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AG Prim’holstein à Locqueltas
La génétique pour passion

Elever la race Prim’holstein, c’est ce que vit l’américain Scott Ruby avec ses 1 000 vaches. C’est aussi le cas du Gaec du Bon Vent à Locqueltas avec ses 60 laitières et son automotrice en Cuma. Deux expériences mises en parallèle pour l’AG de la race vendredi dernier à Locqueltas.

Scott Ruby présentant son exploitation à l’ouest de l’Oregon avec ses 1 000 vaches laitières 
et ses 10 millions de litres produits. Autre échelle, autres réalités pour les participants de l’assemblée générale.
Scott Ruby présentant son exploitation à l’ouest de l’Oregon avec ses 1 000 vaches laitières
et ses 10 millions de litres produits. Autre échelle, autres réalités pour les participants de l’assemblée générale.
© TERRA
Que l’on élève mille laitières dans l’Oregon, au nord Ouest des Etats-Unis ou soixante dans l’Ouest de la France ne relève pas du même métier ni des mêmes défis. Les 120 participants à l’assemblée générale du Syndicat de race Prim’Holstein, vendredi dernier en Locqueltas, ne s’y sont pas trompés. Ni dans le gigantisme des chiffres affichés par l’américain Scott Ruby quand il s’est agit pour lui de décrire les 10 millions de litres de lait produits à l’année sur son exploitation avec un prix de rachat qui varie entre 19 cts de dollar par litre à 27,28 et un prix de revient de 22 cts. « Oui en ce moment pas un américain ne fait de l’argent avec son lait, moi j’en perds depuis 6 mois, c’est très cyclique ». Ni dans les conditions pour produire ce litrage. Dans un marché totalement libéré de quotas depuis 1972, l’exploitation de cette famille est passée de 30 VL en 1967 à 1 000 en 2007 et 12 fermes rachetées et 18 employés à plein temps. Le dada de cet agro-businessman ? La génétique évidemment avec emploi de semence sexée. Une technique qui, en France, balbutie à peine.

Nouvelle table
Et s’il fallait trouver des passerelles entre Scott Ruby et l’expérience que Bruno Le Blévec et Michel Le Roch ont sur leur Gaec du Bon vent à Locqueltas, âmes d’éleveurs et passion pour la génétique seraient du lot. Réalisant leurs 470 000 litres de référence avec un atelier avicole en complément, les deux associés du Gaec ont présenté l’après midi leur troupeau permettant par la même occasion aux pointeurs de l’UPRA de présenter les postes qui sont intégrés depuis le 1er janvier à la nouvelle table. Force laitière et état d’engraissement font leur apparition. Ces nouveaux éléments de pointage seront à intégrer pour tous les passionnés y compris les élèves des lycées agricoles morbihannais qui s’initient avec leurs aînés au pointage, y compris dans les concours qui tiennent une place importante dans l’activité du syndicat de race. Cinq éleveurs Morbihannais ont fait le déplacement vers Paris rapportant deux 4e place, une sixième et deux huitième.


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