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Ludovic Le Pallec : "La Blonde chez moi est froment"

Elle n’est ni claire, ni rouge, la Blonde d’Aquitaine qui a fait des 60 ha de la ferme de Ludovic Le Pallec, son domaine, à Camors (56). Non elle est froment, tout simplement. Elle fait briller les yeux de son éleveur qui mène son troupeau fait de 50 mères de cette race à l’honneur pour ce concours régional de Ohhh la vache. Le premier du genre. Rencontre.

Pour Ludovic Le Pallec, robe et qualités bouchères, calme et facilité au vêlage font de la Blonde d’Aquitaine, la race qu’il a choisi d’élever.

Au village de Kerperu, la Blonde d’Aquitaine a élu domicile. Elle s’est imposée dans les vertes prairies dont elle se nourrit, avec quelques betteraves. Une conduite, "tout en herbe, je ne veux pas de maïs et n’en voit pas l’intérêt, c’est un choix aussi vis à vis du consommateur", pointe Ludovic Le Pallec, 45 ans, papa de trois enfants et soucieux de répondre aux attentes qui s’expriment. L’élevage, "je suis tombé dedans tout petit", sur la ferme des parents qu’il reprend avec eux en 1997. L’époque est au veaux de boucherie et quelques Blanc Bleu Belge, "on faisait de la viande, voilà", sans plus d’attention à la race et ses qualités.

 

L’exigence de qualité

"La Blonde d’Aquitaine est arrivée naturellement, avec les acheteurs", se rappelle-t-il d’une race qui lui aura tapé dans l’œil, n’oubliant pas de saluer au passage ceux qui l’ont appuyé dans sa transition, techniciens de l’OS mais aussi "André Tanguy qui était éleveur à Guidel, il m’a drôlement aidé, y compris dans mes choix génétiques". Un appui pour une réelle évolution, car désormais Ludovic Le Pallec élève des animaux de boucherie, attentif à la morphologie et au grain de leur viande. Une exigence de qualité renforcée par les concours dont il partage l’expérience avec son frère, avec qui il fait "la paire", autour d’un moment convivial qui exige de la préparation mais pas que.

Ohhh la vache

La belle vache

Il y a les choix, car la Blonde d’Aquitaine élevée chez Ludovic Le Pallec et qui lui fait briller les yeux, "c’est une belle vache qui me fait un joli veau, si cela peut-être une femelle alors, c’est formidable", dit-il d’une joie qu’il partage déjà en complicité avec l’un de ses trois enfants, mordu comme lui. "Une bonne ligne, une belle morphologie, de bonnes qualités laitières", voilà à quoi se résument les qualités recherchées. Mais il y a aussi la robe : "la Blonde chez moi, elle est froment, ce n’est pas une limousine alors elle ne doit pas être rouge soutenue, elle n’est pas claire non plus", détaille-t-il de ses exigences admettant qu’en matière de taille, "on a été un peu trop loin, on redescend et on revient sur les qualités bouchères. Il faut penser à la facilité de vêlage". Une qualité première, tout comme "le calme et la tranquillité de l’animal", qui, au final font la différence en matière de sécurité.

 

Revaloriser la viande

L’avenir, cet éleveur qui s’est investi dans l’association régionale de la race, dont il est vice-président, y songe, partagé. "J’ai encore 15 ans à faire, quelques années à réfléchir. Soit je baisse les bras, soit j’envisage autre chose. Une chose est sûre, si les cours ne remontent pas, cela va être vite fait et ça va dégager", met-il en garde. "L’écart entre la noire et la vache allaitante s’est réduit", constate lui aussi avec dépit Guillaume Barré, le jeune président régional de la race Blonde d’Aquitaine, "tout part aujourd’hui en steak haché", se désole-t-il constatant avec ses autres collègues que "la viande de qualité n’est plus rémunérée".

 

 

Les incontournables...

