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Solarenn prépare l'avenir

La troisième coopérative légumière de Bretagne ne se laisse pas distancer et investit massivement pour se moderniser. Ateliers de production, mise aux normes du packaging... les chantiers ne manquent pas. Solarenn annonce avoir déployé 1,2 million d'euros dans les économies d'énergie et le développement durable.

Chez Solarenn, la culture sans pesticides est solidement ancrée dans les pratiques : l’ensemble des volumes s’inscrit dans cette méthode de production, même si elle ne concerne commercialement que la moitié de la surface de tomates.

La coopérative travaille depuis deux ans sur la mutation de l’ensemble de ses emballages. La fin des emballages en plastique à usage unique est une des mesures phares de la loi Agec (loi anti-gaspi), portée par Brune Poirson, alors secrétaire d’Etat à l’Ecologie a enclenché la réflexion de Solarenn qui est dorénavant en ordre de marche pour sa gamme emballée.

 

La barquette fait un carton

"Nous avons fait les bons choix", se félicite Christophe Rousse, président de Solarenn. Et d'expliquer : "Trois acteurs de la filière fruits et légumes ont travaillé pour un emballage innovant, optimisé et éco-conçu. Nous avons investi dans un système très réactif, qui nous fait économiser 20 % sur la matière première carton et permet cinq conditionnements différents. Nous avons fourni un gros travail sur les 80 % de cartons en vracs et sur les 20 % de barquettes". Des propos corroborés par Hugues Pinel, responsable qualité - sécurité - environnement chez Solarenn qui ajoute : "en travaillant dès l’amont, chacun est à l’écoute des contraintes techniques, réglementaires et financières des autres parties prenantes. Des allers-retours ont eu lieu durant six mois. Il fallait répondre à l’exigence de nos clients, en étant assez durable, tout en garantissant la sécurité alimentaire, avec un emballage recyclable aux critères esthétiques et marketing en rigueur ! C’est une relation tripartite vraiment gagnante sur tous les fronts". À l’horizon 2022, l’objectif est de déployer les emballages 0 plastique sur l’ensemble de la gamme.

Solarenn

Des économies d'énergies en point de mire

Les installations du site de Saint-Armel (35) datant d'une vingtaine d'années ont été soufflées par un vent frais. En effet, un nouveau groupe froid vient d’être mis en service. L’installation de groupes frigorifiques plus performants et plus économes permet de climatiser 100 % de la surface, de la réception aux expéditions, en passant par le conditionnement, tout en réduisant la consommation électrique de 20 %. Ces travaux permettent une mise aux normes et des avancées technologiques, notamment des fluides non polluants à base d’eau glycolée. Les économies d'énergie sont donc réalisées à l'échelle de la coopérative mais sont aussi très largement en réflexion ou réalisées pour les adhérents. "Aujourd’hui 80 % des exploitations utilisent des moyens durables pour se chauffer : cogénération, biomasse bois, biogaz issu de méthaniseurs ou encore réseau de partage de chaleur via l’incinérateur d’une ville. 100 % sont équipées d’outils de régulation informatique de l’énergie", explique le président qui se réjouit de la certification HVE3 de l'ensemble des associés de la coopérative.

80% des exploitations utilisent des moyens durables pour se chauffer : cogénération, biomasse bois, biogaz issu de méthaniseurs ou encore réseau de partage de chaleur via l’incinérateur d’une ville.

Saisir l'opportunité en bio

Alors que l'un de ses adhérents a souhaité convertir son exploitation en agriculture biologique, Solarenn a saisi l'opportunité de démarcher de nouveaux clients en AB. Christophe Rousse reste mesuré sur les volumes mais résolument convaincu de conquérir de nouveaux marchés. "La tomate bio grappe et noire côtelée, produite sous serre non chauffée, sera disponible dès le mois de juin. En démarrant avec 1,25 ha, l’idée est d'assurer la commercialisation et de développer la gamme auprès des maraîchers dès 2022". Alors que comme pour toutes les productions agricoles, la question du renouvellement des générations se pose aussi pour la coopérative, certains jeunes maraîchers souhaitent se former à l'agriculture biologique, au plus près des attentes des consommateurs. Un virage pour Solarenn qui garde la tête sur les épaules en structurant d'abord les marchés et les débouchés.

 

La coop en chiffres

La coopérative repose sur un modèle familial de petites serres (en moyenne 2 hectares), avec un ancrage local et territorial fort et un travail à façon. Elle regroupe aujourd’hui 27 maraîchers, hommes et femmes, sur 65 ha de serres.
Pour Solarenn, l’objectif programmé, il y a quelques années, des 50 millions de chiffre d’affaires a été atteint en 2020. Elle conforte sa place de 5e opérateur du marché de la tomate en France, au 3e rang des producteurs bretons.
30 000 tonnes de tomates, 40 tonnes de fraises gariguette et 100 tonnes de mini poivrons ont été commercialisés en 2020.

 

 

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