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Choucas : chiffrer des dégâts sans précédents

Nombreux sont les agriculteurs touchés cette année par une attaque de corvidés (choucas des tours, corneille...) sur les semis de maïs, nécessitant parfois de ressemer de grandes surfaces. Les pertes peuvent être importantes. En cas de ressemis, le potentiel sera réduit du simple fait d’une date de semis plus tardive. Les cultures légumières sont également fortement touchées avec des dégâts qui s’élèvent parfois à plusieurs milliers d’euros par hectare.

Dégâts par les choucas sur une parcelle de maïs.
Dégâts par les choucas sur une parcelle de maïs.
© Terra

Ces corvidés font également des ravages sur les bottes d’enrubannage ou les silos d’ensilage, et n’hésitent pas à rentrer dans les stabulations.

Dans tous les cas de figures, des dispositifs sonores et/ou optiques peuvent être mis en place pour effaroucher les oiseaux. Si cela n’est pas suffisant, il est possible de faire intervenir les lieutenants de louveterie ou les chasseurs agréés par la DDTM pour prélever des choucas dans la limite des quotas autorisés. Pour rappel, le préfet du Finistère a signé un arrêté dérogatoire autorisant la destruction de 7 000 choucas sur le département en 2019.

Déclarer et estimer les dégâts, une nécessité !

En 2018, les constatations liées aux choucas font état de près de 100 000 € de dégâts pour 130 hectares touchés. Cependant, le montant réel des dégâts occasionnés est largement sous-estimé. En effet, seule une déclaration sur deux précise ce montant. Même sans indemnisation à la clé, il est important de faire remonter les constatations de dégâts pour appuyer les demandes de dérogation et de classement.

 

Pratique

Le formulaire de déclaration est téléchargeable sur agri29-legumes.com, rubrique Légumes / Toutes cultures.

 

 

 

La FRSEA Bretagne appelle ‡ cesser la protection du choucas des tours

Dans un communiqué du 6 juin, la FRSEA Bretagne alerte sur la prolifération, dans la région, des choucas de tours, un oiseau qui bénéficie d'un statut de protection. Elle déplore les "dégâts provoqués par cette espèce" (notamment sur maïs) qui ne "cessent d'augmenter". Dans le Finistère, les pertes sont estimées à "plus d'un million d'euros" pour l'année 2017, précise l'organisation. La FRSEA demande une "révision" du statut du choucas, pour que cette espèce ne soit plus "protégée" et qu'une "régulation efficace de sa population" puisse être mise en place. En attendant, le syndicat appelle les agriculteurs à "déclarer les dégâts qu'ils subissent" auprès des FDSEA et des chambres d'agriculture. / Agra


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