Aller au contenu principal

Se lancer dans l’inconnu oui mais... avec des partenaires que l’on connaît bien !

Installés depuis quatre ans, Myriam et Vincent Labbé, ont repris deux élevages sur la commune de Plenée-Jugon (22). Leur objectif ? faire évoluer l’existant pour gagner en efficience technique, économique et environnementale. Dans cette aventure, les partenaires de l’exploitation jouent un rôle central. Parmi eux, le Crédit Agricole, qui propose aujourd’hui d’accompagner les acteurs des filières agricoles face aux transformations d’aujourd’hui et de demain.

Aujourd’hui, les éleveurs commencent à voir le bout d’une longue année de travaux : nettoyage, désinfection, réaménagement, modernisation…

En épousant Vincent, Myriam ne pensait pas un seul instant devenir agricultrice un jour. Bien que Vincent soit fils de porchers et fut responsable d’élevage pendant de nombreuses années,  "les cochons c’était vraiment le truc de Vincent, moi ça ne m’intéressait pas", se souvient Myriam. Pourtant aujourd’hui, elle aussi est piquée par le virus. "J’aime plus que tout mon métier, mes cochons", sourit la maman de trois enfants ! C’est une opportunité d’achat et des choix professionnels qui pousseront le couple à se lancer dans l’aventure d’une vie, reprendre une exploitation, puis deux, seule, puis à deux, mais toujours bien entouré.

Les premiers pas
En 2017, dans ses recherches d’une exploitation pour s’installer, Vincent trouve un élevage de 125 truies. "L’exploitation était trop petite pour deux et l’un de nous devait continuer de travailler à l’extérieur pour assurer un revenu. Moi, j’étais alors en pleine réflexion sur ma carrière professionnelle. Nous avons donc décidé que ce serait moi qui m’installerais en première", se remémore Myriam. "Il fallait alors convaincre les banques". Pour cela, Myriam, monte elle même son dossier. "Je suis très rigoureuse, mon dossier était bien ficelé, et l’investissement pas trop lourd, ils m’ont donné ma chance", explique-t-elle. Mais poser sur papier est une chose, la réalité est parfois autre. A l’époque, Myriam n’y connaît rien. Elle se forme donc en réalisant un BPREA en neuf mois. Puis, c’est le grand saut. "Vincent avait pris 15 jours de vacances pour pouvoir m’aider au début, puis j’étais toute seule (…), c’était très effrayant au début, parfois je m’arrêtais aux pieds des truies je pleurais puis, je me ressaisissais, c’était très intense", explique l’éleveuse. Curieuse, travailleuse et méticuleuse, Myriam met les bouchées doubles pour redresser l’élevage "en bout de course". "Je savais que si je voulais que Vincent puisse me rejoindre et agrandir l’élevage je devais améliorer les résultats". Et à la surprise générale, un an après le début de son installation, Myriam est classée dans les dans les quatre pourcents des meilleurs élevages de leur groupement Cooperl. "J’ai réussi à obtenir une moyenne de 13/14 porcelets sevrés, en partant de 11/12". Une relation de confiance se crée avec les partenaires, "ils ont confiance en moi et j’ai confiance en eux", souligne l’éleveuse.

L’arrivée de Vincent
Une nouvelle opportunité de reprise s’offre au couple, un ensemble de bâtiments, une maternité de 250 truies, un engraissement et une maison. "Pour ce projet nous nous sommes immédiatement tournés vers Yann, notre conseiller au Crédit Agricole, qui nous suit depuis le début, c’était une évidence", explique Vincent. "Ce nouveau projet était plus conséquent et plus onéreux, il a fallu les convaincre à nouveau !", ajoute-t-il, avec l’aide du cabinet comptable, de la chambre d’agriculture et des partenaires. "A l’époque, une autre banque m’avait contactée, mais pour moi, il était hors de question de changer. La confiance s’est bâtie au fur et à mesure des années, et ça, ça ne s’achète pas à coup de promotion", affirme l’éleveuse. Après acceptation de leur dossier, l’aventure commence, à deux cette fois !

Un site productif tourné vers l’avenir
Aujourd’hui, les éleveurs commencent à voir le bout d’une longue année de travaux : nettoyage, désinfection, réaménagement, modernisation… Le couple en profite pour mettre aux normes l’élevage en terme de biosécurité. Le site est entièrement clôturé, un bloc sanitaire, bureau et une salle de repos sont construits et aménagés… avec beaucoup de soin. "Je suis maniaque, j’ai souhaité mettre du carrelage partout pour faciliter le nettoyage et apporter un peu de déco, c’est quand même plus agréable ! ", sourit la jeune agricultrice, pleine d’ambitions.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Fébrilité de la filière à l’approche de la fin de la castration à vif
À l’occasion de son assemblée générale, la Fédération nationale porcine (FNP) a demandé un changement de la grille de paiement de…
Une démarche RSE comme moteur du changement ?
Une démarche RSE peut elle être un moteur du changement ? C’est le pari que veut faire le Crédit Agricole des Côtes d’Armor qui a…
La filière porcine en plein doute
Dans une lettre ouverte à Julien Denormandie, la première coopérative porcine de France explique son projet de quitter ATM (le…
L'agriculture se glisse entre les deux tours
Les FDSEA et JA de Bretagne avaient, dès la publication des listes de candidature pour les élections régionales, invité les…
Les agriculteurs mettent ‡ l'honneur le Tour de France et leur territoire
C'est un événement majeur pour tous les territoires qu'il traverse. Et cette année la Bretagne a été gâtée en accueillant même le…
Locus Solus, la petite maison d’édition qui monte...
Créée il y a maintenant neuf ans, Locus Solus se fait peu à peu sa place dans le monde de l’édition, à raison de 40 à 45 ouvrages…
Publicité