- Bien sûr, parmi les animations proposées aux visiteurs, il y aura les incontournables : grand marché des produits fermiers tout le week-end, démos culinaires sur l’espace Savourez la Bretagne, tests sensoriels, démos de dressage de chevaux sans oublier les plus petits : atelier tatouages, course de mini-tracteurs, baptême de conduite tracteur, balades en poneys, ferme pédagogique, éclosion de poussins en direct.... L’entrée tout comme les animations proposées sont gratuites !
- Un parc matériel impressionnant avec près de 3000 m2 de matériel agricole. Avant de monter à bord d’une vraie moissonneuse, le visiteur pourra enfiler une paire de lunettes d’immersion 3D pour une plongée en pleine moisson des blés.

 

Séduire les jeunes…

Le salon est un moment fort pour récompenser l’excellence en élevage lors des concours. La présence de toutes les races sur les rings permet d’offrir au public une belle vitrine du travail d’éleveur. Le renouvellement des générations est pourtant de plus en plus difficile, et nombre d’éleveurs peinent à retrouver un repreneur, tout particulièrement en bovins viande. En plus de chercher à renouer les liens avec les consommateurs, le salon a aussi pour ambitions, à travers les concours et les animations, de séduire les plus jeunes et de susciter des vocations. Un enjeu fort pour les années à venir.

Ohhh la vache

Les nouveautés

Parmi les nouveautés proposées, il y aura notamment cette année tout le week-end des démos de dressage de chiens de troupeau en extérieur. En intérieur, un simulateur dernier cri, testé pour la première fois sur le salon, permettra au visiteur de vivre une nouvelle expérience en testant sa conduite sur une large gamme de matériels agricoles, sensations garanties !

 

Un nouveau site web : www.salon-ohhhlavache.fr

Après une édition 2020 annulée dans un contexte incertain, cette 12e édition du salon "Ohhh la vache !" sonnera l’heure des retrouvailles et lui donnera, sans nul doute, encore plus de saveurs. Si l’association organisatrice a dû se résoudre comme beaucoup l’an passé à annuler sa manifestation phare, l’équipe en a profité pour lancer un projet qui lui tenait à cœur avec un tout nouveau site web www.salon-ohhhlavache.fr. Ce projet a pu voir le jour grâce aux collectivités qui ont maintenu leur soutien en 2020. Vous y retrouvez une mine d’infos pratiques (notamment concernant le pass’sanitaire), les animations et programmes, le circuit du petit train gratuit mais aussi tous les résultats des concours après le salon.

Ohhh la vache

Les concours

Samedi 16 octobre
- 9h -10h / Jugement de bétail Prim’holstein et Normande [ Halle 2 ]
- 9h -12h / Concours inter - régional Charolais [ Halle 1 ]
- 10h-12h /  Concours interdépartemental Montbéliarde [ Halle 2 ]
- 12h - 12h30 / Vente section bouchère et jugement de bétail Charolais par les jeunes [ Halle 1 ]
- 12h-12h30  / Remise de prix jugement de bétail [ Halle 2 ]
- 12h-18h  / Concours départemental Prim’holstein [ Halle 2 ]
- 13h00 - 15h / Concours régional Limousin [ Halle 1 ]
- 15h30 - 18h30 / Concours régional race Blonde Aquitaine [ Halle 1 ]

Dimanche 17 octobre
- 9h30 - 13h / Concours inter-départemental Normande [ Halle 2 ]
- 10h - 12h30 / Concours régional Pie Rouge [ Halle 1 ]
- 14h - 14h30 / Show chorégraphique avec les génisses [ Halle 2 ]
- 14h30 - 15h30 / Présentation race Bretonne Pie Noir, Armoricaine, Froment du Léon et Parthenaise [ Halle 1 ]
- 14h30 - 17h30 / Concours génisses inter races [ Halle 2 ]
- 16h00 - 17h00 / Défilé de toutes les races [ Halle 1

 


 

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