Aller au contenu principal

La propriété privée rurale planche sur de nouvelles opportunités

L’assemblée générale de la propriété privée rurale du Finistère, le 1er octobre dernier à Châteaulin, a permis au syndicat de rappeler ses missions et d’évoquer quelques opportunités dont ses adhérents pourraient se saisir dans les années à venir.  

"Nous avons connu une belle progression du nombre de nos adhérents, passés de 90 en 2011 à 240 dix ans plus tard", commence par souligner Hélène Beau de Kerguern. "Mais nous pouvons faire mieux", estime la présidente du SDPPR 29, le syndicat départemental de la propriété privée rurale du Finistère., en citant les 500 adhérents du Morbihan, les 670 de Mayenne, les 800 de Vendée…, et en proposant un défi aux adhérents finistériens. "Que chacun d’entre vous en trouve au moins un autre".

Etre acteur

Pour les aider dans leur tâche, le syndicat de la propriété privée rurale du Finistère a édité un flyer, listant les avantages de l’adhésion : une assurance responsabilité civile, un site Internet où trouver une multitude d’informations, des permanences à Quimper, Brest et Morlaix, un accompagnement des experts juridiques de la fédération nationale, une lettre d’information, une cotisation déductible des revenus fonciers… "Le syndicat a pour objectifs de préserver le patrimoine rural pour les générations futures, de partager des pratiques exemplaires et de gestion innovante, d’être acteur des politiques départementales, régionales et nationales, et de développer des alliances avec les autres acteurs de la ruralité, détaille Hélène Beau de Kerguern. Et il a un rôle d’information, de représentation, de protection, défense et conseil, de propositions".

Une hausse insuffisante des fermages

L’assemblée générale est aussi l’occasion de revenir sur le calcul du fermage. "L’indice est en hausse de + 1,09 % en 2021, se félicite la présidente. Mais cette hausse est insuffisante, et en décalage par rapport à une pression foncière qui s’accroît dans de nombreux secteurs, des prix de location en France et en Europe très en hausse, et un consensus courant entre bailleur et preneur pour des prix au-delà des maximas".

Le prix des terres interpelle aussi les propriétaires. "A 6 060 €/ha en moyenne, la terre française est moins chère que dans certains pays de l’Est comme la Pologne, 9 100 €/ha ou la Slovaquie, 12 000 €/ha, et bien loin des Pays-Bas, qui occupent la première place du podium européen, à 63 000 €/ha, indique Hélène Beau de Kerguern. Au regard de tels écarts et du contexte, le foncier, en France, est une valeur sûre et de plus en plus convoitée".

Pour aider les propriétaires à tirer le meilleur parti de leur bien, le syndicat est à l’affût de nouvelles opportunités. Ainsi, Maître Halna du Fretay est intervenue sur la mise en valeur de landes, friches et courtils. Et la société Only Moso a présenté la culture du bambou géant, "une nouvelle diversification, saine et rentable".

 

 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Le Finistère à l’honneur des Trophées de l’agro-écologie
Le ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation, avec le soutien du Crédit Agricole, organise chaque année les Trophées de l’…
Arrêt de la castration à vif : le ministre présente son plan d'action
Vendredi 19 novembre, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, s'est rendu dans les Côtes-d’Armor, aux…
Mettre à profit la biodiversité pour contrôler les ravageurs
La biodiversité est souvent considérée comme une notion abstraite à l’usage des naturalistes. Avec l’avancée des connaissances,…
Trop c’est trop

Alors que l’on nous parle de souveraineté alimentaire et de transmission-installation,force est de constater que la…

Égalité dans les territoires ruraux : mais où sont les femmes !
"Femmes et ruralité : en finir avec les zones blanches de l’égalité", tel est le titre du rapport d’information que vient de…
Prophylaxie bovine : quid de la nouvelle réglementation ?
La loi de santé animale (LSA) fixe les grands principes de prévention et d’éradication des maladies animales et impose pour la…
Publicité