Aller au contenu principal

Promus, la promesse d’oublier les livraisons

La start-up Promus permet aux producteurs en circuits courts de déléguer la logistique de livraison avec une solution clef-en-main. Sur certains territoires, l’entreprise se charge également de mettre en relation producteurs et restaurateurs.

“Nous fonctionnons avec Promus depuis le début de Qualiviande 72, en novembre dernier”, exprime Nicolas Bouttier, éleveur de 100 mères Blonde d’Aquitaine à Aillières-Beauvoir et responsable de l’atelier de découpe Qualiviande 72 qui réunit 13 éleveurs. “Au démarrage de notre activité, nous avons écarté l’option d'investir dans un camion pour faire nos propres livraisons à cause du rapport investissement/volume à livrer. Nous avons consulté différentes entreprises de logistique et c’est Promus qui proposait l’offre la plus intéressante pour notre volume à traiter. On est facturé à la course”.
Charles Raymond, l’un des deux cofondateurs de Promus, a en effet voulu la solution facile et accessible en termes de prix : “En circuits courts, le coût de la livraison peut représenter 50 % du chiffre d’affaire vendu. Avec Promus, les producteurs ont l’assurance que ce coût reste inférieur à 10 % et il n’y a pas d’abonnement”, précise encore Charles Raymond.

Promus

Une logistique complète
Dans ce cas précis, c’est l’atelier de découpe lui même qui fait office de “PromusBox”, c’est-à-dire que Promus vient chercher la marchandise directement à l’atelier de découpe. “Ils viennent environ deux fois par semaine. Tout passe par leur plateforme internet où l’on saisit les expéditions et on a des étiquettes de traçabilité à coller sur les colis. Ils savent ainsi quand venir et qui livrer”, explique Nicolas Bouttier.
Mais Promus peut aussi centraliser les commandes de différents producteurs indépendants avec une PromusBox, sorte de conteneur réfrigéré et connecté en temps réel avec caméra et sonde de contrôle de température, qui peut être localisé sur une ferme ou dans une zone d’activité par exemple : “Dans ce cas, les producteurs déposent leur marchandise dans la PromusBox la plus proche de chez eux à l’aide d’un badge et d’un code d’accès et la fréquence d’enlèvement est adaptée. Nous avons notre propre service de livraison et outils digitaux donc nous pouvons nous adapter aux besoins des producteurs et utilisateurs”, souligne Charles Raymond.

Toutes productions, tous clients
A Qualiviande 72, on se dit satisfait : “Cela fait gagner du temps, et évite de gros investissement. Promus se charge d’environ 80 % de la marchandise : les 20 % restants sont pris par les éleveurs eux-même pour de la vente à la ferme. L’activité a baissé avec le confinement car nos clients étaient surtout de la RHD”.
Si le cœur de cible de Promus est représenté actuellement par la restauration, l’entreprise se veut ouverte : “Via le GAB, on a reçu des demandes sur toutes sortes de produits en agriculture biologique pour des clients de la grande distribution”, informe le chef d’entreprise. La solution Promus a en effet de quoi séduire tant les professionnels de la restauration que les distributeurs par le gain de temps que permettent des livraisons groupées.

Externaliser aussi la recherche de clientèle
“Dans les départements 44 et 49 où nous sommes plus installés, nous pouvons aussi nous charger de la recherche de débouchés. Les restaurateurs ne connaissent pas forcément les producteurs et n’ont pas forcément de temps à y consacrer. Nous avons un partenariat avec l’association française des maîtres restaurateurs et nous pouvons nous charger du démarchage et de la recherche de restaurants, à la demande d’un producteur”, expose Charles Raymond.
Ainsi, Promus livre une cinquantaine de restaurants de façon régulière, quasiment uniquement en Loire-Atlantique.

 

 

Quand l’écologie facilite la vie

Promus

Pour une fois, écologie ne rime pas avec complications : “Avec Promus, les producteurs peuvent se concentrer sur la production plutôt que les livraisons, avec un seul déplacement pour toutes leurs commandes. Quand aux restaurateurs, ils n’ont à gérer qu’une seule livraison avec une fréquence déterminée. On fait gagner du temps et de l’efficacité à tout le monde” résume le cofondateur de la start-up. Celle-ci a été créée en 2017 et la 1ère PromusBox mise en service en septembre 2018 en Loire-Atlantique.
Depuis, les deux cofondateurs Antoine Pulcini et Charles Raymond ont enrichi leur équipe de sept personnes et ont calculé avoir réalisé 1 700 livraisons en 2019 quasiment exclusivement en Loire-Atlantique, les autres zones s’étant développées plus récemment. “Non seulement les circuits-courts sont positifs pour l’environnement et on participe à leur développement, mais en plus Promus est une solution écologique. En mutualisant les transports, on diminue l'empreinte carbone liée à la livraison. Pour 2019, on estime avoir économisé trois tonnes de CO2. Et ça ne fait que commencer !” s’enthousiasme Charles Raymond.

 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Jean-Elie Le Crom : "J’avais vraiment envie de m’installer"
Son truc ?  "Les vaches et le lait". Une passion ! Jean-Elie Le Crom l’a chevillée au corps. Alors, à 22 ans, il vient de…
Du maïs semé tous les 50 cm pour réduire l’usage des phytos
Si il est courant de semer son maïs avec un inter-rang de 75 cm, Alex Delamarre et Philippe Briand, entrepreneurs agricoles sur…
L’irrigation : "l’assurance récolte de toute la filière"
Fin des six syndicats locaux qui contribuaient depuis 40 ans au développement de l’irrigation en Bretagne. Place à Breizh…
Les éleveurs de volailles en colère contre certains distributeurs
La semaine passée la Confédération française de l’aviculture (CFA) dénonçait "l’indifférence des enseignes Carrefour, Casino et…
63% des abattages de porcs en Bretagne aux mains de trois groupes en 2020
En 2020, à partir des données Uniporc Ouest, le nombre de porcins abattus en Bretagne montre une diminution de l’activité. Dans…
PAC 2023 : les derniers arbitrages feront la différence dans les fermes
L'Europe a fixé de nouveaux objectifs à la PAC, et laissé plus de latitude aux États membres dans la déclinaison nationale des…
Publicité