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Apiculteurs et agriculteurs se rencontrent pour travailler de concert

Une poignée d'agriculteurs du département est venu à la rencontre de l'apiculteur Alexandre Pâquet, sur une parcelle de sarrasin à Saint-Médard-sur-Ille, pour un échange portant sur les cultures qui peuvent être bénéfiques aux abeilles.

L'échange s'est déroulé sur une parcelle de sarrasin à Saint-Médard-sur-Ille.

"Si les abeilles viennent chez nous, c'est que tout va bien". Partants du principe qu'ils ont un travail à mener ensemble, des agriculteurs d’Ille-et-Vilaine ont rencontré l'apiculteur Alexandre Pâquet, à l'initiative du comité technique mixte environnement de la FDSEA, mardi 6 juillet. Sur une parcelle de sarrasin appartenant au jeune agriculteur Florian Denais, à Saint-Médard-sur-Ille, ils ont échangé avec Philippe Lannuzel, de la chambre d'agriculture et de l'Ada Bretagne, sur les différentes cultures qui ont des effets positifs sur les abeilles.
Sarrazin, colza, féverole de printemps, trèfles blanc, violet et incarnat... Tous ont leurs avantages et inconvénients pour les apiculteurs et agriculteurs. Bien qu'il soit encore peu présent, le tournesol semé dans des mélanges en couvert interculture par exemple, permet aux abeilles d'avoir des réserves pour l'hiver. "On commence à en voir, mais la Bretagne n'est pas son terrain de prédilection", note Philippe Lannuzel.

Des intérêts communs
Longtemps abandonnée, la silphie a aussi des bienfaits. C’est une plante fourragère qui peut aussi être valorisée en méthanisation. Une fois plantée, elle est là pour quinze ans. Son coût, qui avoisine les 1 800 € par hectare, est élevé, mais la silphie se révèle très mellifère. Haies, ajoncs, aubépines, cerisiers, châtaigniers et autres arbres et arbustes ont également leur rôle à jouer pour fournir du pollen, source de protéine pour les abeilles, à différents moments de la saison apicole.
En plus de permettre un partage de connaissances, ces rencontres améliorent les relations entre agriculteurs et apiculteurs. "Nous avons un très bon contact, il y a moins de tension. La communication devient plus naturelle", admet Alexandre Pâquet. Pour lui, les agriculteurs ont aussi intérêt à prendre soin des abeilles en favorisant des cultures qu'elles apprécient. "C'est difficile à quantifier, mais la présence des abeilles est toujours bénéfique pour la culture". Il a lui même installé plusieurs de ses ruches chez des agriculteurs, dont Christine Potiron, éleveuse de brebis à Servon-sur-Vilaine, présente ce mardi matin.
Pour Philippe Lannuzel, les initiatives visant à faire travailler de concert apiculteur et agriculteur doivent essaimer. "Il y a encore quelques fossés, mais les intérêts sont communs : l'apiculteur est un éleveur, comme vous", lance-t-il aux producteurs qui ont fait le déplacement.

 

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