynamique et une belle diversité. Jeunes, moins jeunes, en conventionnel et bio… C’est ça la solidité du groupe", se réjouit Thierry Le Roux, qui en est le responsable, il est venu ce matin avec Gurvan, son fils. À quelques mètres, Sébastien qui projette d’installer des robots en lieu et place de son actuel système de traite est accompagné de Flavie, stagiaire. Lauriane, elle s’est installée il y a deux ans, Daniel, lui en 1991, bien avant Jim, installé depuis 3 mois quand un autre Sébastien l’est depuis quatre ans… Reste une règle de fonctionnement que rappelle Marie Sellin, l’animatrice de la chambre d’agriculture, "le non jugement, la confidentialité et l’écoute", adoptée de tous : "on n’a pas peur de nos erreurs, on apprend d’elles mais personne ne rigole parce que chacun sait que ça peut nous arriver demain". Le groupe ? "Ça aide, ce n’est pas en restant chez soi qu’on apprend".

Technologie
Dans ce groupe dédié au lait, on échange sur la baisse des coûts, l’optimisation du pâturage et des fourrages, l’analyse des coûts de production, l’organisation du travail, la réduction de l’empreinte carbone qui va faire l’objet d’un GIEE... "On va jusqu’aux données économiques", pointe Thierry. "L’analyse des coûts avec la bouteille de lait, ça m’avait énormément aidé. Tu sais direct !", rappelle Ronan qui en ce 29 juin, accueille ses collègues sur le Gaec de l’Inam qu’il forme avec son père et un associé. "Je n’étais pas prédestiné pour l’élevage même si je m’étais toujours dit que je serais revenu", raconte cet ancien salarié d’ETA durant 16 ans. Et pourtant, c’est un profil d’éleveur qui s’est révélé au contact des 117 vaches traites, et confirmé avec le passage aux deux robots. "La technologie, pour notre génération, ce n’est pas un problème", décrit l’éleveur, détaillant la transition et le passage de la salle de traite (2h30 le matin et 2 h le soir) aux robots de la marque rouge et les 40 à 41 kg de lait produits par jour et par vache. "Je ne reviendrais pas en arrière… la salle de traite, c’est le physique qui en prend un coup. Dans cinq ans, je serai tout seul".

Ambiance
"Le bien être est peut-être là ? ", commente un des éleveurs. Dans ce vaste bâtiment, équipé de deux robots, avec la place pour trois, d’où les vaches ne sortent pas, règne un calme absolu et une ambiance lumineuse et fraîche en cette fin juin. "Maximum, on est monté à 25 ° au plus chaud", note Ronan Huiban. 154 logettes équipées de matelas sont réparties dans ce bâtiment sur caillebotis intégral. Un choix motivé par le souci de main-d’œuvre, "la paille, c’est beaucoup de manipulation".

Affouragement 
Les 117 vaches traites en moyenne 2,8 fois par jour sont affourragées quotidiennement en vert, ray-grass anglais et trèfle, "elles mangent plus d’herbe ici que dehors, c’est trop vallonné", estime l’éleveur.. Sur les 177 ha de SAU, 10 à 12 sont consacrés à la culture d’herbe pour l’affouragement, le reste, au maïs, céréales et légumes de conserve. "Le coût de l’affouragement est compensé par le rendement", avec un coût alimentaire au final de "90 à 95 euros des 1 000 l pour 12 000 l produits pas vache entre 40 et 32 de taux". 1 550 000 litres de lait sont produits sur cette ferme avec près de 37 litres donnés au quotidien par laititère.

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