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Pour Even et Laïta, une priorité, nourrir humains et animaux

Ayant anticipé la crise, dès l’apparition des premiers cas de coronavirus, Even a pu se préparer. Et pour l’instant, collecte et transformation du lait continuent. Par contre, restaurants et cantines ayant fermé leurs portes, une bonne partie des salariés de la distribution alimentaire se retrouve sans travail.

    "En l’état actuel, nos usines tournent et disposent des stocks dont elles ont besoin", affirme Anne-Laure Visseiche. Ici à 'atelier crêperie  à Ploudaniel (29).

"Le service aux adhérents est assuré, tout comme la collecte laitière et la transformation", affirme Anne-Laure Visseiche. Alors que le beau temps est de retour, la responsable de la communication du groupe Even l’assure : les agriculteurs pourront disposer de leurs semences et de l’agro-fourniture dont ils ont besoin, les magasins restant ouverts et l’approvisionnement étant assuré. "La nutrition animale est également assurée", rajoute Anne-Laure Visseiche. Si, avec la mise à l’herbe, les besoins des vaches en aliments achetés seront moindres dans les jours à venir, il en va autrement pour les porcs et les volailles. "En l’état actuel, nos usines tournent et disposent des stocks dont elles ont besoin". Mais une éventuelle fermeture des ports viendrait compliquer la situation.

Des salariés inquiets
"De jour en jour, on sent poindre l’inquiétude dans les ateliers", note Anne-Laure Visseiche. Si la coopérative Even et sa filiale laitière Laïta ont réussi à déployer du télétravail pour la plupart de leurs fonctions support, "avec un travail énorme du service informatique", la fabrication, elle, nécessite la présence de toutes les équipes. "Et notre mission première est de protéger nos salariés et leurs proches". Les gestes barrières sont donc rappelés régulièrement.
"Mais nous devons aussi continuer à nourrir la population : c’est désormais une activité prioritaire". Dès l’apparition des premiers cas en France, Even a commencé à anticiper une éventuelle crise. Et la rédaction d’un plan de continuité de l’activité lui a permis de repérer les points stratégiques de chaque atelier. "Une organisation spécifique a donc été mise en place, avec des doublons et la mise en réserve chez eux d’un certain nombre de salariés, qui ne rejoindront l’usine que si leurs collègues sont malades". En alimentation humaine comme animale, le groupe a aussi décidé d’arrêter la fabrication de toutes les petites séries pour se concentrer sur les références principales.

Mettre de la distance
Plus d’un salarié sur deux du groupe travaillant désormais dans la distribution alimentaire, Even a dû, là aussi, agir vite. "La restauration hors domicile a été fortement ébranlée, suite à la décision de fermer écoles et restaurants. Du coup, une partie de nos équipes se retrouve sans travail. Et nous réfléchissons, en fonction des compétences de chacun, à les redéployer dans les secteurs en tension".
Ainsi, Argel, spécialisé dans la livraison de surgelés à domicile, connaît une forte progression de son activité. "Dans la mesure du possible, les télévendeuses travaillent désormais chez elles". Et un nouveau protocole a été mis en place, pour éviter tout contact entre livreurs et clients. Des mesures qui s’appliquent aussi à la collecte du lait. "Parmi les précautions à prendre pour limiter la propagation du virus, figure la distanciation sociale", rappelle Anne-Laure Visseiche. Un comportement qui va à l’encontre de la convivialité naturelle qui règne dans les campagnes, où on échange volontiers avec le ramasseur de lait, après lui avoir serré la main. "Nous avons adressé un SMS à nos adhérents pour leur rappeler les bons gestes".

Even en quelques chiffres

- 1 320 adhérents
- 6 140 salariés
- 4 pôles l’activité : Laïta (lait et nutrition santé), amont (appro, nutrition animale, génétique porcine...), distribution (vente à domicile et hors domicile) et développement (plats préparés, salaisons)
- 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires
- Des clients dans plus de 110 pays

 

Des tenues de protection pour les CHU

"Suite à l’appel des professions médicales, nous avons décidé de leur donner les tenues de protection dont nous disposons, masques et blouses, indique Anne-Laure Visseiche. Et plutôt que de nous disperser, nous avons fait le choix de doter les CHU à proximité de nos usines".

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