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Le Finistère surfe sur le Bien manger

Après avoir lancé son PAT, projet alimentaire de territoire, le Finistère a continué sur sa lancée, en faisant de 2020 l’année du Bien manger. L’occasion de mettre en avant les hommes et les femmes qui, en mer ou dans les champs, dans l’agro-alimentaire ou les restaurants..., travaillent chaque jour pour nourrir leurs concitoyens.

Premier département français au niveau de la filière pêche, second producteur français de légumes, le Finsitère communique sur ses atouts.

Créée par le conseil départemental, l’agence d’attractivité Finistère 360° oriente chaque année ses actions et projets autour d’un thème. Et après la mer solidaire l’an passé, c’est le bien manger qui a été retenu en 2020 et décliné tout au long de l’année, notamment au salon de l’agriculture, à Paris, en février dernier. "Un choix naturel, explique Finistère 360°. Premier département français au niveau de la filière pêche, second producteur français de légumes, cinquième producteur de lait, le Finistère offre une grande diversité de produits alimentaires, issus de la terre et de la mer". "Une terre d’exception", résume Michaël Quernez, président de Finistère 360° et vice-président du conseil départemental, en ouvrant une web conférence à destination de la presse, le 6 octobre dernier. Et un argument touristique majeur. "Nos enquêtes terrain sont unanimes : les gens viennent en Finistère pour les paysages, pour la mer mais aussi pour la nourriture".

 

Manger moins...

Mais les façons de consommer changent. "On assiste à une végétalisation de l’alimentation, analyse Jean-Robert Geoffroy, le directeur du centre d’expertise et de transfert Adria développement. Le flexitarisme, qui consiste à rationaliser sa consommation, est une tendance lourde qui serait suivie par 23 millions de consommateurs en France". Et, tandis que la consommation de viande s’érode peu à peu, les protéines végétales se diversifient.

Pour parvenir à diminuer les additifs, il faut un travail de reformulation.

... mieux

Dans le même temps, développement durable oblige, la lutte contre le gaspillage alimentaire se met peu à peu en place. "En dégageant des moyens financiers supplémentaires, c’est la meilleure façon d’aller vers plus de qualité, dans la restauration scolaire entre autres", estime Emmeline Verriest, directrice de l’association quimpéroise Aux goûts du jour.

 

... et local

"Parmi les tendances du moment, on note aussi l’envie de consommer local", rajoute Jean-Robert Geoffroy. Un virage qu’a déjà pris la biscuiterie Le Goff, à Morlaix, qui s’approvisionne en beurre et œufs bretons et qui envisage d’aller encore plus loin, en faisant produire les céréales dont elle a besoin en baie de Morlaix.
Le chef du Castel Ac’h, à Plouguer-neau a aussi fait le choix du local. "Les légumes viennent de Guissény, la viande de Bourg Blanc, les produits de la pêche de Plouguerneau", énumère David Rouyé. À la carte du restaurant, ne figurent que des produits de saison, venant pour la majorité d’un rayon de 50 km et si possible bio. "Agriculteur comme pêcheur sont des métiers compliqués. C’est aussi ce qui me pousse à utiliser différemment leurs produits, afin de mettre en valeur les hommes et les femmes qui sont derrière".

 

Une transition alimentaire

"L’autre grande tendance du moment, c’est la recherche d’aliments plus sains, avec moins d’additifs", constate Jean-Robert Geoffroy. Il en résulte une période de forte mutation pour l’agro-alimentaire, que l’Adria accompagne. "Pour parvenir à diminuer les additifs, il faut un travail de reformulation pour que les aliments puissent se conserver, continuer à être pratiques d’utilisation…". Une transition que Loïc Hénaff appelle de ses vœux. "Il nous faut conjuguer tradition et innovation, estime le président de Jean Hénaff SA. Avec notre pâté depuis 1915 ou nos saucisses fraîches, depuis 1995, nos recettes sont atypiques et valorisent l’ensemble du cochon". Des recettes qui se déclinent désormais en bio. "Et nous avons commencé à travailler l’algue".
Une transition que le monde agricole a, lui aussi, entamé. "Que de chemin parcouru en 30 ans, souligne Michaël Quernez. Les agriculteurs se sont engagés dans le bien-être animal, dans l’environnement. Et les résultats sont là, avec une nette diminution de l’impact de leur activité sur le milieu. Certes, c’est encore perfectible. Mais notre situation est enviée par beaucoup de régions françaises".
Souhaitant accompagner ces transitions, le conseil départemental du Finistère "aide ceux qui innovent, ceux qui recherchent". En témoigne le dernier appel à projets, lancé en fin d’été à destination des exploitations agricoles souhaitant s’adapter au changement climatique, devenir plus autonomes, répondre aux demandes sociétales…

 

 

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