Bientôt une agriculture sans femmes ?
A l'occasion de la journée de la femme, les agricultrices tirent la sonnette d'alarme : elles sont de moins en moins nombreuses sur les exploitations, ce qui n'est pas sans conséquences sur l'agriculture départementale.

De gauche à droite : Joëlle Péron, et Régine Pinvidic, respectivement animatrice et présidente de la commission féminine de la chambre d'agriculture, Mado Pensec, présidente du GVAF Aven-Laïta, et Sophie Enizan, agricultrice à Riec sur Bélon et nouvellement élue à la chambre d'agriculture.
© TERRA
Sophie Enizan, 32 ans, est agricultrice depuis 2003. Installée avec Bruno, son époux, suite au départ en retraite de sa belle-mère, c'est un métier qu'elle a choisi et qui lui permet de valoriser ses compétences, elle est titulaire d'un BTS assistante de gestion, tout en conciliant au mieux vie professionnelle et vie familiale, ses deux enfants étant âgés de 4 et 7 ans. En dehors de la traite et de l'alimentation des veaux, les travaux qu'elle effectue sur l'exploitation varient en fonction du temps et des saisons. "S'il fait mauvais, je m'attelle aux tâches administratives. S'il fait beau, je suis dehors, autour des clôtures ou du jardin".
Où sont les jeunes femmes ?
Mais la situation de Sophie se fait rare en Finistère. "Il y a un vrai problème de renouvellement des générations, reconnaît Régine Pinvidic, présidente de la commission féminine de la chambre d'agriculture. Les moins de 30 ans ne représentent que 2 % des femmes chefs d'exploitation, quand 47 % d'entre elles ont 50 ans et plus".
Parce qu'elles ne veulent surtout pas d'une agriculture sans femmes, une situation qui ne serait pas sans conséquences sur la politique professionnelle ou l'équilibre social de la ruralité, les adhérentes des GVAF, les groupes de valorisation des agricultrices du Finistère, vont maintenant s'atteler à rendre le métier plus attractif, tout en valorisant la place des femmes sur les exploitations. "Nous avons défini 4 chantiers, détaille Régine Pinvidic. Faire évoluer les statuts des femmes, favoriser leur prise de responsabilité au sein des instances agricoles, communiquer sur les métiers de l'agriculture au féminin et faire reconnaître la fonction administrative dans les exploitations".
"Si je me suis engagée à la chambre d'agriculture, c'est aussi pour mettre en avant le travail des femmes sur les exploitations, explique Sophie. Qui sait ? Peut-être donnerai-je envie à certaines jeunes filles de s'installer ?"
Où sont les jeunes femmes ?
Mais la situation de Sophie se fait rare en Finistère. "Il y a un vrai problème de renouvellement des générations, reconnaît Régine Pinvidic, présidente de la commission féminine de la chambre d'agriculture. Les moins de 30 ans ne représentent que 2 % des femmes chefs d'exploitation, quand 47 % d'entre elles ont 50 ans et plus".
Parce qu'elles ne veulent surtout pas d'une agriculture sans femmes, une situation qui ne serait pas sans conséquences sur la politique professionnelle ou l'équilibre social de la ruralité, les adhérentes des GVAF, les groupes de valorisation des agricultrices du Finistère, vont maintenant s'atteler à rendre le métier plus attractif, tout en valorisant la place des femmes sur les exploitations. "Nous avons défini 4 chantiers, détaille Régine Pinvidic. Faire évoluer les statuts des femmes, favoriser leur prise de responsabilité au sein des instances agricoles, communiquer sur les métiers de l'agriculture au féminin et faire reconnaître la fonction administrative dans les exploitations".
"Si je me suis engagée à la chambre d'agriculture, c'est aussi pour mettre en avant le travail des femmes sur les exploitations, explique Sophie. Qui sait ? Peut-être donnerai-je envie à certaines jeunes filles de s'installer ?"












