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Un essai pois-orge de printemps pour l'alimentation des porcs

Éleveur porcin installé à La Chapelle-des-Fougeretz, Vincent Grégoire intègre depuis une dizaine d'années du pois dans sa ration. Cette année, il a réalisé un essai de mélange pois-orge de printemps avec le Ceta 35. Le 9 octobre, avait lieu la présentation des résultats ainsi qu'une démonstration de triage.  

Naisseur-engraisseur, avec 140 truies, Vincent Grégoire dirige une exploitation de trois UTH en élevage porcin. Il  cultive blé, triticale, orge d'hiver, maïs grain et pois protéagineux pour fabriquer l'aliment à la ferme pour les porcs 2e âge, reproducteurs et charcutiers. "En intégrant du pois, l'objectif était de diversifier les apports de céréales, mais avec aussi un intérêt économique, avec un gain de 5 euros à la tonne d'aliments finis aux charcutiers", explique Vincent Grégoire. Côté surfaces fourragères, il a arrêté le colza en culture de vente pour des questions de travail et de suivi de culture et l'a remplacé par de la luzerne. "Le choix de la luzerne, c'est aussi par souci de désherbage car c'était une parcelle où j'avais beaucoup de chardons et ça permet aussi de ramener de l'azote dans le sol".  Avec le Ceta 35, il a donc aussi mis en place un essai de mélange pois-orge de printemps, pour avoir une 2e culture de printemps. L'objectif ? Baisser la pression phytosanitaire car le pois seul est plus dur à gérer au niveau maladie, insecte et désherbage. "Avec le mélange, il y a moins de maladies et l'orge peut servir de tuteur au pois, ce qui facilite la moisson", ajoute l'éleveur. Ce mélange étant revalorisé dans la fabrication d'aliments à la ferme.
 

Essais pois - orge de printemps

Quatre modalités de mélanges testés
Pour cet essai, quatre modalités de mélanges ont été testés, avec des proportions différentes. "Au départ, on s'est dit que c'était très mal parti", avoue Vincent, avec un taux de levée décevant autour de 60 % à cause d'attaques de pigeons et d'un mauvais lit de semences dans les zones de pré-fouilles archéologiques. Quelques attaques de sitones ont été constatées mais pas préjudiciables. Niveau désherbage, un seul passage a été réalisé pour le mélange, contre deux en pois pur. Pas d'insecticide, ni fongicide, mais "cette année, il y a eu peu de maladies, donc ce n'est pas évident de voir l'intérêt du mélange", confie encore Vincent.
Pour ce qui est des résultats, "le mélange composé de 79 grains/m² de pois (100 % de la dose de pois de printemps pur) et 89 g/m² d’orge (30 % de la dose d’orge de printemps pur) nous a permis de produire près de 15 q/ha supplémentaires par rapport au pois pur", commente Quentin Levieux, animateur cultures au Ceta 35. Et d'ajouter : "Ce gain de rendement s’explique par la production de 17 q/ha d’orge supplémentaires alors que nous n’avons perdu que 2 q/ha de pois". Le bilan en termes de production de protéines est donc positif : + 136 kg/ha de matière azotée totale (valeurs de références 211 g/kg de MAT pour le pois et 105 g/kg pour l’orge). L’an prochain, Vincent remplacera donc l’ensemble de sa sole de pois de printemps par un mélange de 80 grains/m² de pois et 90 grains/m² d’orge.
Pour terminer cette journée, l'entreprise Blandin Service Distribution est venue faire une démonstration de triage. "À l'avenir, je ne ferais pas de triage, mais pour l'essai,  comme nous avions quatre modalités de mélanges, on voulait avoir le rendement par espèce", conclut Vincent.

 

Essais pois - orge de printemps
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